Cinéma : « Café Society » de Woody Allen

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L’Histoire :  New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…
Woody Allen a fait l’ouverture du festival de Cannes avec son « Café Society« , hors compétition bien sûr (le réalisateur n’a jamais accepté d’être à Cannes en compétition). L’occasion de mesurer à l’aune de cette livraison annuelle, l’état de forme du vieux monsieur qu’on aime tant aimer. L’inconditionnel que je suis a lu des critiques dithyrambiques dans tous les médias. C’est dit, après « un homme irrationnel » un poil décevant, nous allions voir de quel bois se chauffe notre réalisateur. Malheureusement, je dois bien reconnaître qu’à la sortie de la salle de cinéma, c’est le sentiment de frustration qui prédomine. Le casting avec Kristen Stewart en tête (qui elle est excellente) pêche en ce sens ou l’on ne croit pas une seule seconde au rôle du très fade Jesse Eisenberg (quel manque de charisme !). Par quel miracle une femme comme Blake Lively ou encore Kristen Stewart tomberait amoureuse d’un tel homme. Lorsqu’il joue les niais passe encore, mais quand il doit nous faire croire qu’il gère un night club avec tout le monde à ses pieds, là je dis stop. Ce n’est pas vraisemblable. Joaquin Phoenix est un immense acteur qui a, grâce à son talent, transcendé certaines faiblesses de « l’homme irrationnel« . Ici, j’ai trouvé les dialogues pas aussi incisifs que d’habitude, l’humour est trop rarement présent (si quand même cette conversion du frères gangster qui à l’heure de la mort préfère être un juif relaps et choisir le christianisme parce qu’il y a une espérance de vie après la mort). Les seconds rôles sont bons, les parents, le frère, la sœur et le beau frère communiste, j’aurais tant aimé que l’histoire creuse en ce sens là, au lieu de nous imposer ce que Woody Allen a déjà fait mille fois, c’est à dire nous dépeindre un monde bourgeois, le tout avec une musique jazzy trop de fois entendu. Woody Allen tourne beaucoup, trop sans doute à mon goût. Avec « Café Society », il recycle et reprend pèle mêle ce qui a fait le sel de son cinéma, à ceci près que le casting est loin d’être au diapason d’une photographie et de lumières splendides. Un Woody Allen en mode mineur en somme.
Ma note:♥♥♥1/2    /5.

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