Cinéma : « The Lost City Of Z » James Gray

Voilà une nouvelle étape dans ma vie, un nouveau lieu où je pourrais me sentir comme dans un petit nid douillet. L’appartement se situe juste en face de la médiathèque. On a fini le déménagement grâce au soutien de tous et toutes (famille, ami(e)s). Pas de problème de météo, ni de casse durant cette petite aventure que représente pour moi un déménagement. Ce soir, je publie ma toute première note en ces lieux, première nuit aussi dans ce nouveau cocon. Vous m’avez manqué durant ces quelques jours et me voici plus que jamais désireux de poursuivre cette aventure blog avec vous. Un grand merci pour vos messages, ce partage ensemble qui me touche profondément. Je vous embrasse ! Place à présent au cinéma avec le nouveau film de James Gray !

490751.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire : L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…

Chaque œuvre de James Gray est scrutée par les critiques et les cinéphiles car, en une poignée de films, celui-ci à su créer un style bien à lui. « The Lost City Of Z » est l’aboutissement d’un projet cinématographique qui a bien failli ne jamais voir le jour. La faute aux désistements d’acteurs de premier plan, la faute au financement toujours moins généreux avec un réalisateur de sa trempe que pour produire une énième suite sans consistance de Transformers.. Car oui le cinéma de James Gray est lui d’une classe folle, d’une inventivité et en même temps d’un clacissisme qui m’ont toujours profondément ému. Ce nouveau long métrage est sans doute le plus abouti. La beauté formelle de certains plans est saisissante. Sur le fond, l’écriture est un petit bijou sur les obsessions qui nous poussent à la folie, au chaos ! Magistralement interprété par Charlie Hunnam qui campe un major, un soldat qui tel un Don Quichotte qui aurait échangé ses moulins contre les vestiges d’une civilisation amérindienne en pleine Amazonie, va jusqu’au bout de sa quête expiatrice. Son acolyte Robert Pattinson est très juste lui aussi, tout comme Sienna Miller en épouse et en mère dévouée. James Gray n’a malheureusement pas le succès qu’il mériterait et on se sent toujours un peu triste en sortant de la salle en se disant qu’une fois encore le grand public allait passer à côté d’un très grand film. C’est ainsi. Il y a des films magnifiques qui fonctionnent et d’autres pas. Quoiqu’il en soit, les amateurs de son cinéma vont se régaler avec ce classique instantané d’une beauté et d’une profondeur vertigineuse. Tout ce que je peux souhaiter c’est que James Gray puisse encore nous émerveiller, nous émouvoir, nous cueillir en esthète, en artiste qu’il est profondément. Dans un cinéma globalisé, uniformisé, où les effets spéciaux remplacent les sentiments, où les films n’ont de valeur qu’à l’aune de leur bénéfice, il est encore des indiens, des aventuriers qui vaillent que vaillent poursuivent leurs rêves, leurs envies avec la foi des plus humbles. James Gray est de ce bois là. Il y a bien longtemps que je n’avais pas vu une telle puissance d’évocation, une telle volonté farouche de s’opposer aux diktats de ce qui doit ou non composer une œuvre. C’est aussi pour cela que l’on aime le cinéma. Incandescent.
Ma note:♥♥♥♥♥/5. 

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