Ma chronique :

On attend toujours la sortie du nouveau thriller du maître en la matière, Franck Thilliez, avec une profonde impatience. Comment allait-il réussir la prouesse de se renouveler sans pour autant perdre les accros des premiers livres ? La réponse est assez évidente à la vue de ce nouveau cru qui s’appelle « L’autre moi », Thilliez signe là un de ses tout meilleurs romans noirs. Il reprend ce qui fait la toile de fond de nombre de ses livres, des thématiques comme les rêves, la manipulation, le subconscient et l’inconscient, le contrôle du cerveau et le psychisme, entre autres choses. L’histoire est ambitieuse et l’on se demande comment l’auteur va concilier les deux récits qui se superposent. Il y a tout d’abord le cadavre d’une jeune femme près de Grenoble, retrouvé le visage martyrisé et totalement méconnaissable. Ses orbites sont vides. Vic et Vadim, deux flics de la police criminelle, sont chargés de l’enquête. Dans cet arc narratif, nous sommes cette fois-ci à Longepin, dans une base secret défense de très haute sécurité, où des murs de 4m de haut séparent la base du monde extérieur. De toute façon, autour, il n’y a rien ou presque. Sibylle suit son compagnon Erwann, docteur en neurosciences, à Longepin. Elle a vécu un drame atroce un an plus tôt : la perte de son enfant dans un accident de voiture. Elle le sent bien, ses souvenirs sont presque inexistants tant le traumatisme fut majeur. Longepin, cet endroit où le couvre-feu est à 21 h, sous peine de disparaître comme certaines personnes dont on ignore, du jour au lendemain, le sort. Il y a bien cet immense bunker surprotégé et interdit d’accès. Mais au fond, qui est Erwann ? Depuis combien de temps le connaît-elle ? Que fait-elle ici ? Pourquoi doit-elle prendre tous ces cachets ? Que cache Longepin ? Deux histoires et toute la maestria de Thilliez pour n’en faire qu’une. Un thriller comme un écrin machiavélique et sombre, un page-turner qui va vous provoquer des insomnies, car une fois débuté, on ne peut plus le lâcher. La couverture m’avait interloqué et attiré par la même occasion. Elle ressort. Au final, on obtient un excellent thriller plein de rebondissements. Le site de Longepin et ses mystères m’ont beaucoup plu. Sibylle est d’un grand courage ; c’est le personnage du livre que j’ai préféré. Vraiment, je recommande ce nouveau Franck Thilliez, vous ne serez pas déçu, croyez-moi. Une lecture estivale idéale.

Date de publication : 28 avril 2026 ; Éditeur : Fleuve noir ; Nombre de pages : 456 p.

Mon avis :

Note : 4.5 sur 5.