Cinéma : Le monde fantastique d’Oz – Cloud Atlas ; Musique


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L’Histoire :
Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences… Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

Sam Raimi aux manettes c’est tout d’abord l’assurance d’avoir un spectacle de qualité. Sur ce point, « Le monde fantastique d’Oz » ne nous déçoit pas loin de là. Les effets spéciaux, le jeux des couleurs (et quelles palettes de couleurs !), les acteurs (même si ces derniers cabotinent gentiment, mais n’est ce pas un peu toujours le cas dans ce type de production) forment les trois éléments clés de ce long métrage qui se regarde comme un grand livre d’images. Les enfants vont adorer, les grands enfants que nous sommes encore aussi. Les 2h de ce spectacle de haute volée passent extrêmement vite à tel point qu’on en redemanderait presque. Si je devais émettre une critique ce serait sur le plan scénaristique avec une linéarité un peu trop prononcée, j’aurais souhaité un peu plus de fantaisies et de surprises tant l’on s’attend aux quelques péripéties qui parsèment Oz. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce dernier détend admirablement et nous en met pleins les yeux. N’est ce pas là l’essentiel pour ce qui m’apparait d’ors et déjà comme un classique.

Ma note :4/5.

20341035.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxaffiche-Cloud-Atlas-2012-3L’Histoire : À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.

Alors là, pour le coup, on est dans un projet cinématographique en dehors de toutes normes précédemment établies. Les frères Wachowski adaptent ici un ouvrage du nom de « Cloud Atlas » et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont mis des moyens conséquents (on parle de 100 millions de dollars) au service d’une histoire qui pour le coup ne tient pas sur un timbre poste mais bien plutôt dans une encyclopédie. Si vous aimez les films cérébraux celui-ci est pour vous. A toi l’amateur de « Die Hard » et autres « Expendables » je te conseille vivement de résumer ton expérience de « Cloud Atlas » à la lecture de ces quelques lignes tant cette œuvre de science fiction philosophico-mystique est ardue, dense, riche de tant de détails qu’on croit bien s’y perdre littéralement et sombrer en rendant les armes à de multiples reprises. Emmené par Halle Berry et Tom Hanks en tête, les Wachowski ont pour eux le mérite de forger un film audacieux. Très bien accueilli par la critique mais ayant néanmoins fait un bide complet aux Etats-Unis, c’est avec curiosité que je me suis laissé happer par cette folle histoire. Mais las, on déchante très vite devant ce pensum aux costumes et dialogues abracadabrantesques qui dure tout de même 2h45mn ! C’est bien simple je lance un véritable SOS à ceux qui ont, très sincèrement, compris et aimé ce film qui sans la qualité de ses acteurs et de ses effets spéciaux auraient toutes les chances d’être considérées comme un affreux nanar. J’aime le cinéma qui fait réfléchir, qui nous étreint pour ne plus nous lâcher mais là depuis le début de l’année, trop c’est trop, après un Paul Thomas Anderson soporifique, un Malick caricatural, voici les frangins Wachowski en plein délire existentiel. C’est à vous coller la migraine. Ma note :1/5.

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music-david-bowie-the-next-day-album-coverCe mois-ci, l’événement musical était le retour d’un David Bowie absent depuis un paquet d’années déjà. Que peut-il encore avoir à dire ? le meilleur est-il derrière lui ? autant de questions qui nous taraudent à l’heure d’écouter le mythe Bowie. Première évidence mais elle est d’importance, la voix est là, toujours sublime, unique, sa présence hors norme se sent même derrière les titres les plus médiocres de ce « Next Day ». Ces derniers ne nous le cachont pas, ne sont pas légions sur ce LP de fort belle facture. « Love is Lost » ou encore « Boss of Me » et la sublime « Heat » clôturant l’album sont autant de moments forts qui placent toujours Bowie bien au dessus de la mêlée. Prenez le temps de l’écouter plusieurs fois car c’est un disque qui se bonifie avec le temps, peut-être pas son plus accessible de prime abord mais comment peut-on résister à cette voix juste incroyable. David Bowie nous prouve s’il en était besoin qu’il a encore de beaux jours devant lui. Avec lui c’est un peu « Valentine’s Day » tous les jours. A écouter sans modération ! Ma note :5/5.

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