Les films de l’année 2012 !

L’année 2012 est presque achevée et voici venu le temps des bilans. J’ai chroniqué pas moins de  23 films vu au cinéma cette année soit sept de plus qu’en 2011. Comme toujours, il y a eu des débats houleux sur certains films, je pense à « Prometheus » adulé par les uns et conspué par d’autres, le moins que l’on puisse dire c’est que Ridley Scott n’a pas fait l’unanimité ; on pourrait dire la même chose du troisième volets des aventures de Batman signées Nolan avec cette séquence polémiquo-fou rire de Marion Cotillard ; un porté disparu : Steven Spielberg perdu dans son naveton de l’année ; un réalisateur toujours aussi prolifique : Tim Burton ; un petit nouveau qui va faire du bruit « Looper » ; un Peter Jackson perdu dans les terres du milieu avec son voyage qui n’a d’inattendu que le titre (que cela ne vous empêche pas de vous jeter sur le livre qui est un chef d’œuvre absolu) ; heureusement pour le cinéma US Pixar et Dreamworks sauvent la mise pour les films d’animation; un cinéma français toujours aussi malade, pris en étau entre comédies made in télévision, film subventionné tendance gaucho bobo et ces petits miracles qui font qu’ont ne perd pas tout à fait espoir.. mais assez parlé et place à présent au Top 5 des films vu au cinéma cette année :

Prometheus_affiche5) « Prometheus » de Ridley Scott, Ma note :5/5.

L’Histoire : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend…

« Prometheus » est un film de Science Fiction sublime où Ridley Scott nous plonge avec délice dans une œuvre mâture et maitrisée de bout en bout. Si l’intérêt de la 3D semble tout à fait relatif, c’est parce qu’il y a ici un véritable scénario nous offrant des séquences de cinéma comme l’on en voit que trop peu (à ce titre l’introduction du film est une petite merveille). Ridley Scott ne nous sers pas un simple prequel d’Alien, son film rejoint tout simplement la trilogie magique d’Alien, Blade Runner et donc à présent « Prometheus », mais en tant qu’œuvre originale à part entière. Nul temps mort ici, des effets spéciaux bluffant et puis ces dix dernières minutes dont je vous laisse le soin de les découvrir. J’ai passé un très beau moment de cinéma. Un des plus beau films de l’année à n’en pas douter !

la-taupe-affiche4) « La taupe » de Tomas Alfredson, Ma note :5/5.

L’Histoire : George Smiley est l’un des meilleurs agents du « Cirque », quartier général des services secrets britanniques. Alors qu’il vient à peine de prendre sa retraite, le cabinet du premier ministre fait de nouveau appel à lui.

Tomas Alfredson nous livre un très grand second film, confirmant par la même qu’il est l’un des cinéastes les plus intéressants de sa génération. De facture très classique, ce merveilleux film d’espionnage vaut pour le jeu de ces acteurs tous au diapason d’un scénario machiavélique tiré d’un roman de John Le Carré. Inutile de déflorer ici l’histoire riche et dense de notre film, mais juste la volonté chez moi de vous conseiller d’aller voir en salle une œuvre qui renoue avec un certain cinéma avant tout psychologique et sans effets spéciaux à tout va. Encore une fois, le choix des acteurs, notamment Gary Oldman parfait dans son rôle qui lui a valu une nomination aux Oscars, est l’atout maître de ce film complexe certes, mais maîtrisé de bout en bout.

quelques-heures-de-printemps3) « Quelques heures de Printemps »de  Stéphane Brizé, Ma note :5/5.

L’Histoire : A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l’un vers l’autre ?

Stéphane Brizé signe une nouvelle œuvre pleine d’émotion, après « Mademoiselle Chambon » le voici nous revenant avec ces « Quelques heures de Printemps » formé autour d’un trident d’acteurs tous au diapason. Vincent Lindon y est absolument formidable de justesse, tout en colère tantôt contenu tantôt éruptive. Ce personnage d’homme brisé par la vie lui sied à merveille. Mais celle qui transcende véritablement le film, lui conférant un indéniable parfum de film référence, c’est Hélène Vincent, incroyable de vérité dans le rôle de cette femme condamnée par la maladie. Attention, ce film est particulièrement éprouvant et je le déconseille fortement à celles et ceux qui n’ont pas trop le moral en ce moment, pour les autres vous passerez à coup sûr un très beau moment de cinéma. Je voudrais signaler également le second rôle très beau d’Emmanuelle Seigner qui nous permet de mieux cerner les blessures du personnage de Vincent Lindon, cette incapacité à se dire les choses, ses regrets ravalés comme autant de sanglots ne pouvant se frayer un chemin. C’est mon film français coup de cœur de l’année !

Looper-Affiche2) « Looper » de Rian Johnson, Ma note :4,5/5.

L’Histoire : Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

« Looper » est un classique instantané, une preuve de plus que le vrai, le grand cinéma n’a pas forcément besoin de montagne de dollars pour accoucher d’une pépite comme l’est le film de Rian Johnson. Scénario, mise en scène, jeux d’acteurs, des effets spéciaux utilisés avec parcimonie. Ce film me rappelle l’onde de choc suscitée par le premier « Matrix ». Il a l’étoffe d’un grand film ambitieux et visionnaire qui a de plus la riche idée de voir son pouvoir d’attraction monter crescendo jusqu’au final qui nous laisse sans voix ou presque. Il y a bien longtemps que je n’avais pas vu Bruce Willis convié à un tel spectacle. Tous les acteurs sont d’ailleurs au diapason, je pense notamment à Joseph Gordon Levitt. Le scénario et la réalisation proviennent d’un seul homme. Il faudra suivre avec attention la suite de la filmographie de celui qui a tout d’un très grand. Je ne peux que vous inviter à découvrir « Looper » lors de sa sortie en BluRay et Dvd.

the-dark-knight-rises-nolan1) « The Dark night rises » de Christopher Nolan, Ma note :5/5.

L’Histoire : Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. Mais l’arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, risque d’arracher Bruce à l’exil qu’il s’est imposé. Pourtant, Batman n’est peut-être plus de taille à affronter Bane…

Nolan avait un sacré casse tête à résoudre, comment conclure une trilogie dont l’épisode deux, « The Dark night » a laissé une telle empreinte dans le cinéma contemporain ? comment faire oublier Heath Ledger ? comment rendre encore plus sombre ce troisième et dernière épisode d’une saga qui a d’hors et déjà consacré Christopher Nolan comme étant l’un des plus grands réalisateur de sa génération ? Le résultat est juste grandiose tant il dépasse nos attentes. « The Dark night rises »est crépusculaire à souhait, les effets spéciaux et le casting réunis, l’histoire à tiroir toujours chère à Nolan fonctionnent à merveille. 2h45mn d’un spectacle de très haute volée qui n’a actuellement pas d’équivalent. Impossible de décrocher une seule seconde. Christian Bale est absolument sublime dans son rôle d’un Batman déchu, meurtri par la mort de celle qu’il aimait, Tom Hardy en Bane réussit l’exploit d’égaler ou presque la noirceur du regretté  Heath Ledger dans son rôle du Joker. Sa puissance physique et son charisme lui permette de rendre coup pour coup à Christian Bale. Le reste du casting est au diapason de ces deux acteurs qui tirent le film vers des sommets. On reste estomaqué par la séquence de l’explosion du terrain de football américain dans le stade de Gotham city., par les courses poursuites et les gadgets tous plus dingues les uns que les autres inventés pour donner à ce Batman un goût de chef d’œuvre qui n’est pas près d’être égalé de si tôt. Dans son genre, « The Dark Night Rises » enfonce sans trembler toutes les autres licences de super héros. Anne Hathaway fait juste ce qu’il faut pour rendre son personnage de catwoman troublant car constamment tiraillée entre le bien et le mal, Morgan Freeman, Gary Oldman et Marion Cotillard (si si.. 😉 sont eux aussi à crédités d’une belle performance d’acteur. Pour moi, il n’y a aucun doute Nolan a plus que réussit son pari à tel point que l’on peut très justement se demander si ce troisième épisode n’est tout simplement pas le meilleur de la trilogie. Un des grands moments de cinéma de cette année 2012 à n’en pas douter.

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