Musique du Dude : Alina Simone »Placelessness » – M83″Digital Shades/Vol.1″- El Madmo (Norah Jones)

Placelessness

Son nom ne vous dis peut-être rien, Alina Simone fait dans le folk Indie, avec un univers musical quelque part entre PJ Harvey et Cat Power. Elle a sortie un album au nom de « Placelessness » où dès les premières notes du titre d’ouverture nous nous sentons en terrain connu.  » Saw Edged Grass » le second titres, accords minimalistes, jolie voix folk, l’ambiance est épurée au maximum. La faiblesse d’Alina Simone et de son album réside justement dans cette difficultée à se distinguer de ses deux grands artistes que sont Cat Power et PJ Harvey. Sa force, une voix vraiment belle aux intonations entêtantes et quelques mélodies dont ce « Pacifica » qui restent vraiment dans la tête. « Placelessness » est un album qui s’apprivoise. Il est très court, dix titres pour moins de 35mn de musique. Les premiers titres sont vraiment dans cette lignée folk rock américaine. Je suis séduis mais ne peut m’empêcher de penser à Chan Marshall et à cette petite fêlure en moins chez Alina, ce petit quelque chose qui empêche l’album de vraiment décoller, ce je ne sais quoi qui fait la différence… Un album calme et reposant, minimaliste, qui plaira aux amateurs du genre mais aussi aux néophytes. . « Refugees » est particulièrement réussit. Son seul malheur à Alina est de sortir son album après d’illustres songwriters du folk-rock us. Des chansons qui fleurent bon le Sud des Etats-Unis, la campagne, les grandes étendues. Elle aurait à ce titre pu faire partie de la Bo de« Into The Wild » de Sean Penn, je pense au « Nightswimming » ou encore « Black Water ». Elle nous sussurent à l’oreille des ballades, des mots qui nous bercent avec des arrangements qui quoique minimalistes restent classieux. L’album peut paraître à première écoute répétitif, mais c’est au fil des écoutes qu’il se livre véritablement. Une musique à écouter dans son hamac en sirôtant son cocktail white russian… Certains lui reprocheront une trop grande homogénéité des titres, le côté répétitif de la voix, je vous le dis c’est là à la fois sa force et sa faiblesse. Un album à réserver en priorité aux amateurs de folk indie et à ceux qui souhaitent découvrir des musiques et surtout des ambiances qui sortent des sentiers battues; les autres pourront passer leur chemin. Un disque qui sans atteindre des sommets, restent tout de même très agréable, avec toujours cette réserve de ne pas suffisamment se démarquer de ses illustres aînées.Ma Note:***  /5.
L’album est en écoute sur Deezer :
http://www.deezer.com/track/country-of-two-T862203#music/album/98495

Digital Shades /Vol.1

Un voyage à travers l’espace, le temps, le cosmos, voilà ce que nous proposent Anthony Gonzales de M83 « Digital Shades/Vol.1«  dans cet album sorti en 2007 et intitulé « . Un disque à l’ambiance éthérée, impalpables, à l’émotion pure. A l’écoute de ce disque on pense aux flocons de neige que l’on regarde tomber par la fenêtre l’hiver, on pense à une méditation bouddhique, un déplacement vers une planète inconnue. Un disque que je rapprocherais de ce que font aujourd’hui les formidables Cosmos70. Ce disque est vraiment particulier dans le sens où il vous faut laisser pénétrer par cette atmosphère envoûtante, une musique qui n’est pas sans rappeler Vangelis ou J.M. Jarre dans l’utilisation faite des machines pour créer ses univers surréalistes, dans la quasi absence de la voix de l’artiste aussi. Une musique futuriste, véritable bande originale pour un voyage dans le Cosmos, dans une ambiance digne du 2001 de Kubrick ou du Sunshine de Evans. Un disque de Science Fiction en faite, lorsque vous l’écoutez le son un peu fort vous planez littéralement, vous êtes une étoiles parmi les étoiles, vous remontez dans votre montgolfière direction la Lune telle le Baron de Münchausen ! L’album se compose de dix titres qui forment un véritable ensemble d’une grande homogénéité, rien à redire Anthony est décidément dans l’électro française actuelle un véritable ovni, un objet musicale non identifié qui reconnu à sa juste valeur auxÉtats-Unis et en Angleterre, ne bénéficie pas encore en France de toute l’attention et de la reconnaissance qu’il mérite. Si je vous dis que nous sommes là face à un disque où il faut se laisser embarquer, lâcher les tensions, tout oublier et juste écouter, pas de refrains, pas de formats radio, pas de plan marketing, M83 c’est juste la musique ramenée à sa plus stricte vocation : transmettre des émotions. Dix titres pour une demi heure de musique, des sons d’oiseaux de « Strong And Wasted » à la sublime et très Vangelis « My Own Strange Path » . Si je n’ai qu’un conseil à vous donnez c’est de prendre le temps d’écouter ce disque conceptuel, qui reste malgré tout accessible si l’on se donne la peine de bien vouloir se laisser porter par ses émotions, de la musique aussi fragile et belle que des flocons de neige tombant du ciel… un disque envoûtant, de la Science électro Fiction mélancolique et apaisante à la fois.
Ma note:****1/2 /5.

El Madmo

El Madmo est le nom d’un projet axé beaucoup vers le

son rock de la très belle Norah Jones. L’initiative est louable, Norah veut faire un break avec ses influences jazzy, elle adopte un nouveau look, blonde platine et prend de nouveaux musiciens. Un intermède en quelque sorte et tant mieux, parce qu’autant vous le dire tout de suite ce disque est raté, douze titres très fades, où deux titres surnagent le septième et le huitième, les plus « Norah Jones » du disque, le reste ne ressemblant qu’à une session d’enregistrement entre ami(e)s, à des démos placées ici ou là. Il ne suffit pas de brancher les amplis et de mettre des guitares électriques pour faire du rock, Norah s’est fourvoyé sur ce disque. Je ne lui en veut pas tant elle est belle et talentueuse, je vois cela comme un petit caprice, une volonté de couper un peu, ce qui est certain c’est qu’à l’écoute de ce disque l’on comprend mieux pourquoi ce dernier n’est disponible qu’en import et pourquoi la promotion en France autour de ce dernier fût limité. Norah Jones va nous revenir avec ce qu’elle sait faire de mieux, abandonner cette coiffure blonde, ces guitares et cette batterie et continuer à nous sussurer à l’oreille des mots sucrés. Une mention spéciale à la pochette qui est à l’image du contenu du disque, non vraiment un disque mineur, à très vite oublier dans la carrière de Norah Jones.

Ma Note:**    /5. ps: dont une étoile juste parce que je la trouve sublime ! http://www.myspace.com/elmadmo











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