Cinéma : « My Beautiful Boy » de Felix Van Groeningen avec Steve Carell et Timothée Chalamet – Le Blog passe le cap des 600 abonné(e)s !

diwali festival2020 (1)Je voulais vous remercier chaleureusement, car en ce mois de Février, le blog « La culture dans tous ses états » vient de franchir la barre symbolique des 600 abonné(e)s sur WordPress et Twitter. Merci pour tous ces beaux échanges, ces retours,  ces partages. L’aventure blog continue plus que jamais!

Bises bretonnes.

Frédéric.

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L’Histoire : Pour David Sheff, la vie de son fils, Nicolas, un jeune homme billant, sportif, à l’esprit vif et cultivé, était déjà toute tracée : à ses 18 ans, Nic était promis à une prestigieuse carrière universitaire. Mais le monde de David s’effondre lorsqu’il réalise que Nic a commencé à toucher à la drogue en secret dès ses 12 ans. De consommateur occasionnel, Nic est devenu accro à l’héroïne et plus rien ne semble possible pour le sortir de sa dépendance. Réalisant que son fils et devenu avec le temps un parfait étranger, David décide de tout faire pour le sauver. Se confrontant à ses propres limites mais aussi celles de sa famille.

« My Beautiful Boy« , le nouveau film de Felix Van Groeningen, a divisé la critique. C’est en effet, une œuvre assez clivante en ce sens où dans la forme comme sur le fond, le réalisateur a fait des choix qui peuvent plaire, séduire ou bien au contraire rebuter. Je fais partie des spectateurs conquis. Ce long métrage m’a ému, bouleversé pour deux raisons : la première, son sujet qui traite de la dépendance à la drogue avec un soucis de vérité salutaire. L’engrenage qui découle du basculement dans la toxicomanie, l’intrusion pernicieuse de la drogue qui prend de plus en plus de place dans la vie de ce jeune homme, jusqu’à en devenir l’unique raison de vivre. On se drogue pour oublier un mal être, combler un vide, expérimenter sans doute (au départ tout du moins), mais en réalité c’est la mort elle-même qui nous offre un baiser.. La seconde raison, sans doute la plus importante, le talent des acteurs/actrices, avec surtout ce duo du père joué par un Steve Carell, tout en maîtrise et retenu et puis Timothée Chalamet qui, après « Call Me by your name », prouve une nouvelle fois son immense talent. Celui-ci est sans doute à l’aube d’une très belle carrière. J’ai rarement vu un acteur aussi bien jouer la dépendance, la folie et la duplicité liée au manque, mais aussi l’amour, la souffrance, le déchirement intérieur. Tout se passe dans son regard. Une performance d’acteur tout en sensibilité et rage contenue. La musique est un autre facteur important dans la réussite de « My Beautiful Boy » (titre d’une chanson de John Lennon). La BO est touchante. Si vous aimez les drames, les histoires déchirantes, alors ce film est pour vous. Certains me diront que je n’aborde pas les quelques maladresses qui parsèment ce récit sur la déchéance mais aussi la rédemption. J’ai fait le choix de conserver le récit intact de mon émotion première et de parler de ce qui m’a touché dans « My Beautiful Boy ». Je vous conseille vraiment ce dernier.

Ma note: 5/5.

BEAUTIFUL BOY

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