
Ma chronique :
Je pense avoir trouvé ma pépite horrifique et fantastique de cette fin d’année et sans surprise ou presque, c’est Chuck Wendig qui frappe fort avec ce formidable livre qui va vous faire passer des nuits angoissées. « Les Somnambules », son précédent roman, était déjà exceptionnel et bourré d’inventivité ; on peut dire que « L’Escalier dans les bois » est tout aussi réussi et rappelle le meilleur du maître de l’horreur, Stephen King lui-même. En effet, impossible de ne pas songer au King dans cette histoire qui va vous retourner le cerveau. Chuck Wendig n’a pas son pareil pour tisser des histoires très cinématographiques, avec des péripéties nombreuses et très détaillées qui nous font souhaiter une adaptation en film. La couverture est à l’image du roman, énigmatique et fantomatique. Je la trouve magnifique. Une nouvelle fois, tout le savoir-faire des éditions Sonatine. Mais place à l’histoire inventée par le génial Chuck Wendig.
L’Alliance est un nom, celui de cinq adolescents amis à la vie, à la mort, comme on le rêve à cet âge. Leur serment était d’être toujours là les uns pour les autres. Ils décident de se retrouver dans un bois ; alcool, défonce et délire sont au rendez-vous, mais dans des limites qui les rendent acceptables. Rien de glauque ou de malsain ici. Un feu de camp, et puis, soudain, un escalier qui apparaît, donnant sur une porte. Que vient faire un mystérieux escalier au milieu des bois ? Matty décide de monter les marches et d’ouvrir la porte. Aussitôt, l’escalier disparaît avec leur ami Matty. Ses ami(e)s fuient, terrorisés, abandonnant Matty. Vingt ans plus tard, l’Alliance, composée de Nick, Hamish, Lore et Owen, retourne sur les lieux. L’escalier réapparaît ; que faire ? Rester spectateur ou tenter de sauver Matty, leur meilleur ami ? N’écoutant que leur courage, ils décident de franchir la porte. Ce qu’ils vont découvrir est terrible et horrifique. La maison où se déroule l’action est malfaisante et démoniaque. Une phrase revient, lancinante : « Cet endroit vous hait. » Les péripéties sont nombreuses, le rythme très soutenu avec des chapitres courts. J’ai rarement lu un tel « page-turner ». Chuck Wendig a une imagination fascinante et débordante. Ils vont tout faire pour se sauver et sauver leur ami. C’est un formidable éloge de l’amitié, du lien. Jusqu’où irions-nous pour aider nos meilleurs ami(e)s ? L’Alliance n’est pas sans rappeler celle de Stranger Things : une bande d’ados prêts à tout les uns pour les autres. Chuck Wendig est très juste dans sa description des rapports amicaux entre ados. Mais chacun possède ses failles, ses blessures, ses zones d’ombre qu’on préfère taire, surtout à cet âge où l’on se construit. On s’attache drôlement à ces gamins, puis vingt ans plus tard, aux adultes qu’ils sont devenus. Rien n’est simple, mais ce lien très fort peut faire triompher de l’adversité. Le mal, dans ce qu’il a de plus viscéral, est présent dans cette maison. Je n’en dévoile pas davantage pour vous laisser le découvrir par vous-même.
Un thriller horrifique au scénario machiavélique, sans temps mort, avec des personnages forts et une profonde acuité à saisir les affres de l’adolescence. L’auteur connaît ses classiques et il est nourri à la pop culture des années 90, période où se déroule l’histoire. Si vous aimez Stephen King, alors vous allez adorer « L’Escalier dans les bois » de Chuck Wendig, publié aux éditions Sonatine. À mon sens, Chuck Wendig est au-dessus de la mêlée actuellement. Lisez-le, vous ne le regretterez pas.
Date de publication: 17 septembre 2026 ;Éditeur: Sonatine ;Nombre de pages: 504 p.
Mon avis :


Je suis une grande fan de Stephen King alors cette découverte me plait beaucoup… En effet, je ne connaissais pas cet auteur et tu me donnes bien envie de le découvrir. Merci beaucoup très bon week-end
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Je ne connaissais pas…Merci Frédéric. Je te souhaite une belle journée.
🌞🌞🌞🌞
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Je suis beaucoup moins enthousiaste que toi. Peut-être que le fait d’aimer le genre horrifique dans sa globalité et d’avoir pas mal lu ou regardé, fait que je suis plus difficile à convaincre.
J’ai largement préféré Les somnambules. Je n’ai pas réussi à adhérer et pas apprécié les personnages. L’aspect horrifique m’a manqué 😅
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