Littérature et Art : Les Grands Mythes de l’Imaginaire et de la fantaisie du Dude

J’ai dû faire malheureusement des choix en fonction de mes goûts. Je m’en excuse d’avance auprès de tous ceux qui

me diront « mais tu as oublié de parler de… » Il manquera beaucoup de grands mythes de l’imaginaire dont je parlerai avec plaisir dans de prochaines notes. Ce qui a compté ici c’est l’association de la littérature, du mythe et de sa représentation dans l’art, que se soit sous forme de gravures ou de peintures. Je me suis tout particulièrement intéressé à quatre grands mythes de l’imaginaire et de la fantaisie et à leur représentation dans l’art :

-Le « Don Quichotte » de Cervantès (premier volume publié en 1605 et le second en 1615). Il est inutile de revenir sur l’histoire tant le mythe est connu, j’ai choisi simplement de rappeler les tous premiers mots du premier livre :« Dans une bourgade de la Mancha, dont j’ai oublié le nom ,vivait, il n’y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier, rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse »…Le graveur Gustave Doré s’est inspiré du premier chapitre du Don Quichotte, plus particulièrement celui évoquant le pouvoir des lectures sur l’imagination, pour présenter un Don Quichotte dévorant des livres sur la chevalerie..



Le mythe de Don Quichotte vu par Notre Très Saint-Père Benoît XVI, un point de vue qui est, à mon sens, très enrichissant sur le plan intellectuel :
« Don Quichotte commence comme une bouffonade, une sorte de plaisanterie amère qui n’est pas du simple ressort de la fantaisie ou de la littérature. L’auto-da-fé que commettent le curé et le barbier, au chapitre VI, avec les livres du pauvre hidalgo ont un air de réalisme absolu : ainsi est liquidé le monde médiéval et la porte se referme irrémédiablement sur le passé. Par la figure de Don Quichotte, une ère nouvelle émerge… Le chevalier est devenu fou. Se réveillant des rêves d’antan, une nouvelle génération rencontre la vérité, nue, sans affectation. L’allègre espièglerie des premiers chapitres aboutit à une éclosion… Quelle noble folie dans celle de Don Quichotte qui élit une profession où la noblesse de la pensée, l’honnêteté de la parole, la libéralité des actes, la vaillance dans les réalisations, la patience dans le travail, la générosité avec les opprimés, et finalement le maintien de la vérité, bien qu’il lui en coûte la vie de la défendre ! La folie insensée se convertit en l’expression d’un cœur pur…
Brûler le passé, voici l’heure de la synthèse. Aujourd’hui, le noyau de la folie touche le niveau de la conscience, cela coïncide avec l’extraction de la bonté d’un monde dont le réalisme se trompe…
Il ne s’agit pas d’un retour au monde du temps de la chevalerie, mais de rester éveillés afin de ne jamais perdre de vue les dangers qui menacent les hommes quand, brûlant leur passé, ils perdent une part d’eux-mêmes …
 »

Karl Friedrich Hieronymus, Baron de Münchhausen (1720-1797)  est à la fois un personnage historique et un héros populaire de la littérature allemande. Il fût un officier allemand à la solde des Russes qui se battît contre les Turcs en 1740. Lors de son retour en Allemagne, il se fixe à Hanovre où il était surnommé le baron de Crac (baron du mensonge). Il s’amuse à conter ses exploits les plus fous à ses ami(e)s : il aurait voyagé sur la lune, mais aussi sur un boulet de canon, il aurait également dansé avec Vénus et rencontré Vulcain. Il jouit d’une réputation de fou due à son récit. Cette verve du Baron fût recueillie et ordonnée pour être publiée par un auteur en anglais en 1785 nommé Rudolph Erich Raspe. Mais c’est à l’écrivain allemand Gottfried Bürger que l’on doit le remaniement de ses histoires sous la forme où nous les connaissont aujourd’hui. Elles paraissen

t en 1786. Le « Baron de Münchausen » devient ainsi un héros, un véritable mythe pittoresque : un héros se sauvant d’un marécage en se tirant les cheveux, attachant son cheval à ce qu’il croit être un tronc d’arbre mais qui se révèle un clocher, risquant sa vie pour une bouteille de vin… On se souvient tous et toutes de l’adaptation au cinéma d’un autre « fou » Terry Gilliam des Monty Python, dans un formidable film d’aventure, malheureusement aussi un énorme bide au box office, un de plus pour Terry Gilliam, l’un des cinéastes les plus maudits du septième art.

Pinocchio, mythe s’il en est créé par Carlo Collodi (1826-1890) un écrivain italien :« Il y a avait une fois… Un roi !… » vont s’écrier tout de suite mes petits lecteurs. Non mes enfants vous vous trompez. Il y avait une fois un moceau de bois. »

.

« Les Aventures d’Alice aux pays des merveilles » de Lewis Carroll paraissent en 1865.

« Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. »


« Je lui en donne une : ils m’en donnèrent deux,
Vous, vous nous en donnâtes trois ou davantage ;
Mais toutes cependant leur revinrent, à eux,
Bien qu’on ne pût contester l’équité du partage.
 »

Déposition du lapin blanc au procès du valet de cœur.


« Peter Pan » de James Matthew Barrie, publié en roman en 1911. Trè s certainement l’un de mes contes préférés parce qu’il possède cette noirceur, ce double sens qui était l’apanage de tous les bons contes, bien loin de l’adaptation d’un Peter Pan version Walt Disney qui bien que réussit graphiquement n’en n’est pas moins très éloigné de l’oeuvre originelle.



s les enfants grandissent. Tous, sauf un »
. Peter Pan n’a pas de date de naissance, pas d’âge, il n’agit que par instinct. « Peter ayant recouvré son ombre confie à Wendy qu’il a peu connu ses parents et qu’il s’est enfui de chez lui très jeune : »C’est parce que j’ai entendu mon père et ma mère, expliqua-t-il à voix basse ,parler de ce que je ferais quand je serais devenu un homme ». Il était tout à coup en proie à une vive agitation. « Je ne veux pas devenir un homme … jamais, dit-il avec passion. Je veux rester pour toujours un petit garçon et m’amuser. Alors, je me suis sauvé à Kensington Gardens et j’ai a avécu longtemps avec les fées.« 

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