Bilan : Les séries NETFLIX de l’année 2019 !

Cette année encore, Netflix nous a offert des séries marquantes. C’est « Unbelievable » qui m’a paru être LA série de l’année, tant son sujet et son incroyable duo d’actrices,  Toni Collette et Meritt Wever, m’ont bouleversé. « Mindhunter » est une série sublime également. Ces deux séries se détachent selon moi. Place au classement.

Je vous souhaite un joyeux noël🎄☃️ ! Bises bretonnes 😉

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1. « Unbelievable » NETFLIX

L’Histoire : L’histoire vraie de Marie, une adolescente accusée d’avoir menti sur le fait d’avoir été violée, et de l’enquête menée par deux détectives.

Si vous recherchez une série Netflix avec un message fort et féministe, il se peut que « Unbelievable » devienne rapidement votre série favorite. En huit épisodes, cette mini-série nous raconte deux histoires parallèles qui finiront par se rejoindre. Le premier récit est celui de Marie Adler, une jeune fille de 18 ans, souffrant d’une enfance baladée de foyer en foyer, elle fait partie d’un programme d’aide aux jeunes défavorisés. Une nuit, elle est violée dans son appartement à Lynnwood par un inconnu. La police est prévenu mais très vite la suspicion des enquêteurs (deux hommes) prend le pas sur ce que la victime a confié. La parole de Marie est mise en doute et de victime elle passe au statut d’affabulatrice, de menteuse. Sous la pression de la police, Marie revient sur ses déclarations. Elle est condamnée pour avoir fait une fausse déclaration de viol.. On est révolté par cette succession d’incohérences venant de la police. Les deux hommes en charge de l’enquête ne prennent pas en compte la souffrance de Marie. J’étais abasourdi. Le récit de Marie Adler montre les absences dramatiques dans le suivi des victimes de viol. On met en doute la véracité de leur témoignage et la victime devient la coupable.. C’est une histoire vraie. Le second récit, s’intéresse à l’enquête menée, trois ans plus tard, par deux femmes inspectrices : Karen Duvall et Grace Rasmussen qui sont sur les traces d’un violeur en série sévissant dans le Colorado. Le faisceau d’indices qu’elles ont va les conduire dans une enquête dont on suit pas à pas la progression mais aussi les fausses pistes. Jouant la carte du réalisme, nous ne sommes pas ici face à une série misant sur le spectacle mais bien plutôt sur l’humanité de ces deux inspectrices, leur façon diamétralement opposée d’aborder les enquêtes de viol par rapport à leur collègues hommes qui se sont chargés de l’affaire de Marie Adler. Cette mini série américaine de huit épisodes créée par Susannah Grant nous remue et nous démontre les nombreuses erreurs de la justice américaine sur les affaires de viol. Les deux inspectrices sont d’une rare humanité et en tant que femmes, elles ressentent dans leur chair l’horreur de ce que ces victimes ont subi. « Unbelievable » c’est aussi trois actrices exceptionnelles qui font la force de cette série. Kaitlin Dever qui interprète de façon magistrale une Marie Adler bouleversante. Et puis il y a ce duo d’inspectrices si différentes l’une de l’autre, si attachantes : Toni Collette en Grace Rasmussen et Meritt Wever en Karen Duvall. Je pèse mes mots, elles sont d’une vérité incroyable et donnent à cette série Netflix un statut de série culte. Vous l’aurez compris, j’ai trouvé cette série profonde, courageuse dans sa façon de pointer du doigt les erreurs judiciaires dans cette affaire, en plus elle est magnifiquement interprétée. C’est un énorme coup de cœur pour ma part et c’est très certainement la série à ne pas manquer en ce moment sur Netflix.

Ma note: 5/5

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2. « Mindhunter» de David Fincher  Saison 2 NETFLIX

L’Histoire : Avec le soutien de leur nouveau patron, les experts de l’Unité des sciences comportementales tentent de passer de la théorie à la pratique. Une succession d’affaires d’enfants assassinés à Atlanta est portée à la connaissance de l’agent Ford. Serait-ce l’œuvre d’une seule et même personne ?

La première saison avait été un triomphe critique et public pour « Mindhunter« . La série signée David Fincher est devenu culte et Netflix a donc eu la brillante idée de poursuivre l’aventure pour une seconde saison qui réalise l’exploit d’être encore un cran au dessus. La réussite de « Mindhunter » réside dans cette alchimie entre un scénario addictif et des acteurs/actrices au diapason d’une œuvre hors norme. En effet, on ne suit pas seulement une enquête classique, qui ici se déroule à Atlanta, mais bien les différentes recherches d’experts de l’unité des sciences comportementales du FBI. On y voit leurs fausses pistes, leurs intuitions, les bâtons dans les roues mis par l’institution judiciaire, le rôle et les pressions exercées par les politiques, la question du racisme et des minorités, de la pauvreté dans les ghettos noirs, les fuites dans les journaux.. oui mais cela ne s’arrête pas là car la force de cette série s’est également celle de suivre les problèmes personnels de Bill Tench confronté à un drame dans sa vie familiale, les déchirements amoureux de Wendy Carr et ce qui peut-être interprété à tort comme de la suffisance de la part de Holden Ford qui lui joue des tours dans sa vie professionnelle. L’énigme des meurtres d’Atlanta est passionnante, émouvante. La reconstitution est belle. Anna Torv dans le rôle de la psychologue Wendy Carr fend un peu l’armure tandis que Holden Ford interprété par Jonathan Groff est toujours aussi bon. Mais celui qui prend de l’ampleur dans cette saison 2 c’est Holt McCallany jouant Bill Tench. Il est impressionnant de colère, de souffrance retenue. Son regard d’acier c’est aussi se faire plus émouvant face à ses problèmes de couple avec Nancy. Sa relation avec son fils autiste est très difficile du fait d’un événement qui vient détruire le fragile équilibre familial. Ce trio fonctionne à merveille et la suite est de toute beauté avec des rebondissements nombreux, des drames, de l’émotion, des rencontres avec des tueurs en série dont un Charles Manson glaçant. Transcendant sans artifice, redoutablement efficace sans jouer la surenchère du spectaculaire, « Mindhunter » est une série addictive et essentielle pour tous ceux qui souhaitent une expérience différente en matière de thriller. Netflix tient là une série de premier ordre. Je vous la recommande.

Ma note: 5/5

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3. « Dark Crystal : le temps de la résistance» de  Louis Leterrier Saison 1 NETFLIX

L’Histoire : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

Aujourd’hui, je m’adresse en particulier aux trentenaires et presque quarantenaires qui ont, sans doute, vu le film fantastique culte « Dark Crystal« , chef d’œuvre incontestable du père des Muppets, le génial Jim Henson. Sorti en 1983, le long métrage avait fait un carton et surtout il avait utilisé des procédés révolutionnaires pour l’animation des marionnettes utilisées pour donner vie aux créatures de ce monde. Nous étions à peine nés, voir pas né du tout pour les plus jeunes d’entre vous. Netflix a décidé de confier au réalisateur français Louis Leterrier (Le Transporteur, Le Choc des Titans, Insaisissables) la délicate mission de faire revivre cet univers en signant un préquel à cette histoire. C’est ainsi que « Dark Crystal : le temps de la résistance » voit le jour et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont eu raison de croire en Leterrier et ses équipes. Le travail au niveau des effets spéciaux est fantastique, les décors sont superbes et les marionnettes sont toutes sculptées et peintes à la main. Cela donne un style inimitable, une naïveté, une candeur à l’ensemble qui est merveilleux. On replonge en enfance avec « Dark Crystal ». Mais place à l’histoire à présent. Nous sommes dans le monde fantastique de Thra peuplé des êtres adorables que sont les doux Gelfing. Mais malheureusement pour eux, y vivent aussi les Skeksès, sorte d’oiseaux/reptiles répugnants d’une méchanceté égale à leur bêtise. An centre de ce monde se trouve le Cristal de la Vérité, source de toute vie qui relie les créatures de cet univers. La gardienne des secrets Aughra confie la protection du Cristal aux Skeksès, mais ces derniers en profitent pour absorber son énergie et endommager l’objet mystique. Leur but, s’assurer la vie éternelle. Face à leur besoin pressent d’énergie vitale, les Skeksès décident d’utiliser les Gelfing, qui une fois tués et vidés de leur substance, grâce à une machine terrible, leur procure ceux dont ils désirent le plus : une potion qu’ils boivent avidement pour continuer à vivre de façon éternelle. Trois Gelfing découvrent la vérité et décident de mener la révolte face aux affreuses créatures. Les sept peuples des Gelfing doivent s’unir et résister ensemble sous peine de disparaître et de voir les Skeksès triompher. Je vous le dis, impossible de ne pas fondre devant les adorables petites créatures que sont les Gelfing. Leur naïveté enfantine est confondante et en opposition totale avec la duplicité des Skeksès (à côté desquels nos hommes politiques font figure d’amateurs.. c’est dire). Féérique et envoûtant, on suit avec un grand plaisir les pérégrinations et aventures de ces petits êtres. On est baigné dans un monde d’héroïc fantasy et l’on ressent grâce aux marionnettes des émotions qui nous rappellent l’enfance. Véritable réussite, ce préquel permettra aux plus jeunes de découvrir cet univers de Dark Crystal. Pour les plus âgés c’est une madeleine, une sorte de doudou (oui j’ose le terme) qui va vous faire fondre. Les 10 épisodes passent à une vitesse folle. Vous l’aurez compris, je suis conquis et ne peux que vous recommander sur Netflix ce « Dark Crystal, le temps de la résistance ».

Ma note: 5/5.

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4. «Stranger Things 3 » des  frères Duffer Saison 3 NETFLIX

L’Histoire : Rats enragés, New Coke, espionnage soviétique, nouveau centre commercial… À Hawkins, l’été 1985 s’annonce prometteur en aventures, et en changements cruciaux.

« Stranger Things 3 » ou comment les frères Duffer se sont surpassés pour nous offrir le feu d’artifice visuel et émotionnel qui constitue l’apothéose d’une série qui n’en fini pas de nous faire rêver ! La BO est géniale, les effets spéciaux dignes des meilleurs blockbusters et plus que jamais les enjeux sont importants avec un scénario qui monte crescendo pour nous rendre totalement fou à partir de l’épisode 5, dans cet hôpital lugubre en proie à cette créature sortie des Ténèbres et aussi flippante que les Aliens du grand Ridley Scott. La suite est un régal avec les épisodes 7 et 8 qui resteront, à n’en pas douter, dans les annales. Aujourd’hui, « Stranger Things » est un phénomène planétaire et on peut dire, sans risquer de se tromper, que le succès n’est pas près de s’arrêter là. Encore une fois la force de cette série, ceux sont ces acteurs/actrices qui forment une bande de potes dont on aimerait en être. On ressent cette complicité, les millions de dollars de leurs contrats pharaoniques ne leurs ont pas encore fait tourner la tête. Millie Bobby Brown qui joue, est-il besoin de le rappeler, Eleven, est toujours aussi charismatique et elle est épatante que ce soit dans les scènes d’actions ou dans le registre plus intime. C’est une immense actrice et l’atout numéro un de la série. Car nos héros ont bien grandi et les questionnements de l’adolescence sont prégnants dans la saison 3. L’amour, la fin de l’enfance, les départs.. tout cela bouleverse l’équilibre de Hawkins.. Les petits nouveaux sont vraiment bons, je pense à Maya Hawke ou « Robin » qui forme un duo épatant avec Steve. Mais il y a aussi la petite Priah Ferguson en « Erica » qui, moi, m’a fait mourir de rire. En parlant de « Steve », Joe Keery est l’acteur que je préfère dans la série. Qu’est ce qu’il est drôle, touchant aussi, c’est un bonheur de le voir aussi important dans cette saison 3. De ce point de vue, les frères Duffer ont bien compris l’intérêt de le mettre en lumière ! Vient enfin la bande de potes qui ont bien grandi avec « Dustin » en tête, drôle, lunaire.. « Mike » qui cherche à saisir les affres de son « amour/amitié » pour « Eleven ».. « Lucas », « Will » et enfin « Max » à son sommet, drôle, espiègle, forte en gueule. Sadie Sink qui joue « Max » est assurément une actrice à suivre de près. Petite déception pour « Nancy » et « Jonathan », un peu fades dans cette saison. C’est mon seul petit bémol. J’ai également adoré le jeu du chat et de la souris entre « Jim » (David Harbour) et « Joyce » (Wynona Ryder), tous les deux excellents et drôles. Enfin, comment ne pas terminer cette chronique sans parler de « Billy » (Dacre Montgomery) au cœur des intrigues liées à la créature. La fin de « Stranger Things 3 » m’a beaucoup plu. Je n’en dis pas plus pour éviter de spoiler ceux qui n’auraient pas encore vu cette saison 3. Elle apporte son lot d’émotions et de réflexions quand à la saison 4 que j’attends d’ors et déjà de pied ferme. Le placement des produits dans la série m’a fait sourire : Coca cola, Burger King et j’en passe. Il n’y a pas de petits profits.. Avec cette saison 3, « Stranger Things » renoue avec sa maestria des débuts et consolide son statut de série culte et phare de Netflix. Les frères Duffer ont réussi leur pari et signe ici la meilleure saison de « Stranger Things ». Netflix peut se frotter les mains, le succès de leur poule aux œufs d’or n’est pas prêt de s’effriter !

Ma note: 5/5.

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5. «The End Of The F***ing World» Saison 2 NETFLIX

L’Histoire : Deux ans après le road trip déjanté de James et Alyssa, une femme sort de prison. Obsédée par l’homme qu’ils ont tué, elle est déterminée à le venger.

Véritable sensation sur Netflix il y a deux ans de cela, « The End Of The F***ing World » est de retour pour notre plus grand bonheur. Cette seconde saison se regarde en une soirée tant la qualité est une nouvelle fois au rendez-vous. On y retrouve James et Alyssa interprétés respectivement par Alex Lawther et Jessica Barden. Ce duo est toujours aussi percutant, étonnant, véritable détonateur d’une histoire à la fois drôle, décalée, émouvante, intelligente avec toujours ce côté british qu’on aime tant. S’ajoute à eux Bonnie (excellente Naomi Ackie), l’amoureuse du professeur de philosophie pervers tué dans la première saison. Elle veut se venger et va tout faire pour les éliminer. Débordant d’imagination, inventif, rythmé, cette seconde saison me semble même au dessus de la première, ce qui n’est pas un mince exploit. Les huit épisodes de 20mn s’enchainent sans temps mort. « The End Of The F***ing World 2 » s’est LA série à ne pas manquer en ce moment sur Netflix. Culte.

Ma note: 5/5