Musique : Muse – L. Voulzy – E. Daho – J. Bugg

muse-concert-au-cinema-live-at-rome-olympic-stadium-7-novembreNoël oblige, les sorties musicales s’amoncellent et l’ont y retrouvent pêle-mêle du bon, du très bon mais aussi le pire du pire.. Ce n’est plus un secret, Muse est un groupe taillé pour les stades. Autrefois indé, ils ont rejoins depuis le gratin du rock’n roll « circus » à coup de prestations énormes et de guitares saturées fendant la foule. Muse agace autant qu’il suscite l’admiration. L’occasion nous est donnée de les retrouver pour un live à Rome en 2013 , le tout sur Blu Ray, DVD et CD. Muse sonne fort et dégaine à une vitesse vertigineuse les singles de ces différents albums. La grandiloquence qu’ont leurs reprochent est ici martelée avec insistance. Tant pis pour nos oreilles qui seront soumises à rude épreuve, tandis que de ci de là pointent les éclairs de riffs de guitares de nos trois héros.. Il est toujours très difficile de retranscrire l’atmosphère d’un concert, qui plus est dans des stades.A défaut de les avoir vu en « vrai », certains acheteurs pourront pallier un peu ici leur déception. Ma note :4/5.

Muse_-_Supremacy_-_Roma0886444231183_600Laurent Voulzy sort un live pour noël, que du bonheur me direz vous ? l’ensemble est parfaitement soigné confirmant un peu plus, s’il en était besoin, la méticulosité de cet artiste qui décidément ne change pas. C’est sa force mais aussi aux yeux de certains son talon d’Achille tant ces versions live du « Lys and Love tour » sonnent exactement comme sur le disque. On a souvent l’impression d’écouter le LP, à la note près. C’est ce manque de fantaisie qui peut désarçonner comme séduire selon les goûts. Les classiques de son répertoire sont presque toutes là et c’est toujours un bonheur de les réécouter. Ma note :4/5.

Cover.1Enfin ! après six ans d’attente les amateurs d’Etienne Daho peuvent souffler, il est là ce nouveau Lp « Les chansons de l’innocence retrouvée ». L’unanimité de la presse, des Inrocks à Télérama m’avait rendu quelque peu méfiant mais force est de le constater, Daho après avoir frôlé la mort cet été, est en grande  forme. Toujours aussi moderne et inspiré, l’artiste signe ici 11 titres classieux à souhait. Une pop qui sonne comme un pont entre deux rives, la chanson française et la culture anglo-saxonne dont il est on le sait un grand amateur. Ce mélange donne de forts beaux moments de musique (les cordes sont particulièrement présentes), accompagné de textes toujours aussi littéraires et forts. Perfectionniste Daho l’est certainement, mais alors le tout n’est-il pas trop millimétré au risque de nous laisser sur le bord de la route ? c’est sans compter sur la qualité intrinsèque des morceaux qui de « La peau dure » à « En surface » et surtout au très disco « Les chansons de l’innocence ». Ma note :4/5.

Art19 ans seulement et le revoilà déjà avec son second album, excusé du peu. Jake Bugg et son « Shangri La » qui commence par trois morceaux particulièrement rythmés qui nous rappellent s’il en était besoin, l’héritage musical du Lads. On songe à Noel Gallagher, incontestablement. Mais c’est quand le débit de mitraillette du chanteur se ralentit, qu’il laisse tomber guitare électrique et armure que Jake Bugg se montre le plus convaincant, notamment sur « Me and You » ou encore « Pine Trees » qui sonne très Dylan ou Neil Young. Après le succès du premier LP, il se savait attendu au tournant. Il est resté tel qu’en lui-même, sûr de ces mots et de ces choix. Si son nouveau LP paraît un poil en dessous du premier, il reste néanmoins suffisamment loin au dessus de la mêlée pour nous confirmer qu’il faudra bien compter avec lui. A ce titre, « Simple Pleasures »  et « Storm passes Away » clôturent l’album de la plus belle des façons. Ma note :4/5.

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