Cinéma : « Valérian et la Cité des Mille Planètes » Luc Besson

550722.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire : Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Quoiqu’il fasse ou dise, Luc Besson ne laisse personne indifférent. La sortie fin juillet de son dernier long métrage librement inspiré d’une bande dessinée d’anticipation en est une nouvelle fois la preuve. Besson ne fait rien comme tout le monde. « Valérian et la Cité des Mille Planètes« , c’est un projet dantesque avec à la clé le plus gros budget pour un film français avec 200 millions d’euro. Europa Corps, sa société de production jouait gros avec cette sortie. On le sait à présent, la critique US a été désastreuse pour « Valérian », le film étant affublé du vocable de navet. Pas de place pour la demi mesure au pays de l’Oncle Sam qui n’aime rien tant que détester par principe les productions qui peuvent leur faire de l’ombre au box office. La sortie française s’est mieux déroulé avec une estimation à terme de 4 millions de spectateurs pour « Valérian ». La presse française aussi a été globalement plus indulgente avec Luc Besson. Mais celui-ci, une nouvelle fois, s’est attiré les foudres d’une certaine presse cinéphile et critique. Besson joue avec Valérian dans la même cour que les blockbusters américain. Ni plus, ni moins. On peut saluer à l’heure des suites advitam eternam, son souhait de sortir une nouvelle franchise. Les jaloux crient aux loups. Besson fait du marketing et plus du cinéma. Valérian est un projet mégalomane à l’image de son réalisateur et j’en passe et des meilleurs. Reprenons notre calme. Oui, Valérian à coûté une montagne d’euro, de dollars mais par pitié revenons en au cinéma et laissons de côté les calculs et les méandres du box office. Qu’en est-il du film « Valérian » ? Mérite t’il toutes ces avanies ? La réponse est non bien évidemment. Besson ne changera jamais. Valérian est un pur condensé de ce que le réalisateur a déjà fait par le passé. On y retrouve ces fulgurances et cette naïveté adolescente dans le scénario tenant sur un timbre poste. Besson n’est pas Scorsese ou bien encore Spielberg ou Ridley Scott certes, mais Valérian ne mérite pas ces réjouissances autour de son succès mitigé. Techniquement parlant, les effets spéciaux sont bluffants. C’est beau et les univers sont variés. Le duo d’acteurs m’a plu, surtout Cara Delevingne qui s’en sort très bien. La première heure est même enthousiasmante mais par la suite le scénario pêche par une trop grande prévisibilité des événements. L’hstoire, le scénario ce n’est pas le point fort de Besson. Il n’est pas Nolan non plus. Le message délivré par le film est profondément naïf, mais là encore qu’attendre de plus de Luc Besson. Selon moi, le défaut principal de Valérian c’est qu’il fagocyte plus ou moins habilement les Avatars, Star Wars et autres films entrés et ancrés dans la culture populaire d’aujourd’hui. L’originalité n’est pas de mise ici. Le film est bancal certes mais il possède un charme certain. Si vous aimez le cinéma de Luc Besson, ce film est fait pour vous. Si vous n’avez pas de soucis avec le fait de découvrir un ersatz d’Avatar alors courrez y ! Loin d’être le navet annoncé à grands cris par certains, pas non plus du niveau des classiques de la SF, Valérian oscille entre les deux courants en se révélant être un habile blockbuster aux multiples sources d’inspirations et à l’humour jubilatoire. On peut se féliciter qu’il y est encore des Luc Besson pour se lancer dans de tels projets colossaux. Imparfait mais néanmoins attachant.

Ma note:♥♥♥♥1/2 /5.

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