Bilan : Mes Disques de l’année 2017

20171220_134627Je débute cette note avec une photo de mes deux minuscules sapins avec ma toute nouvelle crèche ! Clin d’œil pour Carole 😉

Et voici venu l’heureux temps des bilans de cette année 2017 ! J’ai toujours un plaisir fou à préparer ces notes. De vraies découvertes, des coups de cœur et bien sûr quelques déceptions, bref une année riche en musique ! alors quels sont les cinq disques qui ont retenus le plus mon attention cette année ? La réponse c’est ici et maintenant avec ce classement très subjectif !

ALBUM DE L’ANNEE 2017 !

DC7yZb3XkAEgGoD1- « As You Were », Liam Gallagher

 

Août 2009, Rock En Seine, Paris. Noel Gallagher quitte le groupe Oasis après une énième dispute homérique avec son frère Liam.. A cette heure, peu aurait misé une pièce sur le frère cadet des Gallagher. La suite leur donne raison. Deux albums médiocres ont eu la peau de Beady Eye, le groupe des membres restant d’Oasis. Alors que Noel, lui dans le même temps entame un cycle de deux albums couronnés de succès avec Noel Gallagher’s High Flying Birds (2011) et Chasing Yesterday (2015). Après quatre années d’absence ponctué par des coups de gueule répétés contre son frère et un divorce retentissant, voici ce que l’on attendait plus vraiment : la résurrection d’une des dernières rock star encore en activité. Liam Gallagher. Un passé sulfureux Le lads préféré des Anglais c’est assagi. Il a 45 ans et sa » grande gueule est de retour ! » disait-il dans les Inrockuptibles récemment. Un humour, une attitude, une assurance déconcertante et surtout un charisme, une voix reconnaissable entre toute. Liam Gallagher c’est un condensé de tout cela. Pour ce premier album solo intitulé « As You Were« , Liam est parti à Los Angeles enregistrer avec le compositeur Greg Kurstin (qui a notamment collaboré avec Adèle) et le producteur Dan Grech-Marguerat. Le résultat est à la hauteur de l’impatience des amateurs de rock so british. Premier élément, nous retrouvons, sur ce disque, sa voix, celle qui a enchanté dans les années 90 avant de s’étioler dans les affres de l’alcool et de la drogue. « Wall Of Glass » et « For What It’s Worth » sonnent très Oasis. « Bold« , second titre du LP, est très Lennon, sa source d’inspiration ultime (n’a t’il pas prénommé un de ses fils Lennon) et c’est un moment fort, tout comme « When I’m Need« , encore une fois très Beatles. Certains morceaux sont moins enthousiasmant, mais l’essentiel est là car le bougre est en forme sur « Greedy Soul. » Le moment fort du disque intervient à la toute fin de « As You Were » avec la sublime « I’ve All I Need« , sans doute la plus belle chanson post Oasis de l’artiste. Un titre que n’aurait pas renié son frère Noel. Les pendules remisent à l’heure de la résurrection, ne reste plus qu’à attendre les dates de la tournée européenne. Son retour en grâce est une bénédiction pour tous les passionés de rock anglais. Avec ce LP, Liam Gallagher redistribue les cartes dans la fratrie Gallagher, prouvant à ses détracteurs, qu’il faut compter avec lui et sa nonchalance, son franc parler habituel pour les années à venir. En attendant, une hypothétique reformation d’Oasis, Liam Gallagher signe un très bel album. A découvrir. C’est mon gros coup de cœur de l’année 2017 !
Ma note:♥♥♥♥♥/5.

4a33fe07867287d27f88e51e91d795a4.1000x1000x12- « Who Built The Moon ?», Noel Gallagher

Et si Noel Gallagher avait sorti l’album que l’on attendait plus vraiment de lui ? Je m’explique. Remontons le temps jusqu’à l’année 1997.. Il y a vingt ans sortait « Be Here Now » un disque boursouflé, aux chansons noyées sous un mur de sons aux guitares vrombissantes. C’était le troisième album d’Oasis qui succédait aux deux premiers LP encensés par la critique et achetés par des millions de fans à travers le monde. Le réveil fût brutal et la descente non moins spectaculaire. La suite on la connaît tous, un soir d’août 2009 alors que le groupe s’apprêtait à monter sur scène, une énième dispute homérique brisa le jouet des Caïn et Abel du rock, les frères Liam et Noel Gallagher. Depuis, Noel a sorti deux albums solo. Ce troisième album solo intitulé « Who Built The Moon ?« , le voit enfin achever ce qu’il avait timidement entamé avec le quatrième album d’Oasis « Standing On The Shoulders Of Giants« . Ainsi l’intro du LP « Fort Knox » fait furieusement penser, dans son esprit, à « Fuckin In The Bushes« . Malheureusement sur « SOTSOG », la production masquait le manque d’inspiration flagrant. Dix sept ans plus tard, nous retrouvons un Noel Gallagher qui a remis les gants et se montre prêt à remonter sur le ring pour décocher quelques titres dont il a le secret. Produit par David Holmes, un DJ connu pour ses bandes originales des films de Steven Soderbergh, on peut dès la première écoute de « Who Built The Moon ?« , mesurer tout le chemin parcouru avec un artiste épanoui et qui se lâche enfin. David Holmes a demandé à Noel de composer en studio pour s’inspirer notamment de nouvelles sonorités. Ainsi, le premier extrait du LP, « Holy Mountain » surprend, décontenance l’auditeur qui se demande si Noel et Holmes n’ont pas trop abusés de substances illicites.. La faute de goût pardonné, on découvre par la suite un disque excellemment produit qui sonne, non pas comme un best of de Noel Gallagher (pour le premier lp solo) ou bien encore comme un ensemble disparate sans âme véritable (ce qui était le cas pour « Chasing Yesterday » le second lp de Noel G.) mais bien comme un disque pensé, créé tel une bande originale d’un film quelque peu perché. L’écriture est ici très cinématographique notamment la sublime « The man who built the Moon« , titre emblématique, assurément le sommet du Lp. Les intermèdes sont au nombre de deux et sonnent très Gainsbourg. « If Love is the Law« , « Black and White Sunshine« , autant de morceaux qui nous démontrent que le frère ainé des Gallagher n’a rien perdu de ses talents de mélodistes hors pair. Conjurant la malédiction du troisième album, Noel livre ici son meilleur disque solo qui est aussi le plus personnel et le mieux produit. Impossible de terminer un article sur l’un des frères Gallagher sans parler de l’autre. Liam a signé début octobre un retour tonitruant en tête des charts en Angleterre. Son « As You Were » est un excellent disque. Il n’y aura pas de jaloux puisqu’à l’écoute de « Who Built The Moon ? » tout aussi réussi, on ne peut s’empêcher de se dire que ces deux là ensemble, ils reformeraient un des meilleurs groupes de rock. Néanmoins, on sèche bien vite nos larmes en se disant que 2017 est décidément une très belle année pour Noel et Liam Gallagher. Psychédélique, euphorisant, « Who Built The Moon ? » est une vrai réussite !
Ma note:♥♥♥♥♥/5.

pomme-a-peu-prc3a8s-chronique-c3a7a-cest-culte-artiste-polydor-universal-music-france-13- « A peu près« ,  Pomme

Pomme, un drôle de nom pour une artiste qui du haut de ses 22 ans, impressionne par la maturité de ses compositions. « A peu près » est son tout premier album qui fait suite à un EP sorti il y a quelques mois de cela. Riche en mélodies folk mais pas seulement, on est subjugué par la grâce qui émane de l’ensemble. Les textes parlent d’amour bien sûr mais avec un regard empli déjà d’un vécu qui m’a impressionné. La « Même robe qu’hier » est une chanson parfaite, pleine de gaieté, d’un souffle qui traverse chaque titres de cet album addictif à souhait. « La lavande » est une chanson très belle et profondément mélancolique. Un sentiment qui traverse l’album de part en part mais sans jamais sombrer dans l’anecdotique. Difficile de mettre Pomme dans les « cases préfabriquées » de la chanson contemporaine. La seule chose que je puis dire, c’est que ce disque est un coup de coeur absolu pour l’univers d’une artiste, d’une jeune femme qui n’a pas fini de nous impressionner. Une belle trajectoire puisqu’elle s’est fait connaître par le biais de nombreuses premières parties pour des artistes aussi accompli(e)s que Benjamin Biolay, Vianney, Louane, Olivia Ruiz, Yael Naim.. La sensibilité qui émane de ces cartes postales décrivant l’intimité de nos coeurs, les émotions qui nous traversent, est impressionnante de justesse. Un grand disque qui agit comme un baume sur nos âmes endolories.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

2eb37208b8e9dc72d4d96179608920484- « American Dream« , LCD Soundsystem

James Murphy et son LCD Soundsystem sont de retour avec « American Dream« . Le titre éponyme est sans doute son plus beau sur ce disque. Après dissous LCD Soundsystem en 2012, ce retour est un bonheur pour les mélomanes. On y retrouve de nombreuses influences de David Bowie, son idole de toujours (Bowie qui était fan de LCD) jusqu’à U2. « How Do you Sleep » est un véritable morceau de bravoure aux sonorités hypnotiques et envoûtantes. «Tonite» est jouissive à souhait tandis que «Black Screen» achève magnifiquement un LP qui emporte tout sur son passage. C’est beau, varié, inventif.

Ma note:♥♥♥♥♥/5

Polaar-25- « Polaar« , Maud Geffray

Maud Geffray livre « Polaar« , un Lp pleins de talent et de maîtrise. Une odyssée électro aux confins d’influences multiples et savamment distillées au gré des titres qui défilent. C’est beau, mystérieux, entêtant à souhait. On voyage, on rêve, on lâche prise avec la réalité et on s’embarque avec Maud pour une étoile polaire de notre choix. « Ice Teens » est un titre marquant. Un travail d’orfèvre.
Ma note:♥♥♥♥♥/5

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