Cinéma : « Le Crocodile du Botswanga »

 

le-crocodile-du-botswanga-affiche-527b672a9a4ed L’Histoire : Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par Didier, un agent de faible envergure qui a su le prendre sous sa coupe, vient de signer son premier contrat d’attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps, sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit état pauvre d’Afrique centrale, lui valent une invitation par le Président de la République en personne : Bobo Babimbi, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d’état militaire. Leslie se rend donc pour la première fois dans le pays de ses ancêtres accompagné par Didier pour être décoré par le Président Bobo qui s’avère rapidement, malgré ses grands discours humanistes, être un dictateur mégalomane et paranoïaque sous l’influence néfaste de son épouse. À peine ont-ils débarqué que Bobo conclut un deal crapuleux avec Didier : faire pression sur son joueur afin que celui-ci joue pour l’équipe nationale : les Crocodiles du Botswanga…

Pourquoi changer une formule qui marche, quand en plus on y met toute sa sincérité. Une nouvelle fois, l’écriture fait mouche et permet au « Le Crocodile du Botswanga » d’être un petit bijou délirant à souhait. Le duo Thomas Ngijol alias le dictateur Bobo et Fabrice Eboué alias Didier pour les intimes, agent véreux de footballeur (un pléonasme me direz vous..) forment une équipe qui gagne. Le rythme des gags est suffisamment malin pour ne pas créer d’appel d’air, c’est très drôle, irrévérencieux (chose assez rare dans les comédies actuelles françaises). La colonisation, les génocides, la corruption, les atteintes aux libertés premières.. tout y passe et nous prouve que l’on peut rire de tout à condition de le faire avec talent. Le personnage de ce dictateur africain paranoïaque et cruel à souhait est irrésistible et il tire à lui seul l’essentiel des rires qui ne manquent pas de fuser. Bobo alias Thomas Ngijol m’a fait penser à la formidable prestation de Jacques Villeret en Adolf Hitler dans « Papi fait de la résistance ». Si vous voulez passer un très bon moment de détente au cinéma, je ne peux que vous recommander d’embarquer avec nos deux acolytes pour le Botswanga ! Ma note :5/5.   

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