
Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions de l’école des loisirs pour cette lecture enrichissante !
Ma chronique :
La littérature jeunesse ou pour ado ne doit pas être inoffensive selon les propres mots de l’autrice Anaïs Sautier. Elle peut délivrer un message sans travestir la réalité. Anaïs Sautier avec « La nuit bleue » est pleinement dans cette logique de dénonciation des maux de notre société. Anaïs a publié plusieurs romans ado et des livres jeunesse. Elle cherche à faire réfléchir les jeunes, les confronter sans les infantiliser, en leur parlant en futur citoyen(ne)s qu’ils seront. « La nuit bleue » est un titre que je trouve magnifique, poétique alors que ce qu’elle nous raconte ici est loin de l’être. Nous sommes dans les quartiers défavorisés de Marseille, plus précisément dans la cité de la Myrte, connue notamment pour être un lieu de deal et de trafic de drogue en tous genres. La poudre est partout et les dealers travaillant pour des pontes du trafic, comme Vador dans le roman, n’ont pas d’espérance de vie très élevée. Une rafale de kalachnikov et l’on rebat les cartes. La violence est la loi du plus fort. Malheur à ceux qui sont accusés d’être des indics de la police. Anaïs Sautier, ne s’intéresse pas ici aux enquêtes ou à la police mais plutôt aux délinquants, aux dealers et à leur chef multimillionnaire. Sofia habite à la cité de la Myrte. Ici, il faut faire profil bas pour passer entre les gouttes car un regard mal interprété peut suffire à vous ôter la vie. Sofia s’est fixée des règles : ne pas parler et surtout ne pas tomber amoureuse. Une femme dans ces quartiers doit faire très attention parce que la réputation se fait et se défait de façon vertigineuse. Oui mais voilà, on ne choisit pas vraiment qui l’on aime. Pour Sofia, Croco, un des dealers du plus gros réseau de la ville de Marseille, elle en est dingue. Faisant fi de tous les risques, elle décide de l’aimer. Mais comme trop souvent, la réalité vous rattrape. L’autrice est marseillaise. Elle vit et elle écrit là-bas. Cela donne une véracité, un aspect authentique aux dialogues et aux événements qui se déroulent dans ces quartiers populaires. Le désœuvrement, l’ennui, la misère intellectuelle, la pauvreté, autant d’éléments qui démontrent l’attrait pour le trafic de drogue, qui rapporte des sommes folles à ces mafias. On songe à la DZ Mafia, jamais nommée ici, mais dont les méthodes font penser à cette dernière. Un roman d’apprentissage sur les choix qui se présentent à ces ados, la grande question qui se pose est ont-ils vraiment le choix ? Sofia est à l’âge des premiers émois, des premières expériences. Son amour pour Croco peut la mettre en danger elle aussi. Je n’irai pas plus loin pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture. Un roman noir pour ados qui est tout sauf mièvre, naïf, comme trop souvent dans ce genre. Anaïs Sautier ne prend pas ses lecteurs et lectrices pour des imbéciles. Elle dit les choses et c’est sans aucun doute ce qui fait son succès. Je pense qu’à partir de 13 ou 14 ans, nos ados peuvent commencer à le lire. Cela ouvre sur les blessures de nos sociétés ainsi que sur l’omniprésence de la drogue dans notre pays (et ailleurs bien entendu). Anaïs Sautier écrit vraiment bien et son côté engagé lui confère une puissance d’évocation rare dans le milieu des livres pour ados. Cette plongée dans les arcanes des trafics de drogue de la cité phocéenne est passionnante. « La nuit bleue » d’Anaïs Sautier est paru cette année aux éditions l’écoles des loisirs. Je recommande ce roman noir pour nos adolescents.
Date de publication : 11 février 2026 ; Éditeur : L’école des loisirs ; Nombre de pages : 176 p.
Mon avis :


Je leur en parlerai…
Merci Frédéric…
🌞🌞🌞🌞🌞
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Génial, merci beaucoup Barbara 😊☀️☀️☀️
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Bonjour Frédéric, je n’ai pas franchement d’ados dans mon entourage proche mais ce roman noir est sûrement adapté à leurs centres d’intérêt, même s’ils ne vivent pas à Marseille ni dans des banlieues. Merci pour cette suggestion de lecture 🙏 Excellente soirée à toi 🎇
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Bonjour Marie-Anne, félicitations pour ton recueil poétique. Je reviens justement de ton blog. En fait je nage en pleine adolescence avec mes deux nièces : l’une va avoir 15 ans en juillet et l’autre 12 ans en décembre. C’est un roman qui, je l’espère, va leur parler. Je suis très éloigné de ces questions des banlieues moi aussi et mes nièces aussi mais peut-être qu’elles aimeront, surtout mon aînée. Merci à toi Marie-Anne, je te souhaite une excellente soirée également 😊🌃🌃
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Plus d’ados et en te lisant je le regrette…
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L’aînée de mes nièces va avoir 15 ans en juillet et la plus jeune 12 ans en décembre. Je suis en plein dedans et je pense que c’est un roman noir qui peut leur plaire. Moi tu vois Christine, c’est en lisant tes belles chroniques sur les livres jeunesses que je me dis que j’aimerais remonter le temps, juste un peu, pour leur lire ces histoires… ça passe trop vite.
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M’en parle pas Frédéric
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La couverture et le titre sont très beaux. Je suis entièrement d’accord avec l’autrice sur le fait que la littérature ado ne doit pas être inoffensive. Ce roman a l’air de pouvoir parler à pas mal de jeunes d’autant que j’ai l’impression que la misère sociale et en contrepartie l’appât du gain facile (mais dangereux) augmentent dangereusement… Peut-être d’ailleurs que ce roman pourrait ouvrir les yeux aussi aux adultes proches de ces gamins qui empruntent un chemin sans retour ou un retour bien difficile.
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Mais quelle couverture. Elle est sublime. 🤩🤩🤩
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Merci Frédéric pour le partage de ce roman qui parle d’un problème actuel.
Bravo à l’auteure.
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Voilà une belle mise en lumière. Une idée de cadeau à faire. Merci et excellente continuation
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J’ai un ado, mais en ce moment, c’est compliqué de le faire lire…
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Je comprends les écrans prennent de la place. Je vois ça avec mes nièces. Ce roman noir est court et il se lit vraiment bien. Ce n’est pas mièvre comme certains romans ados. Pas de nom 😅 merci Nath.
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Je suis bien d’accord avec toi Audrey, une couverture et un titre qui attirent. L’autrice a fait une interview dans Télérama où elle parle d’une littérature pour ados engagée. Sa description du Marseille des quartiers périphériques est bluffante de réalisme. Elle est elle-même marseillaise. C’est bien écrit et ça va parler aux ados, je pense et je l’espère. Démystifier ce monde de la drogue et des trafiquants, l’argent qui en découle… Si ça peut ouvrir les yeux à quelques gamin(e)s alors on pourra dire que l’autrice aura réussi son pari. Passe une excellente journée Audrey 🙂
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C’est vrai qu’elle est magnifique et elle attire tout de suite le regard. C’est un roman noir pour ados qui m’a beaucoup plu. Je te souhaite une belle journée, merci de ta visite 🤩🙂☀️📚
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Merci beaucoup, l’autrice aborde un sujet tout sauf évident et elle s’en sort très bien. J’espère qu’il parlera au maximum d’ados possible. Tu as raison, on ne peut que saluer le courage de l’autrice. Bon après-midi à toi 😊
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Entièrement d’accord, j’ai l’impression que cette promesse d’argent avec les trafiques attire de plus en plus de jeunes et pas toujours défavorisés. J’espère que certains ouvriront les yeux… Merci et bon week-end 🙂
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Encore un superbe article qui nous plonge à vif dans les pages de ce roman très actuel. Le contexte marseillais est tellement emblématique d’un fléau qui touche les grandes métropoles, mais aussi les petites villes, voire les campagnes dans des proportions moindres. Et s’il touche la sensibilité des plus vulnérables, c’est encore mieux.
Bravo pour ton article Frédéric. 👍
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Je trouve ça bien que les romans pour adolescents abordent des sujets profonds et de manière aussi habile. Je pense que je le lirais, si j’en trouve le temps prochainement.
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Merci beaucoup Florent, j’ai aimé le côté engagé de ce roman avec un message qui, je le souhaite aussi, peut toucher les jeunes dès le collège. Les sensibiliser aux méfaits de la drogue et des trafics qui gangrènent l’ensemble du territoire, tu as bien raison de le souligner. Encore merci Florent 🙂👍
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Totalement, l’autrice revendique le côté engagé de ses romans pour adolescents. Elle a du succès mais c’est mérité. Je pense que ce genre de livres peut ouvrir les yeux à certains jeunes sur ces trafics de stupéfiants. Merci Caroline de m’avoir lu.
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Je note ce titre pour mes ados. Merci.
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Avec plaisir Alex, tu verras l’autrice aborde cette thématique avec talent.
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Je suis d’accord avec toi ! La littérature jeunesse délivre des messages souvent forts et Rita que j’ai lu il y un moment reste une de mes lectures les plus frappantes de ces dernières années 🙂
Merci Frédéric 🙂
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