Cinéma : « Black Panther » Marvel – « The Young Lady » William Oldroyd

0883250.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire : Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

« Black Panther » est devenu bien plus qu’un film : un phénomène cumulant tous les records au box office nord américain où il vient de détrôner « Titanic » avec 665 millions de dollars engrangés depuis sa sortie. Marvel enchaîne les succès comme les perles. Le tsunami « Black Panther » passé, voici que les Avengers pointent le bout de leur nez. Le succès est là aussi colossal. Le fossé se creuse entre des critiques cinéma qui boudent ces films et le grand public qui lui les adorent. Un constat qui est de mise avec le premier Marvel entièrement dédié à un super héros de couleur. Il était temps ai-je envie de dire. C’est vraiment le bon côté de ce triomphe : qu’un acteur noir américain puisse trôner au sommet du box office sans jouer un dealer de drogue, un malfrat ou un membre de gang.. Je caricature quelque peu mais vous aurez compris qu’Hollywood change doucement mais sûrement. A ce titre, je salue le succès de « Black Panther ». Oui mais voilà, quelque chose me chagrine, m’interpelle, et le film dans tout cela il est comment ? Je tiens à dire que je suis un grand fan des gardiens de la galaxie et des captain america. Ceci étant dit j’ai trouvé « Black Panther » très décevant. Commençons par le meilleur : Ryan Coogler offre à Chadwick Boseman alias T’Challa ou Black Panther un rôle où l’acteur peut laisser libre cour à tout son charisme. Il est très bon. Michael B Jordan est un ton en dessous mais lui aussi tire son épingle du jeu. On a plaisir aussi à retrouver Martin Freeman (Bilbo le Hobbit c’était lui..) Oui mais voilà, il y a un mais.. Les effets spéciaux sont tout juste honorables. J’ai été très déçu du point de vue technique, visuel, on est bien loin des Gardiens de la galaxie ou bien encore des Iron Man. Second problème : le rythme du film. On s’ennuie ferme la première heure tandis que la deuxième heure voit le rythme s’élever fort heureusement mais il est, pour moi, déjà trop tard. Mais là n’est pas encore le plus grave car, c’est en terme de scénario, de discours, que le bas blesse le plus. Je ne vous le cache pas, j’ai perçu cette histoire comme un prêchi prêcha reprenant les questionnements américains autour des minorités ou de la menace qui plane sur le monde libre.. Ainsi, « le méchant » est un ancien commando ayant combattu en Irak et en Afghanistan.. un autre méchant, lui, ressemble furieusement à un homme provenant d’Europe de l’est (pour ne pas citer la Russie). Une succession de clichés sur ce que l’Amérique pense deviner de l’Afrique nous est asséné. Et là, mon cœur saigne devant tan de poncifs et d’idioties, d’amalgames et de préjugés. Ainsi, le choix doit être fait entre un héros, qui finira par discourir à l’ONU (quand on connaît le mépris des politiques américains pour cette institution internationale on ne peut que sourire) et « un méchant » qui veut se servir de la puissance du Wakanda pour libérer les opprimés.. le tout en massacrant les oppresseurs.. Nulle place pour la subtilité dans le propos. On rit devant une telle naïveté confondante dans les propos de ce méchant de bric et de broc. Sans âme véritable, le film ne recule devant aucune mièvrerie mis à la bouche du héros. On lui fait dire ce que l’on pense que le public veut entendre.. nulle volonté de franchir la ligne jaune, ici le discours est huilé et parfaitement aseptisé. Un pur produit de l’Amérique bien pensante (le but étant de ne heurter personne pour que chacun puisse apporter son dollar à l’édifice..). « Black Panther » est trop sérieux ou alors involontairement drôle. Il n’a pas le côté cool de Star Lord ou d’Iron Man. Désolé mais je ne suis pas rentré dans cette histoire qui m’a ennuyé. On est à mille lieux de la magie d’un James Cameron ou d’un Steven Spielberg. Reste l’acteur principal qui a un vrai charisme, une présence certaine, bref une vrai gueule de cinéma. Mais une question me taraude, pourquoi ce succès colossal du « Black Panther » ? Sans doute, pour toutes les raisons dont je parle plus haut. Loin d’être le meilleur Marvel, usant d’une recette qui marche certes, mais qui peine à se renouveler, le mystère s’épaissit autour de son succès. Sur le plan cinématographique, « Black Panther » n’a, à mon sens, pratiquement aucune valeur. Sur le plan comptable, c’est le veau d’or ! Une déception pour ma part.

Ma note:♥♥♥    /5.

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142707.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire : 1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

« The Young Lady » est l’adaptation de « La Lady Macbeth du district de Mtsensk », écrit par Nikolaï Leskov en 1865. Le titre de l’oeuvre originel convient mieux car il fait immédiatement penser au « Macbeth » de Shakespeare. Le réalisateur de « The Young Lady », William Oldroyd, et la scénariste, Alice Birch, se sont tous deux fait un nom au théâtre à Londres. C’est important à savoir car on comprend ainsi l’impact sur la forme du film. C’est leur premier long-métrage. The Young Lady est une œuvre dérangeante qui pourra heurter. On comprend, au début tout du moins, ce qui peut animer cette jeune femme de l’époque victorienne. Maltraitée puis délaissée par son mari, elle tombe follement amoureuse d’un palefrenier travaillant à la ferme. Elle voudra alors se débarrasser de ce qui l’empêche de vivre son amour.. On retrouve ainsi des images formant autant de portraits d’une grande noirceur. On étouffe et on assiste à cette fuite en avant en spectateur impuissant. Le film est très court, 1h25mn. L’actrice principale, Florence Pugh dans le rôle de Lady Macbeth, est excellente. L’émancipation des femmes est au cœur du propos du long métrage. Seulement, on peine à comprendre, faute de suffisamment expliquer le pourquoi de cette violence gratuite. Cette plongée dans les profondeurs du mal, de l’âme, laisse un goût amère. Il aurait fallut davantage insister sur le fond et étoffer la psychologie des personnages. La femme est capable, tout comme l’homme, de la pire des cruautés. Nous le savons. Uniquement préoccupé par la forme, le réalisateur William Oldroyd et la scénariste Alice Birch, créé un film qui fait froid dans le dos, mais qui aurait gagné à creuser le fond, en somme le pourquoi plutôt que le comment.

Ma note:♥♥♥♥1/2  /5.

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