Cinéma – Philosophie – Musique

La tempête a fait rage dans la nuit de Jeudi à Vendredi, ce dernier jour une pluie fine et glaçante était de la partie alors quoi de mieux que d’aller au cinéma pour passer toute une après-midi bien au chaud en dégustant deux des plus grosses sorties de cette fin d’année, à savoir  « Hugo Cabret » de Martin Scorcese et « Mission impossible 4 » de Brad Bird. Le Verdict pour ces deux films c’est ici :

L’Histoire : Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Scorcese s’essaie à un genre assez inhabituel pour lui avec ce film s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes les accompagnant. C’est certainement là la plus grande réussite de ce « Hugo Cabret », émerveiller petits et grands par la seule magie du cinéma. Film de noël par excellence « Hugo Cabret » captera l’attention des enfants par sa première intrigue, trouver la clé qui permettra de faire fonctionner un mystérieux automate. La seconde intrigue comblera elle les plus grands car elle consistera à dévoiler le passé d’un vieil homme tenant un magasin de jouet. Qui est-il ? Que cache t’il ? C’est très certainement dans la seconde partie du film que l’on retrouve les moments les plus forts, les plus émouvants. Scorcese signe ici une fable en forme d’hommage aux pionniers du septième art, ces créateurs de rêves, ces magiciens des temps modernes. C’est ici tout particulièrement à Georges Méliès et à son « Voyage dans la lune » qu’il est question nous donnant là à voir une merveilleuse illustration de ce qu’on pu être les tout débuts du cinéma et des effets spéciaux. « Hugo Cabret » est touchant, ambitieux et délicieusement cinématographique. Loin d’être un produit calibré, il nous enchante en nous prouvant une fois de plus l’étonnante fraîcheur d’un cinéaste qui n’a pas fini de nous faire rêver.

Ma note :♥♥♥♥♥/5.

L’Histoire : Impliquée dans l’attentat terroriste du Kremlin, l’agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l’opération « Protocole Fantôme », Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l’agence et de déjouer toute nouvelle tentative d’attentat. Mais pour compliquer encore la situation, l’agent doit s’engager dans cette mission avec une équipe de fugitifs d’IMF dont il n’a pas bien cerné les motivations…

Ce quatrième épisode de la franchise baptisé « Mission Impossible Protocole fantôme » est signé Brad Bird et il marque le retour de Tom Cruise dans un projet made in Paramount. Truffé d’actions, de moments dantesques (ah ! cette ascension de la plus haute tour du monde à Dubaï), non exempt d’humour, on peut dire que ce quatrième opus est de loin le plus réussit. La séquence du début avec l’évasion d’une prison russe par Tom Cruise est un modèle du genre. N’étant pas féru de films d’action je dois bien le reconnaître, j’ai été bluffé par la réalisation et ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Les seconds rôles sont tous excellent, l’intrigue est comme à chaque fois, cousu de fils blanc, mais bon c’est un mission impossible.. Gadgets technologiques et véhicules tous plus dingues les uns que les autres, sans temps mort, avec un Tom Cruise au top de sa forme, je ne peux que vous recommander ce « Mission Impossible Protocole Fantôme ». Un pur moment régressif. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

Quel plus beau moment que celui de Noël pour réfléchir sur « L’invention du plaisir », un ouvrage du philosophe Michel Onfray qui nous présente le courant de pensée des cyrénaïques, nom donné par Aristippe de Cyrène leur fondateur originaire de Cyrène (Lybie actuelle). Il ne subsiste que quelques fragments de textes traduits pour l’occasion dans ce livre. Après une courte description des cyrénaïques et de leur mentor, nous avons le droit à ces fragments de leur pensée dans le détail et même ce qui est particulièrement jouissif, aux extraits de textes des contempteurs de cet hédonisme qui n’était pas sans moral, loin s’en faut.

Au mois de Juillet dernier disparaissait Amy Winehouse. On a tout dit ou à peu près sur elle, sa lente descente aux enfers suite à des problèmes d’addiction multiples, son côté trash de diva soul couverte de tatouages, mais Amy Winehouse c’était surtout une voix et un charisme unique en son genre. Ce disque en est la preuve la plus éclatante et l’on ne peut que crier au désespoir en se disant que cette dernière à bien trop tôt rejoint le fameux club des 27 des Cobain et autres Buckley. Le disque a une véritable cohérence et les douze titres qui le compose sont vraiment chouettes, tout juste puis-je noter une faiblesse quand au morceau avec le rappeur Nas, mais bon c’est tellement bon de l’entendre chanter « Will You still love Me tomorrow », une reprise qui est juste énorme sur le LP. Loin d’être une simple histoire d’argent, ce « Lioness Hidden Treasures » est à ne pas manquer à l’heure des fêtes de noël !

Ma note :♥♥♥♥1/2  /5.

Publicités