Sélection Musique du Dude : Daho – Biolay – Cat Power

L'Invitation

4ans après « Réévolution », Etienne Daho sort son 9ème albums studio intitulé « L’invitation ». Cet album est une vraie réussite artistique, avec des textes et des mélodies qui accrochent. Les 11 titres qui composent l’album sont inspirés, l’occasion pour Etienne Daho de rappeller (s’il en était besoin) qu’il est encore l’un des tous meilleurs représentants de la pop française. Sa simplicité et sa modestie font plaisir à voir, chez un artiste de ce calibre. Alors à toutes les personnes qui pensent que la pop française se limite à Calogero, un conseil écouter-ce disque (et ceux de Biolay, Murat…), après cela vous brûlerez les disques de cette diva et vous acheterez l’intégrale de cet artiste majeur. Juste pour le plaisir, la  critique des inrocks (sans oublier 4 étoiles dans télérama). Note:*****/5.

Inrocks : « D’une maturité flamboyante, mêlée à une fièvre adolescente intacte après vingt-cinq ans d’une carrière ans égale. Etienne Daho lance son « Invitation ». Un album personne et sans masque à travers lequel il renaît de nouveau. Ivre d’amour. Le grand frère de la pop revient, après quatre années d’éclipse. Entouré de quelques complices retrouvés (Marc Géronimi, collaborateur eighties) ou de toujours (Edith Fambuena, Brigitte Fontaine), Daho lance L’Invitation, un album de pop orchestrale paradoxalement assez nu et dépouillé, d’où se détache sa voix, jamais aussi en avant, d’une précision et d’une qualité de nuance dans l’interprétation impressionnantes. De ce nouveau précis des gerçures du sentiment, on retiendra quelques nouvelles pépites : L’Invitation, premier single, tout à la célébration d’un nouveau départ amoureux ; La vie continuera, ballade apaisée et cérémonie des adieux ; Les Fleurs de l’interdit, proposition de passage à l’acte immédiat qui éclaire Ronsard à la lumière électrique du Velvet…
Et aussi les deux bombes du disque : L’Adorer, qui sur un thème entêtant, d’abord composé pour un film (Après lui de Gael Morel), réussit une sidérante exploration des fonds post-traumatiques de la dépression amoureuse ; et enfin Boulevard des Capucines, coup d’éclat impudique du disque, où le chanteur adapte une lettre que lui a adressé son père peu de temps avant sa mort ».

Voilà une artiste que j’aime énormément, ces compositions sont flamboyantes, originales, sa voix est un bonheur. Elle a sortie des albums énormes notamment « You are free » en 2003, le dernier en date « the greatest » en 2006 (dont une des chansons est reprise dans la BO de « My blueberry nights » de Wong Kar Wai), en attendant la sortie en janvier 2008 d’un album de reprise. Charlyn Marie Marshall ou « Cat power » est une artiste hors norme, aussi connu pour ses talents de composition que d’excès en tous genre (alcool…), ces performances sur scène sont très « spéciales », bref elle ne laisse pas indifférent. L’album « The greatest » a été enregistré à Memphis avec des musiciens vétérans qui ont joué pour Al Green (Leroy et Mabon « Teenie » Hodges) ou avec Booker T. & The MG’s (Steve Potts), bref que du beau monde. Voici deux sites pour vous faire une idée de la demoiselle : http://www.cat-power.net/ ; ou encore http://www.catpowerthegreatest.com/ (avec des extraits de tout l’album en continue).




« Trash yéyé » Benjamin Biolay (10 septembre 2007)

Sortie en septembre 2007, « Trash Yéyé » est le quatrième disque de Benjamin Biolay. Malgré tous les efforts de promotion déployés par l’artiste (qui est même passé chez Fogiel, c’est dire…), des critiques unanimes saluant une nouvelle fois, le talent, la richesse des compositions et des arrangements de Biolay, ce disque est passé presque inaperçu et c’est fort dommage. Biolay rêve d’être reconnu à sa juste valeur, malheureusement pour lui, seules les chansons écritent pour les autres (Elodie Frégé, Salvador…) ont marché réellement. Ce disque est le meilleur de Biolay, des textes qui collent parfaitement à l’univers musical de cet album, Biolay nous parle d’amour, de déception sur des musiques ciselées. Biolay est un perfectionniste, il a ce don inné de la mélodie imparable (un peu comme Richard Ashcroft, autre artiste majeur dont les derniers efforts ont été injustement « boudé » par le public). Biolay est un romantique du XXIème siècle, un artiste sans langue de bois, cultivant une image de « sale gosse », de « tête à claque » de la chanson française (un peu à l’image de l’immense Jean Louis Murat). Chez lui pas de compromission, l’homme est à prendre tel qu’il est… Les deux singles choisis sont efficaces « Dans la merco benz » et la sublime « Laisse aboyer les chiens » (quel artiste de sa génération est encore capable d’écrire ce genre de titre ?). Les 12 chansons qui composent l’album sont excellentes, bref vous l’aurez compris c’est mon disque coup de coeur de septembre 2007. Je vous conseillehttp://www.benjaminbiolay.com/ le site officiel de Benjamin Biolay pour vous faire une idée.  Note:*****/5.

3 ans après le très beau Talkie Walkie (vendu à 800 000 exemplaires dans le monde) ils sortent leurs nouvelles « symphonies de poche » Pocket symphony. Et oui, comme Alain Delon et Jean Reno, les deux versaillais Nicolas Godin et Jean Benoît Dunkel sont des « stars » au Japon. Leur tournée 2007 est d’ailleurs on ne peut plus internationale: Suisse, Turquie, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Grèce, Espagne, Ukraine, Russie, Angleterre, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Italie, Hollande et aussi accessoirement la France (dont une date à Versailles le 29 juin déjà sold out!). Et l’album dans tout cela ? Produit par Nigel Godrich (producteur d’albums de Beck, Charlotte Gainsbourg, Radiohead, etc.), le producteur le plus « aware » (comme dirait J.C. Van Damme) du moment, pocket symphony pourrait s’appeler « Talkie Walkie 2 ». Comme très souvent pour les suites, il est moins bon que son prédécesseur, mais possède tout de même de très bon moment comme « Mer du Japon« , « Redhead girl » (qui sonne étrangement comme « Alone in Kyoto » morceau de leur album précédent, présent sur la BO de Lost in translation de Sofia Coppola), ou encore « Napalm Love » (peut-être le plus réussi). Le single « Once upon a time » est très bien produit, mais peut-être un peu trop attendu. Les amateurs de Air ne vont pas être dépaysés, on est ici en territoire connu. Air a conçu un album très « zen », l’influence peut-être de leur collaboration avec la « voix » la plus fragile de la chanson française Charlotte Gainsbourg. Déception, Les titres chantés par Jarvis Cocker et Neil Hannon sont, à mes yeux, parmi les plus faibles de l’album. Il manque un titre comme « Surfing on a rocket » de Talkie Walkie ou encore « Kelly watch the stars« , « don’t be light » sur les albums précédents, pour faire véritablement décoller l’album.

Note: ***1/2 /5.

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