Cinéma : « La Forme de l’Eau » de Guillermo Del Toro

Je viens de fêter mes 36 ans le dimanche 4 mars. J’ai passé un très beau moment. Mes deux petites nièces m’ont chanté « Joyeux anniversaire », le plus beau des cadeaux ! Place au cinéma avec « La Forme de l’eau », un formidable film signé Guillermo Del Toro !

Bises bretonnes à toutes et à tous ! Merci pour tous vos partages 🙂

4836834.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire : Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

« La Forme de l’eau« , du cinéaste mexicain Guillermo Del Toro, est une ode à la différence, à la tolérance, à l’amour qui est capable de renverser les montagnes.. Cela peut paraître bien naïf dans un monde empli de cynisme mais Del Toro réussi le tour de force de nous faire croire à l’humanité du monstre tandis que la monstruosité des hommes n’est plus à prouver notamment à travers le rôle, du toujours formidable, Michael Shannon. Ce dernier est l’archétype de la brute épaisse et sans scrupule qui habite dans les hautes sphères. A l’heure où Trump, Poutine et tant d’autres cèdent aux discours de haine, le conte de Del Toro est un viatique. Sous son aspect naïf se cache en réalité une analyse très fine des maux de nos sociétés. La violence n’est pas l’apanage du monstre. On veut le torturer, le tuer plutôt que d’essayer d’entrer en contact avec lui, d’essayer de le comprendre. C’est là qu’intervient le personnage poétique et onirique de Sally Hawkins qui joue une femme muette mais pas sourde qui va tomber amoureuse de la créature. Là encore, la réussite est totale car l’on est pris par l’émotion des scènes où la femme que l’on ne voit pas, se sent soudain exister face à la créature que tout le monde, mis à part elle, voit en monstre. C’est celle qui ne peut prononcer de mots, qui voit dans la créature, ce que les autres ne peuvent ou ne veulent pas déceler. Richard Jenkins apporte lui aussi sa partition à un film profondément sincère et touchant. Une réelle et enthousiasmante proposition de cinéma par un Guillermo Del Toro que l’on avait pas vu si inspiré depuis le labyrinthe de Pan. « La forme de l’Eau » est sans aucun doute son oeuvre la plus aboutie. Celui qui a remporté quatre statuettes aux Oscars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, de la meilleure direction artistique et de la meilleure musique originale pour la BO signée par Alexandre Desplat, nous prouvent qu’il est un créateur hors norme. Nous pourrions disséquer et analyser ce film pendant des heures tant il est riche en allégories de toutes sortes sur ce que nous traversons aujourd’hui. Inventif et précieux.

Ma note:5/5.

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