Littérature, cinéma, musique… l’univers Dudesque !

Norah Jones sort un nouveau LP de featuring le 2 Novembre prochain. Voici la set list du disque :

1. Love Me – The Little Willies
2. Virginia Moon – The Foo Fighters featuring Norah Jones
3. Turn Them – Sean Bones featuring Norah Jones
4. Baby It’s Cold Outside – Willie Nelson featuring Norah Jones
5. Bull Rider – Norah Jones and Sasha Dobson
6. Ruler Of My Heart – Dirty Dozen Brass Band featuring Norah Jones
7. The Best Part – El Madmo
8. Take Off Your Cool – OutKast featuring Norah Jones
9. Life Is Better – Q-Tip featuring Norah Jones
10. Soon The New Day – Talib Kweli featuring Norah Jones
11. Little Lou, Prophet Jack, Ugly John – Belle & Sebastian featuring Norah Jones
12. Here We Go Again – Ray Charles featuring Norah Jones
13. Loretta – Norah Jones featuring Gillian Welch and David Rawlings
14. Dear John – Ryan Adams featuring Norah Jones
15. Creepin’ In – Norah Jones featuring Dolly Parton
16. Court & Spark – Herbie Hancock featuring Norah Jones
17. More Than This – Charlie Hunter featuring Norah Jones
18. Blue Bayou – Norah Jones featuring M. Ward


Nicolas Godin & Jean-Benoit Dunckel passeront par Brest et la salle de la Carène le 3 Novembre prochain. Une occasion unique pour moi de voir le célèbre duo électro AIR.

J’ai dévoré ce livre en trois heures à peine. Anna Gavalda nous conte ici, avec son style simple et limpide, les confidences d’un homme à sa belle fille qui vient d’être quittée. Adapté au cinéma, j’ai été profondément touché par ce court récit sous forme de dialogues. Les mots d’Anna Gavalda sonnent toujours justes à tel point, que nous nous reconnaissons dans ces personnages. Elle soulève derrière l’apparente simplicité du récit, des questionnements essentiels. Doit-on tout risquer par amour ? partir, rester, parler ou se taire, être rejeté et aimé malgré tout ou bien être aimé et rejeter… Vivre malgré tout, au delà de nos souffrances, de nos regrets, de nos lâchetés… Rarement un roman n’aura approché d’aussi près ces petits « rien » qui font et défont nos existences. Le titre en lui-même de cet ouvrage, résonne de façon toute particulière à mes oreilles. Je n’ai plus qu’une hâte, voir enfin ce film dont m’a tant parlé mon cher ami de vox Wil !

Ma note:♥♥♥♥ /5.

Après un accident de vélo, Paul Rayment, soixante ans, se réveille à l’hôpital avec une jambe en moins. Refusant la prothèse qu’on veut lui greffer, il affronte la solitude et les affres du vieillissement, jusqu’à ce que Marijana, son auxiliaire de vie, réveille son cœur. Elizabeth Costello, double bavard et plume acharnée, frappe alors à sa porte et transcende son monde rétréci…

Une profonde humanité se dégage des personnages de Coetzee. Subtil, sincère et touchant, cet ouvrage m’a fait penser au cinéma de chez Pixar, notamment « Là haut ». La puissance d’évocation des mots de Coetzee est toujours aussi belle. Une histoire simple transcendée par un style sublime. Je ne peux que vous inviter à le lire. Ma note:♥♥♥♥ /5.

Quelques extraits ici :

(p.19) « Les infirmières sont bien, gentilles et gaies, mais derrière leurs gestes vifs, efficaces, il sent bien (…) une indifférence fondamentale à leur sort (…)« 

(p.36) « Il ne veut pas la mort parce qu’il ne veut rien du tout.« 

(p.74) « -Ne fais pas de mélodrame Paul. On ne meurt pas d’une amputation de la jambe.

– Non, mais on meurt d’indifférence pour l’avenir.« 

Cinéma :

Un Xavier Beauvois touché par la grâce dans son dernier film « Des hommes et des dieux », nous contant la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996. Les interprètes sont tous au diapason de ce dernier, Lambert Wilson en tête (à tel point que l’on se demande encore comment la palme du meilleur acteur a pu lui échapper), dans ce film qui a obtenu le grand prix du jury à Cannes en 2010.  La BOF est sublime, magnifiant par la même des scènes d’une rare intensité. Sobre et profondément émouvant, on ne peut rester insensible à ce qui est à mon sens le meilleur film vu au cinéma en cette année 2010. La séquence du dernier repas pris au monastère accompagnée de la musique du lac des cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski est en ce sens, l’incarnation d’un cinéma exigeant certes mais ici ô combien émouvant. Les chants des moines se marient parfaitement à la beauté formelle de ces paysages. Beauvois nous donnent à voir l’histoire de ces hommes qui n’ont pu échapper à leur destin. Si le rythme est volontiers lent, voir contemplatif, pas une seule seconde l’on ne sent poindre l’ennui. Une œuvre entière, une magistrale leçon de cinéma qui aurait sans nulle doute mérité  la palme d’or à Cannes. Les critiques sont dithyrambiques et ce n’est que justice pour l’équipe du film. Je ne peux que vous inciter à aller voir nombreux  ce très grand film de cinéma.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

La Bande Originale est à écouter en intégralité ici :http://www.playlists.over-blog.com/article-bo-des-hommes-et-des-dieux-musique-soundtrack-56961121.html

Sylvester Stallone a réunis pour son film « The expendables » la fine fleur du cinéma d’action : Statham, Jet Li, Rourke and co. L’histoire tient sur un timbre poste et pourtant ça marche, parce que Stallone a mis suffisamment de second degré dans « The expendables » pour nous faire prendre un pied fou. Une sorte de petit plaisir coupable, un hommage au film d’action des années 80-90 où l’on faisait tout exploser, décors, figurants etc. Ici ça défouraille de partout, nulle besoin de comprendre ce qui se déroule à l’écran, il faut juste reposer son cerveau et suivre nos brutes préférées dans des scènes d’action dantesques. Les munitions, le nombre de morts à l’écran, Stallone explose tous les compteurs. Et que dire de la séquence ultime où l’on voit Bruce Willis, Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger ensemble dans un moment proprement délirant. Il serait dommage de bouder son plaisir devant « The expendables » qui rempli parfaitement son contrat. Cela nous détends et ça fait un bien fou.

Ma note:♥♥♥♥ /5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19123540&cfilm=140458.html

DVD :

L’histoire : Jeune idéaliste, Amaro se sent une vocation d’homme d’église et, poussé par son amitié avec l’évêque, entre au séminaire à Los Reyes, où il étudie sous la direction du père Benito. Il fait bientôt la connaissance d’Amélia, une jeune fille pure et très croyante. Unis par la même foi, les deux jeunes gens se rapprochent peu à peu.
« Le crime du père Amaro » est un drame mexicain réalisé en 2002. Je viens de le découvrir en DVD pour un euro seulement et je tenais à signaler ce coup de cœur pour un film original de par l’histoire qu’il nous conte. Emmené par un duo d’acteurs sublimes, Gael García Bernal mais aussi et surtout la lumineuse Ana Claudia Talancon, cette œuvre nous conte l’histoire d’un amour proscris par la morale de l’Église sur fond de narco-trafic, de corruption des cœurs et des âmes dans ce Mexique des années 2000. Cette plongée en eau trouble dans les affaires dites de mœurs secouant l’Église, ne manque pas de nous troubler. Croyant ou pas, l’on ressort sonné de ce vibrant manifeste pour la vie et l’amour éloigné de toute contingence doctrinale. On met ici en lumière l’absurdité de cette dernière lorsqu’elle n’est pas librement consentie par l’homme. On nous parle aussi de thématiques sociales essentielles (je pense à l’avortement) notamment autour du rôle dévolu à la femme dans cette institution patriarcale par excellence. J’avoue qu’en tant que catholique, ce film a soulevé en moi de nombreuses interrogations sur cet attachement forcené de certain(e)s à des principes qui m’apparaissent aujourd’hui, et notamment à la lumière de ce film, dépassés. Les questions du célibat des prêtres, du rôle confié à la femme dans notre Église, de l’avortement… autant de sujets abordés de front dans ce film mexicain courageux. Un très beau moment de cinéma.

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