
Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour cette lecture enrichissante !
Ma chronique :
D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai rarement lu un roman aussi abouti, pour une jeune autrice, avec une écriture d’une telle maturité. « Nos derniers jours sauvages » est un roman noir absolument magnifique qui figure d’ores et déjà dans mon top cinq des meilleurs livres de l’année. Une histoire envoûtante, sombre absolument impossible à lâcher avant d’en découvrir le dénouement. Anna Bailey nous plonge dans le bayou poisseux peuplé d’alligators, en plein cœur de la Louisiane. La pauvreté y règne en maître. Les désillusions, la dépendance à la meth et aux autres drogues pour tenir le coup. Nous sommes à Jacknife, une petite ville perdue au cœur du bayou. Au milieu de cet environnement sauvage et dangereux peuplé d’Alligators et de serpents venimeux, vivent deux frères et une sœur. Les Labasque. Ils ont très mauvaise réputation. L’aîné est un dur à cuire, le second est un junkie fragilisé par sa dépendance à la meth. Enfin, nous avons Cutter, une jeune fille avec un foutu caractère qui cache bien des failles. Sa meilleure amie, qu’elle a perdue de vue, s’appelle Loyal. Cette dernière a souffert enfant et adolescente des moqueries de ses camarades. La seule qui s’élevait pour la protéger était Cutter. Cette dernière a toujours eu un caractère bien affirmé. Loyal remet les pieds à Jacknife. Sa mère est atteinte d’Alzheimer et Loyal doit s’en occuper. Mais bientôt, on retrouve le corps immergé de Cutter. Est-ce un suicide ? Un accident ? Un meurtre ? Loyal va devoir prendre des risques. Elle travaille pour le journal local et décide de mener l’enquête. Entre suprémacistes blancs néo-nazis, flic vereux et souvenirs d’un passé qui la hante, Loyal va affronter les fantômes de son adolescence, ses traumatismes. On alterne les points de vue de chapitre en chapitre. Cela donne du rythme et un peu comme dans les poupées russes, il y a une histoire dans l’histoire. Bientôt, les rumeurs courent sur les Labasque. Et si c’était le tempétueux et violent Dewall qui était derrière tout ça ? Était ce lié au trafic de le meth dont Beau le frère cadet est accro ? Stigmatisés par la communauté, ils en ont l’habitude, mais cette fois-ci quelque chose à changer. Dewall se bat contre les démons intérieurs qui le hantent, les cauchemars d’un père tortionnaire et ultra violent qui l’a frappé avec un tisonnier sur son visage alors qu’il n’était qu’un tout petit-enfant. Il en gardera en séquelle la quasi-perte d’un œil. Lorsque leurs parents meurent brûlés dans leur pick-up, personne ne les regrette, et surtout pas leurs enfants. Malgré tous leurs déboires, on s’attache quelque part aux Labasque, jeunes paumés, junkies qui vivent dans une grande précarité. Que s’est-il passé avec Cutter ? La romancière Anna Bailey tisse une toile venimeuse à la fois âpre et tendre par moment. J’ai songé à Delia Owens et R.J. Ellory dans le soin apporté aux portraits psychologiques complexe de chaque personnage. La question du harcèlement dont Loyal fût la proie, jusqu’au jour où Cutter l’a protégé. Une écriture d’une rare sensibilité, une histoire de rédemption. Même là où nous pensions le mal indestructible, peut surgir de la lumière. Porté par des critiques dithyrambiques notamment d’auteur reconnu(e)s comme Chris Whitaker ou bien encore Paula Hawkins, je vous recommande ce formidable roman noir, publié aux éditions Sonatine, qui laissera pendant longtemps une trace dans votre esprit.
Date de publication : 26 mars 2026 ; Éditeur : Sonatine ; Nombre de pages : 352 p.
Mon avis :


Merci Frédéric…
🌞🌞🌞🌞🌞
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Magnifique retour merci Frédéric. Je me le note. Ce qui n’arrange pas mes affaires auprès de mon banquier 😅
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C’est un roman noir qui m’a beaucoup plu. Elle écrit vraiment très bien. Merci Barbara, passe un très bon week-end ☀️😊
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