Musique – Cinéma – Littérature

Beau projet que celui du duo Versaillais que l’on ne présente plus, Air de Jean Benoît et Nicolas. Ils ont été chargé de composer la BO du film de Georges Meliès « Le voyage dans la lune » qui fête ses 110 ans cette année. Air ressort de ce projet ragaillardis et à nouveau en pleine possession de leurs moyens. Après la déception « Love 2 », le retour au source opéré ici est du meilleur effet, on voyage véritablement au pays des Sélénites avec cet ensemble volontiers psychédélique par moments. Une musique toujours aussi éthérée et évanescente. 14 ans après « Moon Safari » Air prend une petite cure de jouvence grâce à ce disque qui s’apprivoise pour ne plus vous lâcher. C’est mon coup de cœur du mois de Février. A écouter pour vous faire votre propre opinion ici :  http://en.aircheology.com/

 Ma note :♥♥♥♥♥/5.

Commençons, une fois n’est pas coutume, par quelques informations musicales sur les sorties à surveiller prochainement. C’est désormais officiel, Norah Jones sortira bien son nouvel album solo au Printemps prochain. Il s’intitulera « Little Broken Hearts » et sera le fruit d’une nouvelle collaboration entre Norah et Danger Mouse l’excellent Co-compositeur et coproducteur du très beau projet Rome paru en 2011. L’un et l’autre ont apparemment joué de beaucoup d’instruments durant les sessions qui ont dû être à n’en pas douter riches de nombreux petits bijoux dont nos deux acolytes ont le secret. Je suis impatient de découvrir le résultat. La chanson « Black » sur le LP « Rome » était vraiment chouette et laisse augurer du meilleur. Pas de tracklisting pour le moment, ni moins encore de dates de tournée annoncées en France mais qu’on se le dise bien Norah Jones Is back et cela me fais toujours autant plaisir après dix années d’une déjà très riche carrière.

http://www.norahjones.com/

Norah Jones s’accorde de temps à autre une pause dans sa carrière solo, en rejoignant par exemple le temps d’un disque The Little Willies. Le groupe avait déjà sorti un premier effort en 2006, il récidive cette année pour notre plus grand plaisir. 12 titres reprenant les standards de la musique country américaine, merveilleusement arrangés et chantés par la voix suave de la sublime Norah Jones. La reprise de « Jolene » constitue à n’en pas douter le moment fort de ce LP qui s’écoute avec un réel plaisir. Certes, tous les titres ne sont pas transcendants loin s’en faut, mais l’on se surprend à siffloter ces classiques après seulement une ou deux écoutes.

Ma note :♥♥♥1/2   /5.

Aaron, le duo français pop formé par Simon et Olivier nous sort un premier album live « Waves from the Road » tout en retenue, beau et délicieusement poétique. J’ai vu Aaron pour leur tournée « Birds in the Storm » en Novembre 2010 à la Carène de Brest, un concert puissant et maîtrisé de bout en bout avec cette voix, belle entre toute, de Simon s’élevant dans les airs. La salle pleine à craquer était ressortie conquise. Début 2012, Aaron a choisit de ne pas faire dans la simplicité en nous sortant sur LP les versions live déjà entendues, mais bien au contraire ils ont retravaillé la totalité des mélodies pour un rendu très acoustique du plus bel effet, l’ensemble devenant un parfait petit écrin pour chansons pop mélancoliques à souhait. Qu’on se le dise, ces deux là ont du talent et ils nous le prouvent une nouvelle fois. Il ressort de ce disque, une réserve et une humilité qui ne sied qu’aux meilleurs.

Ma note :♥♥♥♥  /5.

Sébastien Tellier, notre gourou électro préféré nous revient lui le 23 Avril 2012 avec la parution du très attendu « My God Is Blue » sur le label Record Makers. Une nouvelle fois, l’homme ne fait pas dans la demi-mesure en apparaissant tel un guide new age dans le clip de son premier single extrait du LP, un titre au nom prometteur « Pepito bleu », si si il a osé .. Le communiqué de presse accompagnant ce premier message bleu est lui aussi des plus édifiants, cultivant un second degré des plus tordants, lisez ceci : « N’écoutez pas mon disque, écoutez mon message, entrez en vibration avec ma musique, fusionnons nos rêves, propageons ensemble cette énergie communautaire en une immense vague bleue qui irradiera le monde, et les vérités apparaîtront » Rien que cela.

http://recordmakers.com/

Tomas Alfredson, réalisateur de l’énorme « Morse » ou « Let the right one in », un petit chef d’œuvre de fantastique comme il n’en sort que trop rarement, nous revient avec cette fois-ci un film d’espionnage ou l’intriguant « La taupe » inspiré d’un roman de John Le Carré. Si je ne devais aller voir qu’un film en Février se serait à n’en pas douter celui-ci. Sortie prévue le 8 Février dans toutes les vraies bonnes salles de cinéma, espérons à ce titre que mon cinéma préféré aura la délicate attention de le diffuser..

La Bande annonce à découvrir ici :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19299162&cfilm=169913.html

L’Histoire : Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau, alors que nos héros pensent que les jeunes font partie d’une secte et qu’ils sont là pour un suicide collectif ! C’est le début d’un gigantesque malentendu dans lequel horreur et hilarité vont se mélanger.

Humour régressif garanti dans cette série B ne manquant pas de saveur. Si vous souhaiter laisser votre esprit au repos le temps d’une petite heure et quart ce film est pour vous. Se moquant allègrement des teens movies et autres sous genres en mode horreur ce projet mineur qui ne se prend jamais au sérieux ne manquera pas de vous divertir. Certes, nulle originalité dans cette série de cartes postales horrifique tout droit sorti d’un film de la hammers mais juste une succession de séquences hilarantes sur le mode du quiproquo, les ficelles sont grosses mais l’ensemble est suffisamment divertissant pour passer un agréable moment. N’attendez rien de ce film, c’est peut-être là que vous aurez la meilleure chance de l’apprécier à sa juste valeur. Ma note :♥♥♥   /5.

L’histoire : Au nord du monde, la terre s’étend à perte de vue, anéantie par un cataclysme. Parmi les décombres, le shérif Makepeace erre. La route porte ses pas, à la recherche d’un temps qui n’existe plus et d’une humanité à reconstruire. Ravivant à l’horizon la lueur d’une rédemption

Curieux roman que celui de Marcel Theroux, aux frontières de la SF et du fantastique, un livre ambitieux qui même s’il ne réussit pas pleinement à nous envoûter, nous transporte néanmoins suffisamment loin pour que le voyage ne manque pas d’être agréable. Original de par son sujet et sa construction, il n’omet pas d’attiser en nous la fièvre de celui qui veut à tout prix savoir. Inégal et parfois maladroit, est-ce le fait de la traduction ou du texte d’origine ? « Au Nord du Monde » ne manque malgré tout pas d’atouts pour séduire à commencer par son héroïne, personnage fort et fantasmagorique. Proche de l’univers d’un Mad Max post apocalyptique, ce livre ravira les amateurs d’étrangetés et de SF de qualité. Détenteur du prix du roman inaperçu, (oui cela existe..) laissez vous lentement happer par cette atmosphère ô combien singulière.

Ma note :♥♥♥1/2  /5.

Les éditions Sonatines nous annoncent la sortie pour le 15 Mars prochain du quatrième romans du très grand R.J Ellory qui s’appellera « Les anges de New York ». Après « Seul le silence », inoubliable premier roman d’une noirceur intégrale et « Vendetta », autre livre de lui que j’avais adoré et en attendant de découvrir les « Anonymes », je ne peux qu’être impatient à l’idée de retrouver quelques unes des plus belles émotions lues en littérature thriller ces dernières années. L’histoire est à découvrir ici : Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C’est un homme perdu, qui n’a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges de New York, ces flics d’élite qui, dans les années quatre-vingt, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Alors qu’il vient de perdre son partenaire et qu’il est l’objet d’une enquête des affaires internes, Frank s’obstine, au prix de sa carrière et de son équilibre mental, à creuser une affaire apparemment banale, la mort d’une adolescente. Persuadé que celle-ci a été la victime d’un tueur en série qui sévit dans l’ombre depuis longtemps, il essaie obstinément de trouver un lien entre plusieurs meurtres irrésolus. Mais, ayant perdu la confiance de tous, son entêtement ne fait qu’ajouter à un passif déjà lourd. Contraint de consulter une psychothérapeute, Frank va lui livrer l’histoire de son père et des Anges de New York, une histoire bien différente de la légende communément admise. Mais il y a des secrets qui, pour le bien de tous, gagneraient à rester enterrés.

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