Ma chronique :

Lorsque j’ai vu cette très belle couverture représentant « Mélodie », du nom de la chienne d’Akira Mizubayashi, j’ai tout de suite pensé à ma chienne Malzenn. Toutes les deux étaient des Golden retrievers. Des chiens adorables, joueurs, très doux, tendres et affectueux. Mélodie est morte en décembre 2009, à quelques jours de la naissance de ma chienne Malzenn. J’ai trouvé ce récit sur le lien d’affection entre l’auteur et sa chienne Mélodie absolument magnifique et surtout réaliste, car j’y ai reconnu maintes situations où je me suis retrouvé avec Malzenn. Il faut savoir que ce sont des chiens très intelligents, pas agressifs du tout. Un chien idéal pour les familles. Akira Mizubayashi nous dépeint sa « chronique d’une passion », dans une langue, une écriture tendre mais aussi mélancolique, avec des remords, lorsqu’il nous raconte les deux traumatismes qui lui font regretter les deux fois où il a usé de la force pour se faire obéir. On ressent de la détresse lors du décès de Mélodie. Akira n’a pas assisté à la mort de sa chienne, ce qui l’a profondément marqué. Les chapitres alternent entre la vie de Mélodie et celle d’Akira, sa femme et sa fille. Il nous emporte aussi lorsqu’il parle de philosophie, lui qui possède une culture impressionnante. Il y a les facéties du chiot qui fait les quatre cents coups, même si Mélodie semble plutôt calme, les balades rituelles qu’ils chérissent tant et ce, peu importe le temps. Et puis, nous sommes bien des années plus tard, ici Mélodie a douze ans, confrontés à la douleur, à la détresse d’un chien qui souffre parce qu’il est condamné par un cancer. J’avoue ne pas avoir compris pourquoi l’auteur n’avait pas fait le choix, même si c’est une décision très difficile à prendre, d’euthanasier cette pauvre Mélodie qui était condamnée. Malzenn nous a quitté à quatorze ans et huit mois, et là encore je me suis retrouvé dans le récit fait par Akira sur l’après, comment faire le deuil d’un être cher ? Il n’y a pas une réponse à cela, tout dépend de chacun et personnellement l’expression « faire son deuil » me heurte. D’ailleurs, l’auteur n’utilise pas ces termes. J’étais très ému en terminant ce texte magnifique. J’ai très envie de lire d’autres livres d’Akira Mizubayashi tant sa plume m’a touché au cœur. Dans la lignée de Cédric Sapin Defour « Son odeur après la pluie », qui a été écrit bien après « Mélodie », mais qui partage une même approche du lien, une même sensibilité. Si vous aimez les animaux alors ce livre vous plaira à coup sûr.

Date de publication : 4 septembre 2014 ; Éditeur : Folio ; Nombre de pages : 288 p.

Mon avis :

Note : 4 sur 5.