Cinéma : « Lucy » de Luc Besson


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L’Histoire : A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

Curieux dilemme à l’heure de rendre son verdict sur un film « Lucy » écrit et réalisé par l’inénarrable Luc Besson qui continue de déchaîner les passions les plus extrêmes ! Comprenez moi bien, critiquer Besson, c’est prendre le risque de rejoindre la clique « intello bobo » tendance Télérama (que je lis avec plaisir par ailleurs), l’encenser c’est là pour le coup risquer de passer pour un spectateur sans goût, populaire (oh mon dieu..!) et disons le tout de go, un peu beauf sur les bords. Je caricature volontiers cet éternel débat stérile pour bien mesurer les forces en présence à chaque sortie d’une œuvre signée Besson, son Europa Corp (sa boîte de production) et son immense cité du cinéma qui en a rendu jaloux plus d’un dans le microcosme. « Lucy » est la synthèse du cinéma Besson de ces vingt dernières années avec pour une énième fois, un rôle d’héroïne dévolu cette fois-ci à la toujours convaincante Scarlett Johansson, actrice et muse ultime du moment qui phagocyte à elle seule le projet. Tout est bâti sur elle et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle assure vraiment dans les différentes séquences d’action qui sont menées à un rythme tambour battant dans la première demi heure, la meilleure du film et de loin. L’univers posé est intéressant, le champ des possibilités offerts par ce dernier est conséquent et l’on se prend à rêver d’un retour en force du cinéma Besson de l’âge d’or. Mais las, il faut malheureusement replonger dans l’ordinaire d’un cinéma archi calibré, caricaturé jusque dans ses moindres détails. Soyons honnêtes, Besson ne livre pas ici un mauvais film loin de là, mais bien un film mineur dans sa filmographie. Le très bon score au box office US et Français de « Lucy » s’explique par l’attrait de son actrice principale, excellente dans son rôle, mais également par cette capacité qu’à Besson de nous rendre un produit calibré, un blockbusters qui ne confirme pas sur la durée (pourtant très courte 1h29mn) les promesses des débuts. La suite est donc balisée et caricaturale avec poursuites de voitures à la Taxi.. séquences de guns fights et un fumeux récit qui dérape totalement dans un grand n’importe quoi ou comment « Lucy », Scarlett Johansson rencontre « Lucy » notre première ancêtre.. A voir pour les beaux yeux de la belle, sinon passez votre chemin et tournez vous vers d’autres blockbusters SF bien plus réussi qui propose pour le coup un véritable cinéma populaire au sens noble du terme.

Ma note:3 /5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545179&cfilm=186452.html

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