Le Dude à L’Astropolis 2008 : Sébastien Tellier-M83-Midnight Juggernauts

C’est à Brest et nulle part ailleurs que se déroule chaque année Le festival ultime demusique électro en France, j’ai

nommé l’Astropolis. Un festival qui compte déjà 14 éditions et qui souhaitait en plus cette année fêter de manière musicale et festive les 20 ans du mouvement des raves, d’où le slogan choisit sur l’affiche de « Rave up », un mot qui qualifie aussi parfaitement l’état d’esprit de ce festival pas tout à fait comme les autres. A l’heure des festivals mastodontes aux tarifs souvent exorbitants, il faut souligner ici l’effort entrepris par les organisateurs pour proposer des concerts à la fois gratuits et d’autres à des prix vraiment abordables. Pour un public dont la moyenne d’âge oscille pour leur grande majorité entre 20 et 35 ans, cela n’est pas anodin. A Brest la fête reste accessible et le but est de transformer l’espace de 4 jours, du 13 au 17 août, la ville en « rave » géante. L’Astropolis est né de la rave underground avant de devenir un festival. Pour les organisateurs : « De jour comme de nuit, en plein air et dans les clubs, l’esprit rave doit déferler sur la ville ! » Dans les Inrocks on pouvait lire pour présenter cette 14ème éditions : « Mort, l’esprit des raves, muselé et vidé de son sens par le gouvernement Sarkozy ? Qu’à cela ne tienne, un petit village en Bretagne est bien décidé à faire acte dé résistance et à célébrer les vingt ans d’existence du mouvement. Un festival qui promet rien de moins qu’un troisième « summer of love », après la Californie en 1967 et l’Angleterre en 1988« .

Depuis 2003, il se déroule dans toute la ville, mais avec pour points d’orgues les deux soirées de concerts à la Grande Carène (la nouvelle salle des musiques actuelles de Brest depuis mars 2007), débutant par un cocktail sous les étoiles (sauf si la pluie s’invite comme le 15 août…loll) sur sa terasse, spécialement aménagée de manière vraiment cool ; et enfin pour l’apogée et la clôture du festival, tout se passe au manoir de Kéroual où de nombreux artistes se relaient toute la nuit du samedi au dimanche sur les quatre scènes thématiques du parc. L’ambiance est plus que festive…L’irruption de cette nouvelle salle en mars 2007 a bouleversé les

habitudes du festival puisque depuis l’année dernière c’est devenu un lieuincontournable pour tout festivalier souhaitant s’imprégner de l’ambiance de l’Astropolis. C’est la nouvelle salle des musiques actuelles à Brest. C’est un équipement unique en Bretagne et même à l’échelle nationale tant le projet est original, le son incroyable. Ce n’est pas seulement une salle de spectacle, c’est plus que cela… la décoration particulièrement soignée des lieux lors de l’Astro la rendd’autant plus chaleureuse, on est loin de ses grands zénith impersonnelles. Bref c’est une salle idéale pour des artistes underground, un côté classe et moderne qui n’est pas sans me déplaire. Deux salles de concerts, une de 300 places et une grande salle de 1300 places (personnellement je ne vois pas comment on peut tasser autant de monde dans cette salle mais bon…loll) et enfin une scène-terrasse de 500 places, un grand hall avec un bar ( très cool le bar http://www.lacarene.fr/index.php?id=33 ) C’est un complexe dédié aux musiques d’aujourd’hui.   

Le festival accueille tous les genres de musique électronique. Mathieu Guerre-Berthelot, membre de l’équipe fondatrice d’Astropolis explique ainsi : « On a voulu faire jouer les anciens de l’électro avec la nouvelle scène actuelle, dans l’idée de passer le flambeau« . Il y avait du beau monde pour cette 14ème éditions avec les grandes stars  (pas mon style mais les connaisseurs jugeront…) Carl Craig un des plus éminents représentants des dj’s américains (18 ans de carrière et un des créateurs du fameux « son

de Détroit », ne m’en demander pasplus…loll) Mix Master Mike ; Boyz Noize ; The Micronauts ; La ED Banger Crew ; M83 ; Sonic Crew ;Midnight Juggernauts ; notreSébastien Tellier préféré et bien d’autres artistes de tous les coins de la planète électro. Une sélection pluséclectique qu’à l’accoutumé de la part d’un Astropolis qui était jusqu’alors très axé techno tendance hardcore. Et c’est un bon pari parce que cela attire un nouveau public. Je dois avouer que la soirée dite« Bunker Palace 2 » du 15 août m’avait tout de suite attiré ( j’en parlais déjà dans une note fin maihttp://thedude524.vox.com/library/post/musique-et-film-m83–festival-astropolis08–les-filles-du-botaniste.html ) avec des concerts plus électro-pop- voire électro-discoïdes…pour les midngiht juggernauts.

« Une programmation idéale entre les jeunes bourrés de talent, des stars et des découvertes qui n’ont pas déçu« , se réjouissait l’équipe de l’astro à l’heure d’un premier bilan. Déjà en 2007 ce n’était ni plus ni moins que les Justice qui avaient enflammés l’Astro.
Ils étaient plus de 10000 festivaliers les samedi et dimanche pour clôturer l’Astropolis malgré la gadoue (il avait plu dans la nuit et la journée précédente…normal c’est Brest…lol). Cette soirée attire un public très attiré par ce que je qualifie de « techno hardcore », des teuffeurs en treillis, des coupes hallucinantes, tout un univers qui personnellement ne m’attire pas du tout, question de goût, mais pour les amateurs c’est l’événement à ne pas manquer. Des gens très certainement cools mais une ambiance qui n’est tout simplement pas faite pour moi, et puis cette « musique » qui me devient vite assourdissante. L’After final se déroulait à l’Astro-club.

Une 14ème édition marquée sous le signe d’un mélange réussit entre spectacles gratuits, soirées découvertes, Dj’s et

têtes d’affiches de l’électro française et internationale, une ambiance festive mais « assez » calme tout de même, sans trop de débordements (ce qui colle bien souvent à l’image des festivals électro réputés pour attirer une grande concentration de gens que nous qualifieront de « décalés »…lol ou de perdus dans des « paradis artificiels »…). Mix pique-nique et ciné-concert pour ouvrir le festival dès le mercredi soir, soirée Bunker Palace 1à la Carène le jeudi 14 août, les soirées en clubs; Vendredi 15 août l’apéro musical gratuit sur la terrasse de la Carène, miraculeusement préservée des averses, a attiré un public nombreux avant la nuit de concerts. L’Astropolis à attiré 30000 fans d’électro sur Brest dont 15000 entrées payantes, plus de 10000 rien que pour le samedi soir à Kéroual, et 3000 personnes entre les deux soirées concerts à la Carène. Ces chiffres sont vraiment positifs pour un festival qui bénéficie somme toute d’une publicité limitée et de la concurrence de festivals aux dates s’entrecroisant (c’étaient le cas avec la route du rock de Saint Malo cette année et je trouve cela dommage). Quoiqu’il en soit grâce à cela, l’édition 2009 s’annonce sous les meilleurs auspices. Il est temps à présent, après vous avoir présenter ce festival de vous raconter ma soirée là-bas, tout du moins une grande partie, je me limiterai aux concerts…loll

Bunker Palace 2 Vendredi 15 Août à la Carène :
C’est donc à cette soirée de concerts que votre bon Dude s’est rendu. Il faut dire que l’affiche était on ne peut plus attrayante pour moi puisque j’aimais les trois artistes qui passaient dans la grande salle. « Aimer » étant même un terme un peu faible pour qualifier mon goût pour la musique de notre Dude de Sébastien Tellier, le chamane pop-électro barbu… si j’ajoute à cela M83 et les Midnight Juggernauts, ma présence en ce lieu était donc juste vitale et indispensable. Pour bien pousser le délire je me suis ramener là-bas avec mon t-shirt « Nobody calls me Lebowski, I’m The Dude Man ! » avec la même photo en gros que celle de mon avatar….ambiance 100% Tellier donc, sauf les petites chaussures blanches, là j’ai pas pu…lol C’est donc avec mon frère, sa copine et moi-même que nous nous sommes rendus sur Brest pour fêter dignement l’événement.Pour ma part j’ai même

réussit à obtenir une place gratuite pour le concert (vous expliquer comment serait trop long, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai dans ma famille quelqu’un qui a son père qui

connaît très bien le père de Sébastien Tellier…j’ai donc eu le droit à mon lot de bonnes infos sur l’artiste :)) Cette personne qui s’est rendu avec nous, sa fille et le mari de cette dernière (eux ne venaient d’ailleurs que pour Sébastien Tellier et sont partis une fois le concert achevé, lorsque je vous dis que tous les publis étaient réunis) au concert de Tellier à même pu rencontrer l’artiste en loge, juste avant une interview et le temps de prendre deux photos…malheureusement pas d’accès pour votre bon Dude et le reste de notre petite tribu argh…loll Tout cela s’est passé une fois le concert de Tellier terminé, il ne pouvait rester plus longtemps et en était le premier désolé. Son agenda est démentiel puisqu’il jouait le 15 août à l’Astro, le lendemain le 16 à Helsinki en Finlande et le 17

août à Istanbul…rien que cela. J’ai vu les musiciens de Tellier partir peut-être 15 minutes après le concert, valises et sac en main…:))
Le concert débutait à 22h mais je suis venu dès 21h pour obtenir mon précieux sésame gratuit, attente une bonne demi heure dans la chaleur brestoise…lol ou le pull était de rigueur pour éviter la pneumonie, double contrôle et fouille à l’entrée, on ne rigole (il faut dire qu’avec certains on peut juger cela nécessaire…loll). J’ai pu noter vraiment deux publics dans la file d’attente, un plutôt étudiant et cool, d’autres plus ambiance « club branché parisien » avec petite écharpe blanche, mode inrocks ou technikart en somme :)), des filles vraiment sexy et cools (ça c’est pour moi…) et puis un autre public genre punks, teuffeurs hardcores, deux publics très opposés en apparence mais réunis pour une seule et même passion : l’amour de la musique électro sous toutes ses formes, le goût de la fête et un esprit libertaire et très « Dude attitude » qui fait du bien. Parce que j’en ai croisé quelques-uns des Dudes…loll
Enfin vers 21h40 on pénètre dans le hall, la décoration est vraiment top et les Dj’s se donnent déjà à fond, certains sont déjà bien dedans…lol Ils ont appellé cela « La presse musicale se retrouve aux platines« , les connaisseurs apprécient. Moi je file directement vers la grande salle de la Carène où vont se dérouler les concerts des têtes d’affiches. Je passe devant la petite salle, le Club où vont jouer toute la nuit les Sonic Crew et les AstroFriends, avec une ambiance trémoussage et bain de foule, c’est chaud bouillant et j’aime ça… C’est en tout en classe et en sobriété que les amateurs de Carl Craig pourront apprécier le show de l’artiste qui les emmènera jusqu’au bout de la nuit !

Enfin, nous sommes dans la salle de la Grande Carène, la température monte dans le public et vers 22h l’arrivée de notre Sébastien Tellier !! Il est là en vrai…lunette, barbe, cheveux long et look vraiment improbable :)) c’est toujours aussi fort les concerts, les disques c’est vraiment bons mais entendre les titres en live c’est démultiplier le plaisir !! C’est une parfaite entrée pour se plonger dans l’univers électro d’Astropolis. Sébastien ne parle pas, il arrive et démarre de suite sur « Kilometer » (écouter dans mes vidéos Dailymotion de cette note), le son est énorme et presque assourdissant, « baby you like me, touch on my body… », ce mec n’est pas seulement fantasque c’est un putain de musicien qui dès ce premier titre me met une première claque. Un premier verre, « c’est une salle

non fumeur ici ? » demande t’il au public amusé avant de s’en griller une. La température monte dans le public puisquesébastien enchaîne avec « Divine » qui en live prend une dimension tout autre avec cinq minutes de pures folies ! Les premières notes et le pitre se lâche, i lnous fait le coup des oreilles de lapin avec un petit pas de danse dont il a le secret… »Oh oh oh I… I’m alone in life to say I love the Chivers anyway ‘Cause Chivers look divine Look away« …grand moment lorsqu’il prend son micro pour nous chanter « They try to find the Milky Way« , fou comme il peut-être drôle, chanson pop sans aucun sens mais dont le second degré en live est juste imparable. J’ai choisis ses photos pour vous montrer les jeux delumières qui étaient vraiment du meilleur effet, et puis pour leur côté psychédélique 🙂 (Il y en a d’autres dans la partie photo de mon blog si vous voulez les voir en plus grandes).
Survient ensuite un des sommets de « Sexuality » la sublime « Roche » « Je sens la chaleur de l’été Say aaaah Say aaaah .. » il est déjà dans un état proche de l’orgasme, un verre entre chaque chanson, vraiment un grand moment du live. Pour l’Astro le 15 Août il existe unevidéo officielle présentant deux extraits filmés par l’Astropolis et que je vous ai mis dans cette note, ainsi qu’un bon moment montrant un délire de Tellier et l’ambiance règnant dans la salle :

Look » hymne dédié à la bisexualité, l’occasion pour Tellier de dédier ce titre « au 3/4 de la salle au moins » dit-il « e t

surtout au trois derrière moi« , désignant ses musiciens.Une chanson toujours aussi sensuelle et électrique « Une
heure
« , (mis dans mes vidéos dailymotion sur cette note). Je précise que les quatre chansons de la playlist »Live Sébastien Tellier » ne sont pas extraites du concert de l’Astropolis mais que je les aient préférés à celles auxsons détestables issues de portables. Une excellente manière de vous montrer ce qu’est Tellier en live puisque les versions présentées ici sont identiques à celles de Brest. La grande salle de la Carène est pleine, les lumières pour chacune des chansons sont vraiment cools. Tellier a réussit à installer son ambiance intense et sensuelle… Gros délire à la fin du titre une heure lorsque Tellier nous dis soudain le plus sérieusement du monde « ah je suis désolé je vois mon producteur qui me fait signe, je dois me rendre au Buffalo Grill« ….et Tellier de quitter la scène deux-trois minutes. Il nous revient avec « Ketchup and Genocide » un des meilleurs titres de son précédent album « Politics« , le titre fonctionne très bien en live et s’étire sur près de sept minutes, idéal pour faire bondir la salle, spécial je dois le reconnaître, peut-être pas le titre de Tellier le plus accessible. Le public est vraiment chaud (voir ma vidéo « Délire Tellier Astropolis« ) Sébastien débute en nous parlant d’une « histoire d’amour entre un homme et un robot« , aussitôt interrompu par des « fais nous l’amour Sébastien !! » venant de

demoiselles en transe…loll

Suit le septième titre du concert extrait encore une fois du dernier album « Fingers of Steel« . Mais voilà que le moment tant attendu arrive, Sébastien ne s’y trompe d’ailleurs pas en nous adressantmalicieusement un « je vais  vous la jouer, vous l’attendez » et là survient le sommetde ce concert avec « La ritournelle » véritable hymne du musicien fantasque électro, aussitôt suivit de l’incroyable »L’amour et la violence » qui clôt de façon somptueuse le dernier album, deux titres déjà exceptionnelles en disque mais dont là puissance émotionnelle en live est juste incroyable. Tellier termine allongé sur scène les dernières minutes de « l’amour et la violence« . Près de 15 minutes de pur bonheur avec votre cher Dude en lévitation, le trip total, indescriptible, les deux titres s’enchaînent parfaitement et prouvent combien Tellier est un des tous meilleurs auteurs compositeurs en France à l’heure actuelle ! digne héritier de Christophe… Il est déjà 23h15 et malheureusement Sébastien doit déjà clore son show avec un dixième et dernier titre « Sexual Sportswear » où il se comporte en véritable chamane de l’électro-pop (Voir là encore la vidéo sur ma playlist de cette note). Le public de la Grande Carène se balance au rythme de ce trip de près de 9 minutes, morceau purement musical, ponctué des gémissements et autres orgasmes de notre crazy Tellier, déhanchés et autres frottements dans le public et sur scène, jeu avec le micro, sébastien un bouquet de fleurs dans les mains nous saluent…humour, folie, talent, musique, Tellier ne m’a pas déçu ce soir, j’en aurais même souhaité davantage. Un dernier salut de l’artiste et déjà il s’envole, je suis sûr que s’il n’avait pas eu son concert à Helsinki le lendemain, et à Istanbul le surlendemain, nous aurions pu le croiser dans les allées du festival et qu’il aurait fait la fête à l’astro jusq’au bout de la nuit ! Il est presque 23h30.

La salle se vide et les gens se dirigent vers un lieu qui ne désemplit pas le Club et surtout le bar…:)) Je choisis de rester dans la salle mais de changer d’endroit, je m’installe sur l’un des deux balcons qui surplombent la scène à environ 5 mètres. De là la vue est excellente et le son curieusement, alors que l’on est pourtant plus près de la scène, moins assourdissant. Je vois les musiciens de M83 arrivé, installer leur matériel, nous ne sommes plus qu’une petite trentaine, mais je trouve cela passionnant de voir les musiciens répéter juste avant le grand saut dans le vide. Parce que franchement entre nous, la programmation ne l’a pas gâté notre cher Anthony Gonzales de M83, passer juste après le show Tellier n’est pas

chose facile, de plus dans le Club l’ambiance monte d’un cran et Carl Craig la star des Dj’s de la soirée va jouer lui aussi. Enfin dernière difficulté, ceux sont les formidables Midnight juggernauts qui fermeront la marche. Bref un choix pas évident mais qui va être relevé je trouve avec brio par l’artiste. Il est 23h45 lorsque le show démarre, la salle n’est encore qu’à moitié pleine, les lumières s’éteignent et je suis tout de suite bercée par la douce musique de M83. Un artiste s’exporte vraiment bien aux Etats-Unis et dans les pays anglo saxons en général où sa musique est reconnu à sa juste valeur . En France par contre, il ne jouit toujours pas du statut qu’il mérite et reste réservé à un public underground de connaisseurs. C’est dommage parce que les envolées des claviers rendent vraiment bien en live, lyrisme musical (voir la vidéo sur ma note « Kim and Jessie« ), émotion et pop symphonique (« Skin of the night« ) bercée par la voix très belle et qui m’a littéralement scotchée d’une chanteuse américaine Morgan Kibby (du groupe deLos Angeles « The Romanovs« ). Une voix qui selon les dires d’Anthony est à la fois « super typée années 80, soft et proche de Kate Bush sur scène« …rien que cela.

Et c’est vrai que sur scène la magie opère, le changement avec l’univers sensuel et barré de Tellier est net mais au final cela permet de donner une atmosphère intimiste et une pop éthérée à l’Astro qui n’est pas sans me déplaire. Bien sûr j’entends ici et là certains partir, parlant de musique « endormante », mais je crois qu’il a juste suffit de se laisser bercer par cette musique qui sonne comme une Bo de Sofia Coppola. Il a débuté depuis avril dernier une tournée mondiale pour la sortie de son album « Saturday=Youth« , un album très eighties (comme celui de Sébastien Tellier d’ailleurs dont M83 dit dans « Nouvelle-vague.com » qu’il apprécie tout particulièrement l’album « sexuality »). « Sur scène le groupe agis par couche successive, des montées soniques, des nappes saturées, des choeurs éthérés, des vrombissements lyriques de boites à rythmes échevelées… » On se rapproche un peu de My bloody Valentine, avec cette mélancolie de l’adolescence, d’un âge « doré »…une mention vraiment spécial à cette chanteuse Morgan Kibby qui assure vraiment en live, si vous regardez la vidéo placé juste au dessus, je suis sur le balcon juste derrière elle, elle était à 5 mètres de moi et j’ai bien pris mon pied. Un seul petit bémol pour certains, Anthony étant particulièrement timide, les échanges avec le public ont pu paraître très froid et distant, mais je crois que loin d’être de la suffisance, il s’agissait plutôt du trac d’un artiste qui jouait devant un public pas forcément venu pour le voir lui. Je l’ai moi en tout les cas chaudement applaudis et on peut parler d’un accueil chaleureux de la plupart du public présent. Il est déjà plus d’une heure du matin lorsque nos ami(e)s quittent la scène. La tournée de M83 pouvait se poursuivre, le lendemain ils étaient en Belgique dans le cadre d’un festival, avant l’Angleterre, l’Ecosse…
Une interview très intéressante pour en savoir plus sur cet artiste très réservé :http://www.technikart.com/2008/08/07/7514-m83-80s-a-plein-tubes. Pour les Inrocks son dernier album (dont je reparlerais) est tout simplement une :« radieuse exploration du versant pop des années 80 et de l’adolescence pour l’électronicien shoegazer antibois Anthony Gonzalez« .

S’il est vrai que je venais en grande partie pour notre barbu de l’électro, la venue desMidnights Juggernauts fût pour moi le détonateur ultime, je ne pouvais pas les manquer ! Leur album je vous en parle depuis sa sortie en France à la mi-avril 2008, je les aient découvert dans les Inrocks et ce fût pour moi La grosse claque de l’année dans ce style de musique ! Tout comme pour les M83 je vous parlais de ce formidable disque qu’était « Dystopia » dans une note au tout début du mois de mai :http://thedude524.vox.com/library/post/s%C3%A9lection-musique-du-dude-midnight-juggernauts-dystopia-.html Je prédisais déjà alors, qu’ils enflammeraient les festivals de l’été ! Comptant parmi leurs nombreux fans branchés les Daft et les Justice, ayant effectué une tournée commune avec M83 justement et réalisé un excellent remix du « Divine » de Tellier, leur présence à l’Astropolis constituait pour les connaisseurs de l’électro un des moments forts du festival. « Dystopia » c’est une

collection hallucinante de tubes, des titres diablement efficaces qui donnent aux plusrécalcitrants l’envie irrémédiable de danser ! Leur pop est festive,euphorisante et hallucinogène. J’attendaisbeaucoup de ce live, avec cette question obsédante, comment tout cela allait-il sonner en live ? Ils arrivent, installent le matériel, quelques essais, comme à chaque fois la salle c’est vidée, les gens rejoignant le Club ou le bar en attendant le début du concert.
C’est donc devant une petite centaine de personnes que les lumières s’éteignent vers 1h40 et que le show des Midnight peut débuter. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’à trois, ses Australiens dégagent une puissance sonore et une énergie démentielle, en plus ils sont charismatiques et disposent de looks vraiment cools. Ils sont encore trop méconnu, même d’un public réputé pointu comme à l’Astropolis, heureusement à côté de moi, trois jeunes femmes totalement fans et un couple et là je peux vous dire que j’ai pris un pied, dire que j’étais au septième ciel était peu dire, en transe votre Dude !! Je rejoins définitivement cette galaxie venue d’Australie et nommée Dystopia, ne souhaitant surtout ne plus en r

evenir ! Là encore j’étais sur le balcon à quelques petits mètres de la scène juste à côté d’une montagne de son. « Nine Lives » est parmi les premiers titres, dès le début du show notre trio lâche l’artillerie lourde et deux titres plus tard la salle est pleine à craquer avec une ambiance digne des plus grosses soirées électro, ça saute, ça se touche, ça s’embrasse de partout, certains font des bonds assez ouf, grand grand délire et ambiance d’apocalypse dans la salle, j’ai rarement vu cela. « Into the galaxy« , « Shadows« , « road to recovery« , « tombstone« , les titres s’enchaînent avec une énegie folle, il n’y a pas de doute ses trois garçons savent faire monter l’atmosphère dans une salle, une grande Carène en ébullition, un Dude accroché aux ballustrades en pleins trip, le coeur battant sous les effets de l’euphorie et de la puissance de la musique ! Bondissants ses trois Australiens le sont, véritables révélation intergalactique de la planète électro, beaucoup plus puissant que Justice à mon sens, moins

répétitif aussi,  avec un son très rock en live. Mélange de disco spatiale, de pop interstellaire et de symphonie cosmique, ses trois garçons ont tous pour devenir les maîtres des dances floors du futur. Ils sont d’ailleurs sur le label underground Institubes. Ils partagent avec M83 une certaine mélancolie, un côté introspection et sombre mais qui donnent chez eux des morceaux avec beaucoup de dérision et d’énergie. Comme l’explique l’Astropolis et de nombreux spécialistes de l’électro, leur trajectoire devrait bientôt rejoindre la stratosphère : ils ont déjà conquis la terre entière ! Il n’y a qu’a voir « leur summer tour » pour se rendre compte de leur statut naissant. Je viens d ‘ailleurs ses derniers jours de voir pour la première fois le nouveau single et le clip qui l’accompagne « Into The galaxy » sur MTV Pulse, il était temps :)) Ils sont toujours en retard sur ses chaînes que je ne regarde presque jamais d’ailleurs tellement elles sont désespérantes :)) Voilà enfin de la bonne musique électro et je n’espère qu’une chose c’est que l’invasion de la galaxie Dystopia va déferler sur la Fance :)) Le lendemain les Midnight étaient à la route du Rock de Saint Malo et pourtant ils se sont donnés à fond, un show bien rodé mais qui laisse la place à des moments de pures délires. Le son de la toute nouvelle salle de concerts à permis de donner toute son ampleur à la musique des Midngiht Juggernauts. Nous approchons des trois heures du matin, l’heure des adieux est pour bientôt et pourtant on en redemenderait encore et encore… Pour nous achever définitivement nos trois Australiens sortent l’arme ultime « So many frequences » alors qu' »Into the Galaxy » venait de résonner, s’en est trop, la folie pure, je suis fond litttéralement…loll le batteur tape comme un fou, les guitares et les synthés saturent, je crois que s’il existe un orgasme musical je l’ai atteint à ce moment.

C’est la fin, ils sont visiblement heureux de l’accueil réservé par le public de l’Astropolis mais il faut dire que leur performance valait vraiment le détour. Prochain passage pour eux en France, à ne surtout pas manquer, le Bataclan à Paris le 05/09.


Sexuality

Voilà il est plus de trois heures du matin, le Club et les danseurs sont toujours là, à fond, doper peut-être pour certains par certaines substances illicites :)) Pour moi ce qui est sûr c’est quand sortant de cette salle de la Grande Carène, je me suis dis que je venais d’assister à un grand moment de musique électro avec trois spectacles vraiment de grandes classes. Au niveau de la sécurité du festival Astropolis je dois dire que c’est quand même assez surveillé, je ne le conseille néanmoins pas pour des personnes trop jeunes qui pourraient faire de mauvaises rencontres et se laisser influencer par des « beaux parleurs » (lors de l’entracte entre la fin du concert de M83 et celui des Midngiht Juggernauts j’ai discuté avec deux mecs rivés à leurs portables tout le temps, j’ai senti les dealers à pleins nez, ils ne connaissaient aucun des trois artistes mais m’ont proposé « en toute amitié », pour une « ambiance cool » comme ils disent si je voulais de l’ecstasy ou de l’héroïne, ils utilisaient un autre nom mais c’était cela). Je ne souhaite pas alarmer non plus les personnes qui souhaiteraient se rendre dans ses festivals, la drogue est partout et pas seulement dans les festivals type rave-up, électro, on en parle plus pour ses événements c’est tout, il y a peut-être aussi une certaine culture, je peux aussi dire que la majorité des gens que j’ai croisé et vu là-bas étaient clean. Je crois que c’est important aussi après avoir parler de ce plaisir

Dystopia

immense éprouvé dans cette soirée, du fait que l’on n’a pas besoin de ses « saloperies » pour s’amuser. Je n’ai rien bu de ma soirée, le dealer je lui ai dis que pour être dans la fête je n’avais pas besoin de ses trucs artificiels, j’ai pris mon pied sans sa daube. Cela me paiera un prochain concert, ou autre chose. Je dis cela parce que j’ai vu malheureusement certaines jeunes filles ou jeunes femmes, des jeunes hommes aussi bien sûr, dans des états vraiment lamentables et il est vrai qu’avec tout ce que l’on voit, il est important deparler des risques qu’entraînent la consommation de produits stupéfiants ou l’abus d’alcool. On peut s’amuser sans cela vraiment. Un site d’information trèsintéressant ici : http://www.drogues-dependance.fr/index.html

Mon Bilan de cette soirée Bunker Palace 2 du 15 Août 2008 en quelques mots :
-Une très bonne ambiance, un accent mis sur la décoration fort agréable, des prix attractifs, une salle idéale pour ce type de musique. Une programmation suffisamment ouverte pour plaire à différents publics.
-Un Sébastien Tellier égale à lui-même, drôle, décalé, énigmatique, une jolie voix, un musicien hors-pairs assurant un concert avec de très bons moments. Le « Don Quichotte du sexe » comme il aime à s’appeler, ou le « french lover électro barbu » a parfaitement réussit à chauffer la salle de la Grande Carène en ouverture de la série de concertd du vendredi soir. Il ne pouvait y avoir meilleur artiste pour chauffer la salle et lancer la seconde  nuits torrides de l’Astropolis. Un tout petit bémol, un concert un peu trop court à mon goût mais quand on aime…:)) Ma note:10/10.
-Un M83 qui a eu le mérite de nous faire basculer dans un univers pas forcément évident en festival, un grand coup de chapeau à la chanteuse américaine Morgan Kibby pour sa voix qui rappele vraiment en live Kate Bush. Le petit bémol se situerait ici dans un certain manque de communication avec le public lié à la timidité de Anthony. Deux, trois titres un peu plus longuets. Ma note:8/10.
-Les Midnight Juggernauts ont été parfait à mon sens du début à la fin en conquérant une salle où la plupart des personnes présentes ne les connaissaient pas ou alors juste de nom, peu d’entre nous semblaient posséder « Dystopia« . Le concert à dégagé une puissance et une énergie peu commune, après les rythmes orgasmiques et sensuels de Telliers place à ceux cosmiques et hallucinogènes de ces trois Australiens qui ont littéralement transformé la salle en une immense fournaise dance-floor. Ma note:10/10.

Je vous donne toutes et tous rendez-vous pour la 15ème éditions de l’Astropolis à Brest en 2009 !




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