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LES FILMS DE L’ANNEE 2015 !

FILM DE L’ANNEE 2015 !

FELIXETMEIRA_120X160DEF_PRINT.indd1 « FELIX ET MEIRA » Date de sortie 4 Février 2015

L’Histoire : Tout oppose Félix et Meira. Lui mène une vie sans responsabilité ni attache. Son seul souci, dilapider l’héritage familial. Elle est une jeune femme juive hassidique, mariée et mère d’un enfant, s’ennuyant dans sa communauté. Rien ne les destinait à se rencontrer, encore moins à tomber amoureux.

Quel plaisir de découvrir enfin grâce à la VOD, ce film si touchant, si enthousiasmant qu’est « Félix et Meira« . Découvert grâce au magazine Première en Février 2015, il avait immédiatement attiré mon attention mais il n’était malheureusement pas sorti en salle dans mon cinéma préféré. Cet impair est aujourd’hui réparé. Maxime Giroux a vu son film se voir décerner le titre de meilleur film canadien devant excusez du peu, Xavier Dolan lui-même. Précédé de critiques élogieuses, je peux vous confirmer le bien fondé de ces dernières. Ce film est un écrin délicat, sensible où vivent et meurent sous nos yeux les sentiments amoureux, ceux d’une femme prisonnière du carcan religieux imposé par sa communauté, par son mari, et ceux d’un homme qui n’a pas encore trouvé sa place en cette vie. Ces deux êtres fêlés, blessés par la vie vont se retrouver et s’aimer ou pas.. car chez Maxime Giroux, la question des sentiments n’est pas archétypale et simpliste. Chacun des trois êtres (Félix, Meira et son mari) lutte pour trouver le chemin qui lui paraîtra le plus juste. Sans a priori et avec une belle liberté, il brosse le portrait de cette femme mère d’une enfant, de son mari Juif fervent et de Félix celui auprès de qui elle se sent enfin libre. L’utilisation de la musique magnifie des images qui font apparaître tout le talent de ce réalisateur qui ne cède jamais aux facilités. Son film est lent, profondément sensible, délicat, majestueusement filmé, servi par des comédiens d’une justesse rare. Hadas Yaron et Martin Dubreuil nous laissent profondément ému, pleins de questions face au jeu des sentiments, du désir, de l’amour. La fin que je vous laisse le soin de découvrir est d’une rare subtilité. Si ce film avait été réalisé par James Gray (que j’adore par ailleurs), on crierait au génie. Dans la lignée d’ »In The Mood for love » de Wong Kar Wai et autres « Two lovers » de Gray. Un grand film, vraiment.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19548324&cfilm=230965.html

2614852 « SICARIO » Date de sortie 7 Octobre 2015

L’Histoire : La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Précédé de critiques enthousiastes au festival de Cannes au Printemps dernier où « Sicario » a fait l’unanimité de la presse et du public (sauf Libération et les Cahiers du cinéma qui n’ont pas goûté ce plaisir défendu d’un cinéma populaire et exigeant à la fois.. ont-ils déjà aimé un film ? la question reste entière..), c’est donc avec une grande impatience que j’attendais le dernier long métrage de Denis Villeneuve (réalisateur qu’on ne présente plus tant ses derniers films ont prouvé la valeur de son travail en matière de cinéma). Villeneuve s’essaie au film de genre, le thriller sur les cartels de la drogue, le trafic, ses victimes, la guerre qui se joue à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis dans la tristement célèbre Ciudad Juárez (une ville située au nord de l’État de Chihuahua). La toile de fond est posée et l’histoire de servir de prétexte pour une plongée dans les méandres de cette guerre où Emily Blunt (parfaite dans son rôle) représente le droit dans sa stricte légalité en tant qu’agent du FBI, tandis que Josh Brolin en chef d’opération spéciale et surtout l’immense Benicio Del Toro en tueur implacable, charismatique à souhait et qui nous glace le sang tout au long du film constituent eux la face sombre et pas vraiment légal de cette guerre contre la drogue. Un casting de premier ordre qui est un des atouts majeurs de « Sicario ». Qui sont les bons et les méchants, avec cette question au fond qui traverse le film de part en part, qui contrôle vraiment qui ? personne au fond mais le film dresse un visage et un bilan sans concession de la guerre contre les cartels de la drogue. La séquence au début du film de la sortie de Ciudad Juárez d’un baron de la drogue arrêté puis extradé aux Etats-Unis, est un modèle du genre. L’angoisse que connaît Emily Blunt durant tout le film, ses interrogations, tout cela nous tenaille nous spectateurs pendant toute la durée de « Sicario ». Le casting je l’ai dis est parfait avec une mention spéciale à Benicio Del Toro que je n’avais pas vu aussi convaincant depuis longtemps, ainsi qu’à Emily Blunt qui ne cesse de subir la dure réalité de ce qu’est la guerre contre ces criminels au jour le jour. C’est bluffant de réalisme, nullement moralisateur et le réalisateur de nous laisser scotché par ce « Sicario » (nom donné aux tueurs à gages au Mexique) qui confirme s’il en était besoin que Denis Villeneuve est un grand. Sans aucun doute, un des films de l’année 2015 !

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19555421&cfilm=228114.html

5702183 « AMERICAN SNIPER » Date de sortie 18 Février 2015

L’Histoire : Tireur d’élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d’innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de « La Légende ». Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu’il devient une cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger, et l’angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s’imposant ainsi comme l’incarnation vivante de la devise des SEAL : « Pas de quartier ! » Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu’il ne parvient pas à retrouver une vie normale.

Sacré défi que celui relevé par Clint Eastwood dans son nouveau film « American Sniper ». Comment aborder la figure du héros Chris Kyle sans tomber dans l’hagiographie ? Je préfère vous le dire tout de suite, le procès intenté à Eastwood est profondément malhonnête. Oui, il y est question de patrie, de patriotisme, d’une forme d’héroïsme mais ce dernier est toujours vain et c’est là que réside à mon sens le point fondamental de la réflexion tenu par Clint. Bradley Cooper est exceptionnel dans son rôle. Il est ce héros au masque se fissurant au fur et à mesure que tombe ses dernières illusions sur ce combat. Pourquoi se bat-il au juste ? Pour protéger les siens, son pays contre ce qu’il perçoit comme étant le mal. Il ne sera pas un « mouton » mais bel et bien le « gardien du troupeau » face aux « loups ». Ce passage du film est intéressant car il consigne le matériel intellectuel et le conditionnement dans lequel on maintient Chris depuis qu’il est tout jeune. Bradley Cooper est un héros mais tout a une fin. Ses amis tombent les uns après les autres, sa femme (Sienna Miller magistral dans son rôle d’épouse et de mère) tente coûte que coûte de maintenir un semblant de vie normal mais le mal est fait. Kyle revient d’Irak miné par des troubles d’ordre psychiques liés au stress des combats qui est un point très bien rendu dans le film. Les scènes de combat sont affreuses, où peut-on voir ici une glorification du fait guerrier ? Kyle est un héros pour ses frères soldats. Lui ne fait au fond que ce qu’il sait faire : tuer. Mais l’aspect fondamental c’est que tout est vain, la chasse des terroristes d’Al Quaîda, le sacrifice des femmes et des enfants envoyés à la mort par des fanatiques aussi.. Bouleversant, révoltant dans ce qu’il nous montre de la réalité d’une guerre « propre » qui n’est qu’un concept pour technocrates bornés, qualificatif voulant masquer la réalité, cette réalité. Oui la guerre est sale, fût elle au nom d’idéaux aussi beau que ceux de liberté etc. Un grand film est celui qui ne vous laisse pas de conscience au repos. Un grand film vous questionne. Qu’aurais je fais moi ? Injustement boudé aux Oscars, Eastwood a obtenu la plus belle des victoires avec un succès public majeur aux États-Unis et un peu partout dans le monde. Un hommage poignant mais aussi tout en pudeur sur une des pages les plus sombre du XXIème siècle. Avec « American Sniper », Eastwood signe son film le plus abouti. Une œuvre maîtresse à n’en pas douter.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19550839&cfilm=208041.html

1132764 « LES CHANSONS QUE MES FRERES M’ONT APPRISES » Date de sortie 9 Septembre 2015

L’Histoire : Johnny vient de terminer ses études. Lui et sa petite amie s’apprêtent à quitter la réserve indienne de Pine Ridge pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine du père de Johnny vient bousculer ses projets. Il hésite également à laisser derrière lui Jashaun, sa petite sœur de treize ans dont il est particulièrement proche. C’est tout simplement son avenir que Johnny doit maintenant reconsidérer…

« Les Chansons que mes frères m’ont apprises« , un titre énigmatique, poétique et profond qui colle parfaitement à la sensation qui nous traverse au sortir de ce film signée par Chloé Zhao, une jeune réalisatrice née en Chine et vivant depuis dix ans à New York. Ce regard, son regard n’est pas celui des vautours voleurs d’images funèbres. Elle pointe avec délicatesse, sans suffisance aucune, les difficultés d’existence, le mal de vivre, dans une réserve indienne du Dakota, à Pine Ridge. Un endroit qui accumule les handicaps : l’alcool surtout qui rend fou, l’obésité, la drogue, les familles déchirées, la violence des gangs, les trafics en tout genre, le suicide, l’ennui enfin et le fait de n’être pas considéré tout à fait comme des hommes à part entière.. Ces humiliations, ces blessures, les indiens des Etats-Unis les vivent plus que de raison. On est ému par cette réalité, révolté même mais sans que jamais l’auteure ne cède aux facilités dramatiques communément admises dans malheureusement beaucoup trop de film-documentaire. La force de ce dernier, c’est de puiser justement dans son aspect naturaliste. Les acteurs sont au diapason, la relation si forte et si belle entre un frère et une sœur que rien ne peut séparer, John Reddy (d’une intensité rare) et la toute jeune Jashaun St. John (éblouissante) est le point fort de cette traversée d’une Amérique à la dérive, en perte de repères. Jamais sépulcrale ou mortifère, ce n’est pas ce qu’a souhaité exprimer Chloé Zhao, on sent bien au contraire poindre ici et là des notes d’espérances et une poésie des mots et des images saisissantes. Cela fait plaisir de voir qu’il y a encore des cinémas en France qui osent programmer de véritables œuvres qui donnent non seulement à voir mais également à penser notre monde et sa complexité.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

Interview de la jeune réalisatrice sur Télérama :

http://www.telerama.fr/cinema/chloe-zhao-j-ai-perdu-toutes-mes-illusions-sur-le-cinema-independant-americain,130987.php

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19553259&cfilm=233834.html

0520745 « STAR WARS – LE REVEIL DE LA FORCE » Date de sortie 16 Décembre 2015

L’Histoire : Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».

Tout a déjà été dit au sujet de cette attente interminable du nouvel épisode de la saga Star Wars. Allait-il être capable de nous faire oublier les errements de la prélogie pour mieux nous rappeller les qualités immenses de la trilogie originelle de Georges Lucas ? Lorsque nous avons appris la vente par ce dernier des droits de l’oeuvre ultime de science fiction à Disney, nous pouvions craindre le pire. Je ne prolonge pas plus longtemps votre attente fébrile, « Star Wars, le réveil de la force » est Le film que nous n’attendions plus, un hommage en bonne et due forme à « La guerre des étoiles » qui nous replonge avec délice dans tout ce que nous pouvions ressentir de fort dans la saga. Les plans de soleil couchant, les séquences d’émotions pures, d’action, d’humour aussi, les décors, la musique, le choix d’acteurs au diapason des anciens, tout culmine dans ce « Star Wars » pour ressusciter en nous la magie de la trilogie. J. J. Abrams utilise avec parcimonie les effets spéciaux, recherchant le « vrai » là où sonnait tant le « faux » de la prélogie. Incarné dans tous les sens du terme, ce film l’est en tout point. Daisy Ridley est charismatique à souhait tandis que John Boyega apporte ce qu’il faut pour que notre duo sonne juste. Mais, si ce « Réveil de la force » est aussi puissamment évocateur c’est aussi parce qu’il nous permet de revoir avec émotion Han Solo, la princesse Leia, ainsi que Luke Skywalker (pour ce dernier je ne vous dévoile rien). Le seul bémol, s’il devait y en avoir qu’un, serait sans doute cette volonté de ne pas rompre d’un pouce avec la trilogie originelle. Un hommage et non un pastiche qui ravive en nous la flamme et nous fais dire que décidément nous ne sommes pas près de quitter des yeux cette très lointaine galaxie.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19558259&cfilm=215097.html

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(8 commentaires)

  1. Je viens bientôt te mettre mon top 5 …
    Un coup de cœur commun, tu t’en doutes… et 3 films (que j’ai manqués) qui me font envie dans ta sélection…
    En attendant, je te présente mes meilleurs vœux, sincères et affectueux, pour que 2016 te réserve des bonheurs variés, de belles joies, t’épargne au maximum les déconvenues, soucis et autres problèmes importants…
    Et rêvons un peu … 2016, dans un monde meilleur et apaisé, mais là, j’avoue que j’ai du mal à être optimiste malheureusement !!!
    Grosses BIZZZZZZZZ…….

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  2. Coucou Marithé ! merci beaucoup, j’ai hâte de voir ton top 5. Meilleurs vœux à toi également et surtout la santé qui est à mon sens l’élément le plus important ! de belles choses pour toi en cette année 2016 ! oui je suis plutôt pessimiste sur cette idée d’un monde meilleur mais essayons modestement autour de nous d’être gentil, tolérant.. je crois beaucoup en la gentillesse, c’est une autre façon d’appréhender le monde qui nous entoure avec toutes ces horreurs qu’ont nous assènent à la télé en boucle. Cette empathie je la ressens chez toi, merci encore et longue vie à nos blog Marithé 🙂 bizzzz de Bretagne pour toi ! 🙂
    Frédéric.

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  3. Coucou Frédéric ! Voilà mon TOP 5 promis:
    1 ) « Timbuktu »
    (sorti tout à fait fin 2014, alors, je te l’ai mis dans les 2015, car vraiment ce film mérite qu’on le diffuse encore et encore…….. ). Il me semble d’une extrême importance par ces temps dramatiques partout dans le monde !

    De Abderrahmane Sissako. Avec Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri –
    Drame Français, Mauritanien – 11 prix, 10 nominations

    Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
    En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
    Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée.
    Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

    Un film bouleversant qui suscite en nous énormément d’émotions et une révolte face à la barbarie, l’inculture et l’imbécilité. Un cinéma d’une grande force, d’une grande qualité artistique, dans lequel l’humour, la poésie et la vie résonnent dans ce cauchemar intégriste. Le beau, l’absurde, la haine, l’amour, l’espoir, le désespoir, l’obscurantisme religieux, l’intelligence, la résistance… font vibrer tantôt notre colère, tantôt notre admiration ! Pour moi, c’est un chef d’œuvre, et une résonance funeste à l’actualité…

    2 ) « American Sniper »
    De Clint Eastwood – Avec Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes – Biopic, Guerre, Drame Américain – 1 prix et 10 nominations
    Je te rejoins totalement sur ce film ; j’ai particulièrement apprécié les aspects psychologiques mis en évidence dans ce film…
    Voir https://thedude524.wordpress.com/2015/02/27/cinema-american-sniper-de-clint-eastwood/

    3 ) « La femme au tableau » –
    De Simon Curtis. Avec Helen Mirren, Ryan Reynolds, Daniel Brühl –
    Drame Britannique, Américain
    Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la « Joconde autrichienne » à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire…

    A mi-chemin entre le docu-drame et le thriller juridique, « La Femme au tableau » se révèle une passionnante leçon d’histoire. Le suspense, l’interprétation de Helen Mirren, aussi irrésistible qu’imprévisible, et de Ryan Reynolds, retracent impeccablement ce feuilleton judiciaire. Une histoire humaine, symboliquement puissante.

    4 ) « Fatima »
    De Philippe Faucon. Avec Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche –
    Drame Français – 1 prix, 5 nominations
    Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

    Un film délicat, d’une profonde humanité. Une grande finesse dans la mise en scène, Philippe Faucon use des plans fixes et cadre suffisamment près des corps pour ne laisser entrer à l’image que l’essentiel. Vraiment des cadrages exceptionnel. Pas de musique additionnelle pour venir ajouter un surcroît d’émotion, le scénario avance avec précision et une infinie douceur. Un attachant portrait de femme qui est aussi une subtile analyse sociale. Un film épuré, tout en naturel, lucidité, sincérité et sensibilité et qui évite le sentimentalisme.

    5 ) « L’Homme irrationnel »
    De Woody Allen
    Avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey Drame, Thriller, Romance Américain
    Je t’ai dit ce que j’en pensais dans ton précédent article sur ce film…
    Voir https://thedude524.wordpress.com/2015/10/15/cinema-lhomme-irrationnel-woody-allen/

    En prime, je t’en mets un 6 ème !

    6 ) « Le Dernier loup »
    De Jean-Jacques Annaud
    Avec Feng Shaofeng, Shawn Dou, Ankhnyam Ragchaa .
    Aventure, Drame Français, Chinois.

    1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

    Le film mêle avec brio récit initiatique, fable spirituelle et fresque historique… Un film palpitant, parfois à couper le souffle. Si « Le Dernier loup » n’est pas dénué d’un message écologique et d’une ode au rapprochement entre les peuples, il ne me semble pas angélique et il repose sur une dramaturgie forte. Certaines scènes sont d’une extrême violence. A y regarder de près, ce film n’est pas aussi naïf que certains critiques ont bien voulu le dire.

    Voilà, voilà… une sélection pour cette année qui m’a moins enthousiasmée que les précédentes… J’ai malheureusement loupé quelques bons films qui sont passés en coups de vent en province… je me rattraperai sous peu !
    Grosses bises à toi … Toujours un plaisir de passer ici !!!

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  4. Coucou Marithé ! un grand merci pour ce top 5 qui est même un presque top 6. C’est toujours riche de pouvoir échanger sur nos coups de cœur ciné. On a le cinéma dans le cœur toi et moi. Ton coup de cœur de l’année justement : « Timbuktu », je l’ai vu en dvd et j’ai vraiment aimé. Le message est fort ! le style épuré et profondément dépaysant. Un très bon film. « American Sniper » c’est un classique, c’est profond, du grand Eastwood, vu au cinéma en début d’année dernière et il m’a marqué. « La femme au tableau », je ne l’ai pas vu mais cela fait clairement envie. Helen Mirren est une grande actrice. Hâte de découvrir ce film. « Fatima », j’en ai entendu parler mais ne l’ai pas encore vu. Une jolie découverte en perspective 🙂 Le Woody Allen était un bon cru, moi j’aime ses films tout comme toi et puis les acteurs sont au top. Jean Jacques Annaud, je le trouve trop souvent mésestimé mais à mon sens c’est un grand. « Le dernier loup », je l’ai manqué de peu au cinéma, hâte de voir cela. Le soucis c’est que comme tu le dis si bien, il est de plus en plus difficile d’avoir une offre cinéma digne de ce nom. Alors, il faut scruter les sites ciné pour trouver la séance vost qui nous permets de découvrir de vrais pépites comme « Les chansons que mes frères m’ont apprises » qui devrait te plaire. Heureusement ici à Lorient on a la chance d’avoir un complexe cgr pour les films grand public et un cinéville pour les films d’auteurs, ou les films plus confidentiels. Je n’oppose pas l’un à l’autre, c’est juste une expérience différente. Tu vois par exemple le dernier Terrence Malick n’est pas sorti ici à la date prévu mais en janvier de cette année.. pourquoi ? moins de prise de risque des salles de cinéma qui privilégient de plus en plus les grosses productions mêmes lorsqu’elles sont mauvaises aux films disons plus exigeants. Passe un bon week end Marithé, c’est vraiment gentil d’avoir pris de ton temps pour m’écrire ce top ciné. Bises bretonnes pour toi Marithé ! @très vite 🙂
    Frédéric.

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  5. Je vais aussi te parler de 2 films qui m’ont particulièrement déçus, malgré les bonnes critiques ou prix et nominations :

    « Mon Roi » (2h 04min !) – De Maïwenn – Avec Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel – Romance, Drame Français.
    Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …

    Lassant ! Ennuyeux ! un scénario et une réalisation trop convenus, un récit trop binaire ; une accumulation de scènes, des jeux d’acteurs caricaturaux, rien n’accroche… on a l’impression qu’on n’a pas su faire de choix au montage, et qu’alors on a tout mis ; l’impression aussi que les acteurs se regardent jouer et surjouent ! Décidément, j’ai l’impression que Vincent Cassel ne me convaincra jamais !
    1 prix et 8 nominations ??? Décidément Maïwenn est à la mode ! Le cinéma nombriliste aussi… Ce n’est que mon ressenti, à part ça, les critiques sont bonnes en général…

    « Un + une » ( presque 2h d’ennui !) – De Claude Lelouch – Avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert – Comédie – Film Français.
    Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

    Jean fait du Dujardin, Elsa fait du Zylberstein, et … Christophe fait du Lambert !
    Les personnages n’évoluent pas et ce jeu de séduction tourne à vide. Les répliques tombent souvent à plat. Là aussi c’est souvent surjoué…
    Tout fait décor… Tout paraît déconnecté du réel, mais peut-être était-ce l’intention !
    J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un film de débutant…
    Bien sûr, Lelouch fait du Lelouch, mais j’en ai préféré d’autres…
    Aucune surprise, un film assez niais, accumulant les clichés…
    Long, lent, ennuyeux…
    Les critiques sont bonnes en général, les spectateurs sont plus frileux…
    Mais c’est Mr Lelouch et Mr Dujardin, alors …
    Je peux comprendre qu’on aime, je n’ai malheureusement pas été embarquée…

    Si tu en as l’occasion, tu me donneras tes impressions qui peuvent être bien différentes…
    Grosses bizzzzzzzzzz, à bientôt…

    Aimé par 2 personnes

  6. J’ai bien aimé ta façon de décrire ces films pas top ! Je n’ai pas vu ces films mais pour ce qui est de celui de Maïwenn, mon gros soucis c’est que je n’ai jamais adhéré à Vincent Cassel qui est à mon sens l’un des acteurs les plus surestimés du 7ème art.. Louis Garrel.. même chose, aucune émotion avec des acteurs qui s’écoutent et font du fait de sur jouer leur seconde peau ! Maïwenn a réalisé le très joli Polisse qui doit beaucoup à ses acteurs mais là avec un tel trio d’acteurs. Les films de Maïwenn ont toujours eu ce côté « je me regarde filmer ce que je filme.. lol ». 🙂
    Pour le Lelouch, je comprends ta déception mais pour moi Lelouch na rien fait de bon depuis « ça n’arrive qu’aux autres » qui est un film que j’adore. J’ai un souvenir post traumatique de « La belle histoire », son film de 3h avec des romains, des lépreux, des acteurs perdus, des scènes sans queue ni tête et un Lanvin abandonné car n’ayant pas compris un scénario que Lelouch n’a dû pas lui-même comprendre. Dujardin a voulu faire un Lelouch car cela fait bien sur un cv mais le public dans tout ça ? Tu vois j’adore Terrence Malick et ma crainte c’est de voir Malick se Lelouchiser en privilégiant la forme pour la forme au fond qui est quand même de raconter une histoire.
    Tu vois cette année le film qui m’a le plus déçu c’est celui de Paul Thomas Anderson « Inherent Vice », j’adore ce réalisateur et puis Joaquin Phoenix en acteur est juste formidable mais le soucis majeur c’est que l’on n’y comprend rien et quand je dis rien c’est rien 😉 il paraît que c’était le but du réalisateur, montrer que son personnage ne comprenait pas ce qu’il lui arrive. 2h40mn quand même.. moi qui avais adoré « There Will be blood » quelle déception ! Il est devenu hermétique et ça c’est dommage. J’adore le cinéma d’auteur mais il faut tout de même un minimum.
    Bonne soirée Marithé !
    Grosses Bizzzzzzzz de Bretagne 🙂

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