Netflix : « Sexe éducation » avec Asa Butterfield et Gillian Anderson


2296345.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire :
La rebelle Maeve entraîne Otis, un ado vierge mais doté d’une mère sexologue, dans la création d’une cellule de thérapie sexuelle clandestine au sein de leur lycée…

« Sexe éducation » est la nouvelle série phénomène de Netflix ! Le moins que l’on puisse dire après avoir vu cette excellente série anglaise, c’est qu’il nous reste du chemin, en France, avant de créer une série aussi drôle, émouvante, touchante, le tout en abordant autant de thèmes majeurs. Et oui, il y a « Plus belle la vie ».. et puis il y a « Sexe éducation » sur Netflix.. deux mondes aussi étranger l’un à l’autre que peuvent l’être Booba et Kaaris.. Je souris. La force de « Sexe éducation » c’est son casting constitué d’acteurs/actrices excellent(e)s, l’absence de tabou dans les sujets abordés : on traite ainsi de l’homosexualité féminine et masculine, de l’avortement, de la relation à l’autre durant l’adolescence, de l’influence de la pornographie sur les rapports sexuels tels qu’on peut les vivre lors de ses premières expériences.. La réussite de la série tient au fait de prôner des valeurs de tolérance, de respect de l’autre sans tomber dans un discours moralisateur. On s’attache drôlement aux personnages qui ont tous leurs forces et leurs fêlures. Otis interprété avec tant de justesse par Asa Butterfield (souvenez vous le petit garçon qui jouait dans Hugo Cabret de Scorcèse c’était lui) et sa mère sexologue, magistrale Gillian Anderson (de X Files, est-il besoin de la présenter pour les trentenaires et plus..) sont les atouts maîtres de « Sexe éducation ». Autre personnage important de la série, le très touchant Eric le trublion, l’empêcheur de tourner en rond vivant sa différence avec sa folie et ses questionnements. Pas d’angélisme, ici on parle de tout et Eric devra se battre pour assumer sa différence, affronter les regards, la violence d’une agression homophobe.. Il y a aussi Wiley et sa force de caractère qui lui permet d’embrasser la vie malgré l’absence de ses parents. Elle est insultée, sujet à moquerie parce que l’on dit d’elle qu’elle est une fille facile.. Là encore, la vérité est complexe et Wiley cache une vraie sensibilité et de réelles capacités intellectuelles. Adam, le fils du proviseur (le pauvre), Jackson le nageur au grand cœur et Aimée, son sourire ravageur avec ses deux petites dents de lapin et son rapport au sexe qui évolue au fil des épisodes. Les trois premiers épisodes sont hilarants et puis peu à peu, la série devient plus grave, plus adulte. « Sexe éducation » nous touche parce qu’elle parle en vérité, sans fausse pudeur et j’imagine que pour bon nombre d’adolescent(e)s, qui se jetteront sur cette série addictive, il y a là matière à répondre à bon nombre d’interrogations. On brise des tabous et on parle surtout de s’accepter tel que l’on est, avec ces désirs, ces pulsions, ces fantasmes, ces maladresses, ces tentations.. On parle aussi du fait de respecter l’autre dans son choix de nous aimer ou non, de la difficile relation parents/adolescent(e)s même quand l’on est sexologue et que l’on a appris théoriquement comment régler les problèmes des autres.. Au fond, « Sexe éducation » déculpabilise, nous fais rire de nos défauts, de nos tourments, de nos contradictions, de l’influence des modèles préétablis sur nous. On a plus qu’une hâte : retrouver Otis et sa mère sexologue, Eric, Wiley, Jackson.. pour une saison 2 ! La première grande claque, signée Netflix, en ce début d’année 2019 !

Ma note:5/5.

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