Ma chronique :

Les éditions Oxymore publient « Sinisterra », le premier tome de ce qui sera une trilogie dans la plus pure tradition du western américain. La couverture m’a beaucoup plu et a tout de suite attiré mon regard. On retrouve Christophe Bec au scénario, Germano Giorgiani au dessin et Sandrine Cordurié aux couleurs. Les planches d’illustration sont classiques, voir même un peu trop classiques mais néanmoins très agréables. On ressent les différentes ambiances du Texas, plus précisément à El Paso, ce soleil de plomb qui assomme, les teintes désertiques signées Giorgiani, la poussière qui aveugle, et où guette la soif menant jusqu’à la folie. Sinisterra est un métis, américain et mexicain, il ne se défait jamais de son étui cachant un fusil à lunette, lui qui est une sorte de sniper des Texas Ranger. Il se retrouve au Texas pour épauler le shérif local qui se prénomme Barret. Leur but est de retrouver le chef de bande mexicain Jésus Blanco. Ce dernier rêve d’un soulèvement, c’est un utopiste à la gâchette facile, extrêmement dangereux. Sa bande et lui-même, enlèvent une institutrice dont il est tombé éperdument amoureux. La réciproque est vraie, c’est une chose qu’ignorent Sinisterra et Barret. Lancés à leur poursuite, Sinisterra et Barret cachent chacun des secrets. Un scénario intéressant avec un premier tome nous ouvrant la porte sur cet univers. On présente les différents protagonistes et on lancent l’intrigue. Ce n’est que le premier tome, mais on a déjà envie de savoir qui est le mystérieux Sinisterra, en apprendre davantage aussi sur Jésus Blanco, le meneur d’hommes et chef impitoyable sans foi ni loi. On songe à Sergio Leone et à ses grands westerns spaghetti. Sinisterra est un personnage énigmatique, pesant chaque mot avec un regard d’acier. Il ne paraît pas redouter la mort. Un regard magnétique et une volonté farouche le caractérise également. Si vous aimez les westerns, c’est une BD qui devrait vous plaire.

Date de publication : 18 février 2026 ; Éditeur : Oxymore ; Nombre de pages : 52 p.

Mon avis :

Note : 4 sur 5.