Littérature : « Les petites robes noires » de Madeleine St John

71HS5umYFaLL’Histoire : 1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode’s de Sidney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s’agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l’exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d’entrée à l’université… Dans le secret d’une cabine d’essayage ou le temps d’un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John.

 

Je remercie les éditions Albin Michel ainsi que Babelio pour leur confiance.

Il y a des livres qui sont comme des bonbons sucrés ou du chocolat qui réconforte les petits cœurs endoloris. Ils sont remplis d’amour, d’amitié et ils nous font du bien. Le premier roman de Madeleine St John (1941-2006), « Les petites robes noires« , est de cela. Publié en 1993, il deviendra très vite un best-seller australien adapté au cinéma par Bruce Beresford. Il n’avait jamais été traduit en Français jusqu’alors. Grâce aux éditions Albin Michel, ce tort est réparé. Il faut se laisser porter par ce roman feel-good à l’écriture élégante qui capte merveilleusement bien ce que fut l’atmosphère, pour ces femmes, durant les années 1950 en Australie. Nous sommes dans un grand magasin à Sydney, le F.G. Goode’s, juste avant les fêtes de noël. Les petites robes noires sont celles que portent les vendeuses en prêt à porter de ce magasin. Madeleine St John s’intéresse à quelques unes d’entre elles, notamment la toute jeune Lisa, affectée au rayons robes de cocktail, en attendant ses résultats d’entrée à l’université. Elle veut poursuivre ses études et elle va se lier d’amitié avec Magda et sa folie douce, une jeune femme qui règne sur les prestigieux modèles haute couture du magasin. Pendant ce temps, Fay cherche désespérément le grand amour tandis que Patty rêve d’un bébé.. Grâce à une écriture subtile, « so british » c’est toute une époque qui revit sous la plume de l’auteure. Une ode à la féminité, une célébration de l’émancipation de ces jeunes femmes qui ne souhaitent pas connaître la même vie que leurs mères. On sourit souvent car l’auteure ne manque pas d’humour. On mesure aussi le chemin parcouru pour la place de la femme dans la société depuis ces années 1950. Sous son apparente légèreté, on aborde en réalité des thématiques fort intéressantes. Le charme de ce livre réside aussi dans l’aspect quelque peu suranné de ce qui nous est décrit ici. Si vous souhaitez une lecture légère, pleine d’amour, très feel-good en somme, alors « Les petites robes noires » a tous les atouts pour vous plaire. Un véritable écrin de tendresse et un baume contre la morosité.

Ma note: 4/5.

Broché: 288 pages
Éditeur : Albin Michel (2 octobre 2019)