Netflix : « Sense8 » de Lana et Lilly Wachowski Saison 1


018406.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire :
Huit individus éparpillés aux quatre coins du monde sont connectés par une soudaine et violente vision. Désormais liés, ils se retrouvent capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s’entendre et de se parler comme s’ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Les huit doivent dès lors s’adapter à ce nouveau don, mais aussi comprendre le pourquoi du comment. Fuyant une organisation qui veut les capturer, les tuer ou faire d’eux des cobayes, ils cherchent quelles conséquences ce bouleversement pourrait avoir sur l’humanité.

Comment aborder une série d’une telle ampleur que « Sense8 » (Saison 1) avec rationnalité et mesure ? C’est très difficile, voir impossible car « Sense8 » c’est avant tout une expérience à vivre dont on ne peut que partiellement approcher la vérité. 8 destins, 8 vies qui s’entrecroisent : hommes, femmes, transgenre.. de tous les continents, de toutes les langues, de toutes les cultures, de tous les pays.. « Sense8 » tend à l’universalité alors même qu’elle aborde de front la question des différences. Lana et Lilly Wachowski (Cloud Atlas, Matrix) signe une œuvre chorale au diapason d’acteurs et d’actrices exceptionnel(les) et je pèse mes mots. On s’attache aux personnages, à leur humanité, à leurs forces et leurs faiblesses, à ce qui fait leur singularité : ainsi l’actrice transgenre Jamie Clayton ou Nomi vit une histoire d’amour avec une autre femme tandis que Lito et Hernando s’aime passionnément.. C’est toute la beauté de cette série, de mettre sur le même plan les individus quelque soit leurs différences quelles soient de genre ou d’ordre sexuel, etc. Ainsi on vibre autant devant Lito et Hernando que devant la passion unissant Riley à Will.. les frontières s’effacent, les cultures, les religions, la sexualité, tous ces prêts à penser laissent la place à un sentiment profond et inconditionnel d’humanité et d’amour du prochain. On les aiment pour ce qu’ils ou elles sont et non parce qu’ils seraient dans telles ou telles pseudo cases bien compartimentées dans nos esprits. Un aspect libertaire et transgressif qui fait du bien à l’âme en ces temps troublés où rappelons nous beaucoup de pays condamnent encore l’homosexualité par exemple. Alors bien sûr, certains esprits chagrineur me diront que cette première saison a des défauts. Oui, c’est vrai. Mais c’est aussi vrai que ses qualités l’emportent largement. Peu de séries Netflix donnent un tel sentiment de communion entre les personnages et ceux (spectateurs) qui les suivent. Mentions spéciales à Miguel Angel Silvestre qui campe un Lito tour à tour drôle et bouleversant, à Tuppence Middleton qui joue Riley, à Brian J. Smith qui joue Will, à Toby Unwomere qui interprète le touchant Capheus prêt à tout pour trouver des médicaments pour soigner sa pauvre mère malade du Sida, à Tina Desai qui est Kala (elle est sublime), à Jamie Clayton enfin qui joue Nomi.. un petit bémol pour Max Riemelt et son rôle de Wolfgang que j’apprécie moins (très subjectif comme toujours). Les décors sont très beaux, la série disposaient de gros moyens et ça se voit (c’est cette question du trop grand coût qui nous empêchera d’avoir une saison 3 de « Sense8 ».. triste). Vous l’aurez compris, « Sense8 » est un énorme coup de cœur pour moi. Une œuvre à regarder le cœur grand ouvert, sans préjugé, une ode à la tolérance et à notre humanité, à notre universalité. Grandiose, épique, pleins d’émotions, de sentiments, on est pris par l’histoire et moi de n’avoir plus qu’une attente : poursuivre avec la saison 2 ! Une des meilleurs séries vu jusqu’à présent sur Netflix.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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