Cinéma : « Comancheria » avec Jeff Bridges

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L’Histoire :
Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.
Une petite parenthèse avant de débuter cet article cinéma. Aujourd’hui, je fête les 6 ans d’existence de mon blog sur WordPress. Déjà. Une jolie aventure et un lieu d’expression, de partage toujours aussi attrayant à mes yeux. Je tenais à vous remercier chaleureusement pour vos commentaires, vos lectures et vos échanges sur ce blog et ailleurs sur WordPress. Place au cinéma à présent avec « Comancheria » un film de David Mackenzie avec, en tête d’affiche d’un casting irréprochable, un Jeff Bridges impérial en shérif texan. Ce dernier est proche de la retraite et ne cesse d’invectiver son adjoint amérindien avec des propos racistes. Ce duo improbable va se mettre en tête de retrouver un autre duo, de frères cette fois, des braqueurs de banque aussi différents l’un de l’autre que peuvent l’être l’indien et le shérif. Une tête brûlée tirant sur tout ce qui bouge et un homme ne faisant cela que pour rembourser ses dettes auprès de son ex femme et assurer un avenir décent à ses enfants. Les paysages sont magnifiques mais aussi profondément désenchantés. Mackenzie filme ici la pauvreté, la solitude et l’errance dans un Texas coupé en deux entre ceux qui se font des montagnes de frics : les banques et les riches familles détentrices de terres où l’ont exploitent le pétrole; et sur l’autre versant les perdants qui tentent de survivre face aux abus des premiers. Cette vision de l’Amérique est assez touchante, on n’est pas à Las Vegas mais dans ces trous perdus du grand sud Américain chers aux Steinbeck et autres Faulkner. Un film au rythme lent qui prend le temps d’installer une atmosphère de western. Mais un western d’aujourd’hui où les voitures ont remplacé les chevaux, mais où l’on attaque toujours les banques avec des armes lourdes. La musique signée Nick Cave est un régal pour nos oreilles. « Comancheria » est un voyage dans cette Amérique des anges déchus, des loosers, de facture très classique l’ensemble emporte notre assentiment grâce à un casting cinq étoiles et à une réalisation solide à défaut d’être génial.
Ma note:♥♥♥♥1/2  /5. 
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