Littérature : « Les Démoniaques » de Mattias Köping – « Toxique » de Niko Tackian


61i8tufyholL’Histoire :
C’est l’histoire d’une vengeance. L’histoire d’une fille qui affronte une bête. Son proxénète, son violeur. Son père. Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie. Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel. Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

« Les Démoniaques« , rarement un titre ne m’aura semblé aussi révélateur de son contenu. Avec son premier roman, qui vient de sortir en poche chez Ring, Mattias Köping frappe très fort et s’inscrit, dès à présent, dans une lignée d’auteurs à la plume redoutablement efficace. Un thriller dont l’histoire nous marque durablement. Kimy, alors qu’elle n’est qu’une adolescente, est violée par son père Jacky surnommé l’Ours pour sa carrure et sa violence hors norme. C’est un être monstrueux à la tête d’un réseau de proxénétisme et de drogue. Kimy est contrainte de se prostituer mais également de dealer de la drogue dans son lycée. Le jour de ses dix huit ans, elle décide de se venger. L’Ours doit payer pour ses crimes.. Elle rencontre Henri, un professeur. Il a perdu sa fille. Ils décident d’unir leurs efforts et d’agir. L’écriture de Mattias Köping est pleine d’une noirceur sans concession. Rarement un récit ne m’aura paru aussi dérangeant. Il y est question de pédophilie, de prostitution, de drogue.. L’auteur aurait pu tomber dans les travers de l’excès, de l’invraisemblance, mais c’est sans compter sur son immense talent d’orfèvre, car outre ses qualités d’écriture, Mattias Köping brille par l’ingéniosité d’un scénario machiavélique à souhait. Il est impossible de lâcher ce brûlot incandescent, ce feu d’artifice de terreur pure. L’angoisse mêlée de malaise nous embrase et nous immerge dans des contrées où toute trace d’humanité est remplacé par l’abject et la monstruosité. Un récit à ne pas mettre entre toutes les mains tant la violence y est omniprésente et radicale. Si vous aimez les thrillers très noirs, nul doute que « Les Démoniaques » trouvera une place de choix dans votre bibliothèque. Avec ce premier livre, Mattias Köping marque de son empreinte l’univers des thrillers français. La fin vous laissera sans voix.
Je voudrais remercier Anthony ou « LES LIVRES DE K79 » et son excellent blog (https://leslivresdek79.wordpress.com/?wref=bif) qui m’a permis de découvrir Mattias Köping et son univers.

Ma note:5/5.

Broché: 392 pages
Editeur : Ring (6 octobre 2016)
Collection : Thriller

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77110706_14932391L’Histoire : Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, surnommé le Pitbull, connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple. « Dans vingt-quatre heures elle est pliée », dit même l’un des premiers enquêteurs. Mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

« Toxique« , NiKo Tackian ne pouvait choisir un meilleur titre pour baptiser son livre. En effet, on est pris dès les premières pages par l’envie compulsive de terminer cette histoire. Cette dernière semble, au départ, bien banale, mais c’est méconnaître le talent de Niko Tackian qui, en plus de la traditionnelle enquête sur le meurtre d’une directrice d’école primaire, nous bâti un second récit passionnant où l’on découvre les blessures de l’enquêteur d’origine kurde : Tomar Khan. L’idée de faire se conjuguer les deux est une des jolies réussite de ce thriller addictif. On ne s’ennuie pas, le rythme est soutenu et les chapitres très court permettent de maintenir une tension qui culmine dans le dernier tiers du roman. Efficace mais également sensible, touchant, on est happé par la personnalité de Tomar, ce flic blessé par la vie, qui derrière l’armure dissimule ses failles. Captivant.
Je souhaiterais remercier Asciena ou « Melle Cup Of Tea Bouquine » de m’avoir permis de découvrir ce thriller palpitant de Niko Tackian. Voici l’adresse pour allez découvrir, si ce n’est déjà fait, son beau blog :
https://mellecupofteabouquine.wordpress.com/

Ma note: 4/5.

Poche: 320 pages
Editeur : Le Livre de Poche (3 janvier 2018)
Collection : Thrillers

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niko

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