Cinéma : « Jack et la mécanique du cœur »


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L’Histoire :
Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.

« Jack et la mécanique du cœur » est injustement passé inaperçu ou presque lors de sa sortie il y a quelques jours de cela. Les critiques étaient pourtant bonnes mais face au rouleau compresseur de certaines productions difficile de rivaliser. Et pourtant ne nous y trompons pas, ce conte est empli d’une poésie qui en fait un véritable hymne à la vie et à l’amour. Jamais mièvre, doté d’une bande son superbe (Ah Bashung ! on retrouve également Olivia Ruiz, grand corps malade et j’en passe) signé du leader de Dionysos Mathias Malzieu, qui est aussi l’auteur du livre « Jack et la mécanique du cœur » et le véritable homme orchestre de cette adaptation au cinéma. La graphiste choisie pour ce film n’est autre que Nicoletta Ceccoli qui était aussi l’illustratrice du roman. Et que dire de plus sinon que son travail est fantastique et que je suis resté pantois devant ce choix des couleurs, des décors qui nous font voyager dans un univers qui fait écho à tout un pan de l’imaginaire connu par ailleurs, mais avec néanmoins ce petit plus qui en fait toute la grâce. J’ai eu le sentiment d’être face à un immense conte musical, extrêmement soigné, maîtrisé, comprenant ce supplément d’âme qui manque parfois aux films d’animations d’aujourd’hui (mis à part Wall E bien sûr..). La preuve s’il en est que le cinéma d’animation français peut tutoyer les sommets. Je vous le recommande. Ma note :5/5.

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