Ma chronique :

Christopher Nolan fait partie de ces réalisateurs dont je vais voir tous les films en salle. Enfin, j’ai pu voir « L’Odyssée », pas dans une salle IMAX malheureusement, mais le résultat est pourtant là : bluffant. Ludwig Göransson a composé la musique et il installe d’emblée une atmosphère collant parfaitement à la représentation de Nolan du voyage d’Ulysse, « L’Odyssée ». Il s’agit du poème épique d’Homère. C’est un poème épique de la Grèce antique attribué à Homère et composé au VIIIe siècle avant J.-C. Il raconte le long et périlleux voyage de retour du héros Ulysse vers son île d’Ithaque après la guerre de Troie. Nolan arrive, une nouvelle fois, à construire, à bâtir un univers très impressionnant. Les effets spéciaux sont spectaculaires mais sans écraser l’ensemble comme trop souvent dans les blockbusters. Passer du triomphe « Oppenheimer » à « L’Odyssée », qui est à nouveau un énorme carton au box-office, il fallait l’oser et surtout réussir le pari. C’est le grand écran qui se prête le mieux à son cinéma. C’est un film taillé pour la technologie IMAX, sans pour autant s’y perdre, avec un scénario qui, sur près de trois heures, maintient une tension intacte. Normal me direz vous avec cette oeuvre prodigieuse d’Homère, source inépuisable de récits fascinant et passionnant. Je ne vous cache pas que Nolan est mon réalisateur préféré. « Tenet » m’avait laissé un sentiment de déception. Mais, cette parenthèse refermée, je peux vous dire que j’ai aimé et même adoré tous ses autres films. « L’Odyssée », c’est aussi un casting cinq étoiles avec un Matt Damon monumental en Ulysse ; Robert Pattinson en Antinoos est parfait en traître mauvais jusqu’au trognon. On compte aussi Tom Holland, Zendaya, Charlize Theron, Anne Hathaway qui trouve ici l’un de ses tout meilleurs rôles en interprétant Pénélope. Nolan nous habitue souvent à des seconds rôles qui ne sont pas de simple figuration. Je pense à Mia Goth, que j’adore et qui joue Mélantho, la servante de la reine Pénélope. Il y a une telle maîtrise formelle, mais pas seulement : de l’émotion bien présente, chose que l’on reproche parfois à Nolan, qui est parfois taxé d’avoir un cinéma trop froid, trop « clinique ». Il n’en est rien ici. Au final, je comprends le succès stratosphérique de « L’Odyssée », qui est amplement mérité. Il me donne envie de relire ce grand classique parmi les classiques. C’est aussi un formidable appel à aller au cinéma, une invitation au voyage mythique d’Ulysse. Lorsque l’on propose des films de qualité, les gens vont au cinéma. Pourtant, avec la durée du long métrage et son interdiction aux États-Unis aux moins de 17 ans, le pari n’était pas gagné d’avance, mais Nolan l’a réussi.

Mon avis :

Note : 5 sur 5.