Cinéma : « Lone Ranger » de Gore Verbinski


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L’Histoire :
Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.

Comment ne pas établir un parallèle entre « John Carter » et « Lone Ranger », deux films aux budgets énormes battant pavillon Disney (plus de 200 millions de dollars hors promotion..) et deux échecs cuisants aux box offices US et français à un an d’intervalle pour la firme aux grandes oreilles. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’est foncièrement mauvais. Ceux ne sont pas à proprement parler des « nanars », loin s’en faut même si leurs scénarios est truffés d’invraisemblances toutes plus énormes les unes que les autres, même si cette fois-ci Disney avait choisi de confier le projet « Lone Ranger » au duo qui a rapporté des tonnes de billets verts à Mickey et ses ami(e)s avec leurs « Pirates des Caraïbes », à savoir Gore Verbinski et Johnny Depp, histoire de ne pas répéter l’échec cuisant de « John Carter ». Malheureusement, l’entreprise ne fonctionne pas exactement comme ce qui est prévu. Si Johnny Depp cabotine comme un beau diable, reproduisant à n’en plus finir les mimiques éculées de son personnage de pirate frapadingue (Tonto l’indien n’est-il pas son frère jumeau ?), si Gore Verbinski assure de son côté quelques séquences dopées aux cascades et effets spéciaux qui donnent le tournis (cf. la dernière demi heure), l’on se retrouve néanmoins face au même plat indigeste et épuisant pour les quelques neurones qu’ils nous restent à la sortie de la projection de ce film. La faute au scénario, à un acteur jouant Lone Ranger aussi charismatique que celui interprétant John Carter.. c’est dire ; la faute également à un Johnny Depp qui décidément ne redescend plus de son cocotier des Caraïbes, la faute à un trop plein de ces blockbusters sans âme qui inondent le marché chaque été, la faute enfin à un manque flagrant d’imagination tant l’on reste en territoire connu, battu et archi rebattu. Alors certes, le fait de prendre le parti des Indiens est plutôt bien vu, puisque l’on a voulu démontrer avec un certain manichéisme (ce n’est pas non plus « Danse avec les loups »..) que la ruée vers l’Ouest c’est faite par le biais de l’avancée du chemin de fer qui visait avant tout à s’accaparer les ressources minières de terres autrefois indiennes, mais cela ne suffit pas. Malgré quelques morceaux de bravoure, l’ensemble peine à intéresser et c’est tout juste si l’on esquisse un sourire devant les pitreries de notre Tonto. L’ensemble est beaucoup trop long, 2h30mn tout de même.. Au final, l’on ressort de « Lone Ranger » comme l’on ressort d’une attraction géante ou d’un fast-food, avec la curieuse impression de s’être fait piégé et que oui promis l’on ne nous y reprendra plus.  Ma note :3,5 /5.

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