Cinéma du Dude Novembre08 : « Two lovers » James Gray


 

L’histoire : New York. Léonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra,la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux…
 

5


C’est en cette matinée pluvieuse que je me suis rendu dans mon cinéma préféré. Je l’attendais depuis sa présentation à Cannes en mai avec une impatience folle et c’est avec une grande joie que j’ai pu enfin découvrir sur grand écran le dernier film de James Gray intitulé « Two lovers« . Précédé de critique dithyrambiques j’en attendais beaucoup. J’ai toujours été un grand amateur des films de James Gray (« Little Odessa« , « The Yards« , « La Nuit nous appartient« ), de son univers. Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu, « Two Lovers » est peut-être son film le plus abouti, le plus épuré aussi, comme si Gray touchait là à la quintessence de son cinéma, filmer comme personne des histoires qui peuvent paraître vu et revu, avec une grâce et une empreinte qui force notre admiration. Comme tous les grands cinéastes les films de Gray semble toujours tourner autour des mêmes thèmes, l’amour, la famille, le sacrifice, la trahison, l’idéal et la quête du bonheur… Gray retrouve ici son acteur fétiche, son ami, l’immense Joaquin Phoenix, dont la performance extraordinaire est pour beaucoup dans la réussite de ce film. Ce dernier est comme à chaque fois littéralement habité par son personnage, et peut-être même encore plus cette fois-ci parce que l’on se rapproche là du Joaquin tel qu’il est dans la vie, un être torturé, mal dans sa peau, refusant le star system, un être à fleur de peau, bourré de cicatrices intérieures. Le casting est irrésistible,
Gwyneth Paltrow est parfaite en femme perdue, Vinessa Shaw troublante de vérité, dans le rôle de cette jeune femme sincèrement éprise de Joaquin. Toutes sont en tout cas au diapason d’un Joaquin Phoenix tout simplement incroyable, tout en émotion, il ne joue pas, il vit son rôle. La musique n’est jamais envahissante mais toujours présente là où il le faut. On est loin ici de la comédie dramatique à la sauce holywoodienne souvent indigeste, tous ces mélos faits à la chaîne, sans goût et sans saveur. Gray ne cherche pas à nous faire pleurer, il nous montre la vie telle qu’elle est, l’amour, complexe et pleins de contradictions. Vous l’avez compris ce film est une totale réussite sur tous les plans, une pure merveille qu’il est juste impensable de manquer en cette fin d’année. Si vous devez n’en voir qu’un ce « Two Lovers » est juste irrésistible, émouvant, du très grand cinéma signé James Gray et porté par un acteur et deux actrices justes exceptionnels. Ce film risque bien de concourir cette année pour ma palme du meilleur film de l’année sorti en salle. Un grand moment de cinéma.
Ma Note:*****/5.

Commentaires: lire et poster | Envoyer à un ami

Publicités

Une réflexion sur “Cinéma du Dude Novembre08 : « Two lovers » James Gray

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s