Musique du Dude : Midnight Juggernauts « Dystopia »-Portishead « Third »-L.Sh.Puppets-Scarlett Johansson

Dystopia

Ces trois garçons venus tout droit d’Australie, nourris au bon lait de la french-touch (de Air aux Daft), comptent d’hors et déjà parmi les meilleurs groupes électro actuels, leurs fans vont des Daft Punk à Justice, impossible de leur échapper et je peux d’hors et déjà vous dire qu’ils vont enflammer les festivals de  l’été ! Cet album s’intitule « Dystopia » et il vient enfin de sortir en Europe, secouant la scène électro avec des titres diablement efficaces, qui donneront aux plus récalcitrant des danseurs l’envie de taper du pied. La pochette du disque donne le ton, embarquer dans un voyage intergalactique, spatio-temporel, mêlant des influences énormes allant de Bowie à Air, des Daft aux Klaxons. Une pop festive et hallucinogène, incontestablement un des meilleurs disques sortie en ce début d’année, une collection impressionnantes de tubes. Les 13 titres s’enchaînent parfaitement et la magie opère, le rythme de « ending od and era », le refrain entêtant de « into the galaxy » (titre au potentiel énorme à coup sûr vous allez l’entendre cet été absolument partout..), l’incroyable « shadows », « road to recovery », le très robotique et daft « tombstone »… les quelques titres un peu plus faible comme « scorpius » ou « twenty thousand leagues » ne viennent pas gâcher la fête et l’on sort de cet album, absolument euphorique, avec une seule idée en tête : « repeat ». Le miracle des Midnight juggernauts c’est d’être toujours sur le fil du rasoir, entre le kitsch et le bon goût. Là où d’autres perdraient leurs âmes dans ses influences multiples, ces trois Australiens arrivent à nous les faire oublier et l’on rentre dans la danse. Un conseil, allez faire un tour dans la galaxie « Dystopia », quelque chose me dis que vous risquez de ne plus vouloir en revenir. Ma note :*****/5.

Third

Après dix ans d’absence Portishead nous revient avec « Third », 11 nouveaux titres qui sonnent très électro-rock, en l’écoutant on pense au « Kid A » des Radiohead. L’album de Portishead est beau tout simplement, la voix de beth Gibbons est absolument sublime, elle magnifie ses chansons au son parfois très expérimental. Un album qui s’apprivoise, nécessitant plusieurs écoutes avant d’en déceler les trésors cachés. Un disque entêtant et surprenant tant Portishead semble avoir évolué. « Silence », « the rip » sont sublimes, « Machine gun » le premier extrait du LP est à l’image du disque, une ambiance assez sombre, mais une mélancolie sublimée par la force et la fragilité mêlée de la voix de Beth Gibbons. Un disque important de ce début d’année à n’en pas douter. Laissez vous transporter, un autre voyage dans des contrées lointaines et froides, « hunter » aurait pu faire partie de la bo d’un excellent thriller…Juste indispensable en attendant de découvrir ses titres en live.

Ma note :**** /5.



« The Age of the understatement » est le premier LP de The Last Shadow Puppets, le projet d’Alex Turner (leade

Age of the Understatement

r de Artic Monkeys) et de Miles Kane(The Rascals). Cet album peut-être vu comme une sorte d’hommage à la pop des sixties, un mix entre pop sophistiquée comme l’excellente « The age of understatement » ou encore « My mistakes were made for you » (peut-être le meilleur titre du disque) et des titres plus énergiques. Une production qui donne un rendu très cinématographique, on se croirait presque dans Austin Powers ou James Bond sur « Only the truth » et « In my room« , des titres propices au mojo de notre cher Austin… Là où d’autres sonneraient limite kitsch, Turner et Kane réussissent à nous faire rentrer dans ce trip d’une pop sixties à la sauce 2008… Certes ils subsistent quelques titres franchement moyens à l’image de ce dispensable « Meeting Place », mais les temps forts de ce LP valent le détour à condition de se laisser embarquer dans ce voyage à travers le temps. Ma note:***  /5.

Anywhere I Lay My Head

« Anywhere I lay my head » est le premier album de l’actrice Scarlett Johansson, égérie de Woody Allen et Sofia Coppola. 11 reprises de Tom Waits composent ce disque produit par Sitch du groupe « TV on the radio ». Ce qui peut étonner d’emblée par rapport à de nombreux albums d’actrices ou d’acteurs, c’est la cohérence du projet, les titres s’enchaînent parfaitement pour nous donner un album au son très folk-rock, varié et surtout aux arrangements subtils. Scarlett Johansson nous rappelle New Order sur « I don’t wanna grow up », nous chante une comptine sur la délicieuse « I wish I was In New Orleans », elle se paie même le luxe d’avoir David Bowie en choriste sur « Fannin Street » notamment. Dès l’intro très classieuse de « Fawn » on est pris dans cette ambiance d’un disque qui sonne comme la BO de l’univers musical de Scarlett Johansson. Si je devais retenir deux titres de ce disque se serait « Falling Down » et la sublime « No one knows I’m Gone ». Un album que l’on attendait pas vraiment mais qui se révèle au final mélodieux, empreint de sérénité, magnifiquement arrangé et produit. La voix de Scarlett Johansson sonne vraiment bien. « Anywhere I lay My head » est une jolie réussite, à écouter le soir en contemplant le ciel étoilé.

Ma note:**** /5.


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