Cinéma – Littérature – Histoire – Pretty Green – Peinture : Diego Rivera (1886-1957)

L’Histoire : En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Fasciné depuis toujours par la personnalité de la reine de France Marie-Antoinette, c’est avec un plaisir mêlé de curiosité que je suis allé voir en salle « Les Adieux à la Reine » de Benoît Jacquot. Amateur d’action, passer votre chemin car ce film Jacquot l’a voulu lent comme pour mieux nous montrer la lenteur extrême, justement, des moyens d’informations sur les événements qui se sont passés durant ces quatre jours qui ont changé la face de notre pays. Malgré ce rythme choisi volontairement du fait de l’époque même où se déroule le sujet, jamais je ne me suis ennuyé durant les 1h40mn que dure ce film. L’idée de départ est celle d’utiliser le point de vue de Sidonie jouée par Léa Seydoux, lectrice de la reine et admiratrice forcenée de cette dernière, jouée avec un immense talent d’actrice par Diane Kruger qui à mon sens emporte tous les suffrages. Tour à tour indolente, colérique, émotive, froide, égoïste, généreuse, Diane Kruger et son délicieux accent allemand nous plonge dans cette personnalité troublante qu’était celle de Marie Antoinette. Les films de Sofia Coppola et Benoît Jacquot ont peu de choses en commun si ce n’est bien sûr leur sujet et je dirais leur propension à nous dépeindre telle une fresque faite de minuscules petits carreaux, les multiples facettes de celle qui restera à juste titre et à jamais comme étant l’héroïne ultime (avec Jeanne d’Arc sans doute) de tous ceux qui férus d’histoire se sont un jour ému du sort réservé à cette souveraine étonnamment « moderne ». Le film de Benoît Jacquot doit beaucoup à son trio d’actrices au diapason d’un film réussit, sur les coulisses d’un Versailles déjà fantomatique au moment de la chute du malheureux couple royal. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

L’Histoire : Originaire d’une petite ville de province où elle s’ennuyait à mourir, Mavis Gary s’est installée à Minneapolis où elle est devenue auteur de romans pour ados. Mais lorsqu’elle apprend que son ex-petit copain de lycée est devenu papa, elle décide de revenir sur les lieux de son enfance…

« Young Adult » est un film doux amer. Le point de départ est intéressant et voit Charlize Theron trouver ici son meilleur rôle en trentenaire refusant de devenir véritablement « adulte », adepte de cuites à tout va et de coucheries sans lendemain, bref une femme « moderne » selon les critères de nos chers progressistes made in XXIème siècle. Sa décision de vouloir reconquérir son ex petit copain de lycée devenu papa et marié est une source intéressante de situations qui eurent pu être davantage travaillé. Parce que c’est là où le bas blesse, « Young Adult » n’est ni franchement réussi ni franchement raté, c’est un produit honnête auquel il manque toutefois une certaine originalité tant dans son propos que dans sa réalisation. Las, les situations comme les personnages sont prévisibles et l’on s’achemine doucement mais sûrement vers ce qui doit advenir et qui advint au final. Sans réel surprise malgré l’abattage certain d’une Charlize Theron en grande forme, ce film mineur entrera très facilement dans la catégorie du « aussitôt vu aussitôt oublié ». A voir tout de même pour Charlize Theron. Ma note :♥♥♥   /5.

L’Histoire : En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux.

J’ai fais le choix volontaire de ne pas trop détailler le résumé de ce livre pour ne rien retirer de l’aspect mystérieux de ce conte mystique et médiéval fort réussit de Carole Martinez qui s’intitule « Du domaine des murmures ». Profaner ce mystère serait retirer une part cruciale du plaisir que l’on éprouve à sa lecture. Je ne vous le cache pas, il y a bien longtemps que je n’avais tenu entre mes mains un livre d’une telle puissance évocatrice. J’ai adoré tant le style que le fond ce qui est somme toute assez rare chez un écrivain contemporain. L’écriture est pleine de poésie, riche et imagée. C’est profond et émouvant, empli de noirceur même si pointe ça et là quelques traits de lumière divine. Un conte médiéval où l’on se laisse embarquer par des personnages forts, très finement décrits, j’en veux pour preuve ce personnage d’Esclarmonde qui entame ce récit, son récit à la première personne du singulier. Un roman marquant à mon sens. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

L’Histoire : A partir de l’ensemble des archives de l’état-major de l’OAS, l’étude exhaustive et concrète d’une organisation qui ensanglanta l’Algérie et la France, ‘attaqua à l’Etat et tenta d’assassiner le général de Gaulle. Pour la première fois, il est possible de répondre clairement à ces questions : qui commande l’OAS ?Est-elle une organisation fasciste ? Qui la finance ?Quels sont ses moyens, ses méthodes et ses résultats de lutte ? Quel est, enfin, son poids dans l’opinion ? Le face-à-face entre l’OAS et l’Etat est saisissant. Les archives éclairent en particulier, sur fond de négociation des accords d’Evian, le choix et la mise en œuvre de la politique de la « terre brûlée » menée par l’organisation, tout comme es réactions des autorités civiles et militaires qui ploient devant la force d’un mouvement qu’elles n’ont, de leur aveu même, jamais réussi à infiltrer.

Ce mois de Mars 2012 marque le cinquantième anniversaire de la signature des accords d’Evian entre la France du Général de Gaulle et le FLN, c’était en mars 1962. De nombreux ouvrages sont parus à cette occasion, abordant différentes facettes du conflit. Je me suis davantage intéressé à la guerre civile franco française opposant l’OAS aux forces françaises loyales à de Gaulle et à la Vème République. Cette guerre civile qui ne portait alors pas son nom tua plus que de raison et principalement dans les semaines qui précédèrent puis qui suivirent les accords d’Evian. Cet ouvrage fait le point de la recherche historique sur ce thème passionnant et trop souvent oublié parce que caricaturé sous des traits simplistes qui ne rendent pas justice à la vérité sur ces mois d’horreur que connurent l’Algérie française. Sans parti pris, l’auteur nous raconte cette lutte fratricide dans toute sa complexité. Il pousse même la réflexion avec cette bataille autour de la mémoire du conflit. Même si j’ai regretté que les notes de bas de pages soient rapportés toutes à la fin du livre, je ne peux que souligner la qualité de cet ouvrage qui met à mal un certain nombres de fausses idées sur l’OAS. Paru dans la collection Tempus, je ne peux que vous le recommander. Ma note :♥♥♥♥  /5.

Le Printemps est enfin de la partie et c’est le moment idéal, sous ce soleil de plomb, de procéder à quelques changements dans nos vêtements et autres chaussures pour tenir le coup. Comme à mon habitude, c’est chez Pretty Green que j’ai procédé à ma première commande de l’année en matière de chaussures. Elles sont bleues, légèrement délavées et elles ont un look d’enfer qui m’a plu tout de suite. Elles existent également en gris, rose pâle, noir et marron. Attention, ce ne sont pas des chaussures faites pour la marche forcée, elles sont légères, ont s’y sent comme dans des chaussons mais l’esthétique est tout de même son atout principal. Elles vont m’accompagner jusqu’en septembre pour ma plus grande joie. Vous retrouverez tous les modèles de la collection Printemps/été chaussures de chez Pretty Green ici :

http://www.prettygreen.com/shop/category/footwear/?label=green

Peinture : Diego Rivera (1886 – 1957)

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4 réflexions sur “Cinéma – Littérature – Histoire – Pretty Green – Peinture : Diego Rivera (1886-1957)

  1. Coucou Mister Dude
    J’ai malheureusement loupé le film  » LES ADIEUX DE LA REINE « ; Marie-Antoinette étant une des femmes de l’Histoire à laquelle je voue un grand attachement tant par sa modernité que par l’image contrastée qu’elle pouvait affichait aux yeux d’une Cour trop ancrée dans la convenance. L’on est féministe ou on ne l’est pas :o)
    Je n’aurais pas manqué de faire le parallèle avec le film de Sofia COPPOLA dont la bande son anachronique illustrait à merveille ce contraste et je te citerais pour conclure car je n’aurais su mieux trouver les mots…. « Les films de Sofia Coppola et Benoît Jacquot ont peu de choses en commun si ce n’est bien sûr leur sujet et je dirais leur propension à nous dépeindre telle une fresque faite de minuscules petits carreaux, les multiples facettes de celle qui restera à juste titre et à jamais comme étant l’héroïne ultime (avec Jeanne d’Arc sans doute) de tous ceux qui férus d’histoire se sont un jour ému du sort réservé à cette souveraine étonnamment « moderne ».  »
    @ bientôt
    biz

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    1. Salut l’ami Dreamcatcher ! bien vu ton portrait de cette chère Marie Antoinette pour qui j’éprouve une profonde affection et une infinie tristesse quand à son injuste sort, on ne refera pas l’histoire mais quand même.. « Les adieux à la reine » m’ont beaucoup touché, c’est magnifiquement joué, Diane Kruger est sensationnelle en Marie Antoinette, son accent est à tomber ! 🙂 merci pour ton message qui me touche, c’est cool de ta part et je t’en remercie sincèrement car ça me donne envie de poursuivre l’aventure blog commencé depuis cinq ans maintenant. Passe une bonne semaine, @plus tard sur wordpress et bises Dudesque 🙂
      The Dude.

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    1. Les faits, rien que les faits, sans parti pris ce qui est notons le assez peu courant pour ce type de sujet. J’y ai appris beaucoup de choses. On peut être perdu au départ par la somme des noms véritables et de leurs pseudonymes de combat mais bon on s’y retrouve par la suite. merci de ton passage, passe une bonne semaine, @plus tard sur wordpress ! 🙂

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