Cinéma du Dude Novembre-Décembre07 : « A la croisée des mondes » – « La nuit nous appartient »

La Nuit Nous Appartient

Ce mois de novembre sera très certainement considéré comme l’un des meilleurs cru de l’année 2007. En effet les postulants au titre de meilleur film de l’année se sont semble t’il donnés rendez vous ce mois-ci. 15 jours après « American Gangster », deux jours seulement après le très bon « My blueberry nights » de Wong Kar Wai, c’est avec une impatience fébrile que j’attendai le nouveau James Gray. Précédé de critiques tous plus élogieuses les unes que les autres, doté d’un casting d’enfer Joaquin Phoenix, Robert Duvall et Eva Mendes en tête, ce film avait tout d’une bombe. L’affiche elle-même était classe. L’histoire du film vous la connaissez tous, ce qui s’impose tout de suite en regardant ce film, c’est son grand classicisme, une sorte d’hommage au meilleur du polar noir américain. Tout y est, l’ambiance du New York de la fin des années 80 est parfaitement rendue, les acteurs sont incroyables, Joaquin Phoenix en tête (la scène ou il pleure au dessus du lit de son frère blessé, on voit juste une larme coulé, c’est vraiment un grand moment de cinéma, quel talent ce mec vraiment il a la classe). On ne s’ennuie pas une seule seconde et les 1h54mn du film passent finalement très vite, le suspens de l’histoire nous tient rivé sur notre siège jusqu’au dénouement final, la mise en scène transcende littéralement ce polar d’excellent facture. Et puis Eva Mendes obtient l’un de ces premiers rôles convaincant, elle est sublime dans le film, bref que du bonheur. Alors pour tous les amateurs de polars noirs, des films de Gray, de Joaquin Phoenix et de la très belle Eva mendes, un seul conseil : courrez voir « La nuit nous appartient » qui est d’hors et déjà un classique du genre.            Note:*****/5.



The Golden Compass (Full-Screen Single-Disc Edition)

Quelle déception ! j’attendai beaucoup de cette adaptation du premier volet du chef d’oeuvre de Pullman,

malheureusement le film ne retranscrit aucunement la magie qui nous habite à la lecture du livre. Résumer l’intrigue des Royaumes du Nord en moins de 2 heures est impossible. Les scènes se succèdent sans que l’on comprenne forcément les tenant et les aboutissants, l’intrigue si prenante dans le livre est haché menue, sacrifier sur l’autel du profit à tout prix. Et l’on se demande à la vision du film, comment New line a pu massacrer le livre à ce point ? Réponse : les producteurs tenaient à attirer le maximum de monde (donc on coupe ce qui peut faire polémique dans le livre, on saccage l’intrigue), avec le maximum de séance (durée 1h54mn). Combien de gens vont ressortir du cinéma en se disant : « c’est ça la boussole d’or ! bof bof… ». Les 100 premières pages du livre sont balancés (il n’y a pas d’autre mot !) en 10-15mn, mais ce n’est pas tout, des éléments de l’histoire qui normalement n’apparaissent qu’à la fin du livre, sont jetés en pâture au spectateur, sans aucune explication. Les acteurs font se qu’ils peuvent mais le rythme du film ne nous permet malheureusement pas de nous attacher aux personnages qui sont à peine étoffés.La voix française du daemon de Lyra est agaçante et ne correspond pas à l’esprit du livre. Et c’est là que le bas blesse, car non content de sacrifier des pans entiers du livre, New line a réussit à modifier l’histoire de Pullman, c’est à se demander comment ce dernier a pu accepter un tel montage : l’enfant retrouver sans son daemon ne meurt pas dans le film alors que c’est justement l’un des moments les plus émouvants du livre ; Lyra semble découvrir en deux minutes les pouvoirs de l’aléthiomètre, même chose pour Mme Coulter qui en 2 mn passe du statut de « mère parfaite » à celle de « mère indigne ». Je ne vous cache pas que j’étais à la limite de l’agaçement devant tant de légereté. Alors maintenant il reste tout de même à donner quelques bons points : les effets spéciaux (vous me direz pour 200 millions de dollars !!), quelques moments dans le film (les ours sont particulièrement réussit). Il n’en reste pas moins que cette adaptation du chef d’oeuvre de Pullman est une cruelle déception, jamais la magie n’opère et l’on reste insensible au sort des personnages.Un dernier exemple des modifications scénaristiques perpétrées par New Line : à Bolvangar Lyra se cache dans une conduite d’aération pour espionner une réunion secrète; dans le film elle se cache sous la table, si si….et bien sûr une toute petite table avec cinq ou six personnes autour, bref…L’intrigue autour de la « poussière », les sorcières, le secret autour de Lyra tout cela est envoyé en moins de deux heures. Alors un seul conseil : Liser les livres, la trilogie que je critique dans une note plus bas est géniale, mais pour le film, passé votre chemin.  

Note:**   /5.

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