LES FILMS DE L’ANNEE 2016 ! + Tag « Le Cinéma et moi.. »

Tag « Le Cinéma et moi..  » ! Je participe avec plaisir au Tag de Kathel2 sur notre sentiment quant à cette année cinéma qui s’achève. Kathel2 a choisi dix questions auxquelles je vais répondre à présent. Je l’associe à ma note sur les 5 meilleurs films de l’année 2016, un classement que j’ai pris l’habitude de faire depuis les débuts du blog il y a de cela 9 ans ! oui déjà..
Un grand merci à Kathel2 https://lettresexpres.wordpress.com/ !
-1) Quel est le genre de film qui te fait te précipiter au cinéma ?
Je suis ouvert en matière de cinéma. Un film de science fiction, un drame, un film de guerre, une belle histoire d’amour.. tout peut m’attirer à partir du moment où j’aime bien les acteurs/actrices, réalisateur du long métrage. A l’inverse, je regarde très peu de comédie au cinéma.
-2) Quel film, même qualifié de chef-d’œuvre, détestes-tu au point d’être sûr de ne jamais le revoir ?
J’aurais beaucoup de mal à détester un « chef d’œuvre ». C’est difficile de citer un film en particulier. J’ai du mal avec Godard, Lelouch.. et disons un certain cinéma français nombriliste.
-3) Quel acteur ou actrice te ferait aller voir un film, même si les critiques sont mauvaises ?
Le seul, l’unique Joaquin Phoenix ou bien encore Daniel Day Lewis.
-4) De quel pays as-tu envie de découvrir davantage le cinéma ?
Le Mexique, l’Amérique centrale et latine en général, il y a tellement de bons films hispaniques !
-5) À quel festival de cinéma irais-tu volontiers ?
Sans hésiter le festival Mostra de Venise.. je ne sais pas pourquoi, le nom, la ville, pour moi c’est le plus beau festival du monde !
-6) Quel film t’a enthousiasmé cette année ?
« Juste la fin du monde » de Xavier Dolan. Sublime !
-7) Quel film t’a fait regretter d’être allé au cinéma ?
« Le Chasseur et la reine des glaces » tellement mauvais qu’il ne peut même pas prétendre au rang de nanar ! Le « Warcraft, Le commencement » est affreux aussi.
-8) Quel réalisateur ou réalisatrice as-tu découvert ?
Kenneth Lonergan pour « Manchester by the sea« .
-9) Quel acteur ou actrice as-tu découvert ?
Pas une découverte au sens propre mais disons une confirmation de son talent, celui d’Alicia Vikander que j’apprécie beaucoup.
-10) Quel film regrettes-tu d’avoir raté ? .
Malheureusement j’ai raté « Premier Contact » de Denis Villeneuve. Impardonnable! loll
LES FILMS DE L’ANNEE 2016 ! (Parmi 26 films vus au cinéma cette année)
1- « Juste la Fin du Monde »de Xavier Dolan.
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L’Histoire : Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancœurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.
Xavier Dolan, depuis le prix reçu au Festival de Cannes 2014  de « Mommy » son précédent long métrage, ce nom est sur toutes les lèvres que l’on soit cinéphile ou non. Pourquoi ? parce que ce jeune homme de 27 ans, qui écrit et réalise lui-même ses films, est depuis quelque temps déjà l’un des tout meilleurs. Il est beau, il est intelligent, il filme ses acteurs(trices) avec une passion, un amour débordant. Dolan ne peut pas laisser indifférent. Son cinéma peut-être qualifié de maniériste et poseur, prétentieux pour ses détracteurs, pour d’autres, dont je fais partie je ne vous le cache pas, le talent n’a ici pas attendu le poids des années pour faire de lui un des réalisateurs les plus intéressant aujourd’hui. Le renouveau du cinéma passe par l’action de cette nouvelle génération d’auteurs. Dolan convoque pour son nouveau film ( qui est l’adaptation d’une pièce théâtrale éponyme de Jean Luc Lagarce, disparu en 1995 à 38 ans seulement)  « Juste la fin du monde » un casting irréprochable. Ce dernier me laissait pourtant perplexe avant la séance. Le cinéma de Dolan n’allait-il pas perdre de sa vigueur, de sa force en abandonnant les oripeaux québécois et les acteurs très peu connus (En France et ailleurs) qui ont caractérisé si fortement son cinéma ? La réponse est toute trouvée et elle est négative. Les acteurs sont tous irréprochables, magnifique de justesse, de subtilité. Chacun(e) apporte sa puissance émotionnelle sublimée par la réalisation très théâtrale (trop ?) de Dolan. Les gros plans sur les visages, le poids des mots et des dialogues ciselés qui rappelle le théâtre filmé, sa mise en scène. Le parti pris de Dolan a emporté mon adhésion. Je craignais le pire au cinéma c’est à dire l’ennui, mais c’est la grâce qui est advenue. La qualité des acteurs(trices) est un point fondamental dans la réussite de ce long métrage. Les choix de Dolan nécessitent en retour une implication de tous les instants des interprètes qui doivent être au diapason du drame qui se joue devant nos yeux. Marion Cotillard, Vincent Cassel, Nathalie Baye (un rôle de mère très important je trouve), Léa Seydoux et bien sûr Gaspard Ulliel (tragique et troublant dans ses longs silences et les quelques bribes de mots qu’il prononce). Le choix était audacieux, du « théâtre filmé » cela peut vite devenir pour le moins ennuyeux.. Mais l’ensemble emporte mes suffrages grâce au talent des interprètes, à la justesse des choix artistiques de Dolan (qui assume son cinéma au risque de faire fuir ses détracteurs), à la qualité de la Bo qui est toujours un élément central et moteur dans le cinéma de Dolan. J’ai profondément aimé ce moment de cinéma, cette émotion qui m’a saisi tout au long de « Juste la fin du monde« . Dolan creuse son sillon  immanquablement en nous proposant la quintessence de son cinéma. A 27 ans l’avenir lui sourit, les portes d’Hollywood pour son prochain film lui sont ouvertes.. je lui souhaite de ne pas y perdre son âme et de continuer à nous toucher, à nous émouvoir.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.
2- « Manchester By The sea » de Kenneth Lonergan. 
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L’Histoire : MANCHESTER BY THE SEA nous raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi.

« Manchester By The Sea », retenez ce titre car quelque chose me fait dire que vous allez entendre parler de ce long métrage signé Kenneth Lonergan pour les prochains Oscars. En attendant, les cinq nominations au Gloden Globes de 2017 ne sont pas usurpés tant les acteurs sont ici au diapason d’un film envoûtant, sublime dans sa façon d’aborder le thème du remord, de la culpabilité. Lonergan est un esthète qui voit son art confiner à l’ascèse sur le plan visuel, sur celui de son histoire et du dénouement. C’est beau, c’est profond mais sans abuser des ficelles un peu trop caricaturales des derniers Malick. Casey Affleck est profondément touchant dans le rôle de ce père ployant sous le poids de son remord. Sa croix il la supporte station après station buvant le calice jusqu’à la lie. Il obtient ici son plus beau rôle, qui pourrait le conduire à l’obtention de prestigieuses récompenses. Il a cette fêlure dans la voix, le regard habité de celui qui a vu la mort de près et qui sait que l’on ne pardonne pas, malgré tout les enseignements chrétiens affirmant le contraire. Michelle Williams que je ne présente plus est comme à chaque fois parfaite dans ce rôle de mère détruite par le chagrin et qui tente de refaire surface alors qu’elle vient de connaître l’indicible. Le film est bouleversant mais pas plombant. Les acteurs et la réalisation pleine de tact de Lonergan permettent d’échapper à cet écueil. Un film humble, à hauteur d’homme qui clôt cette année de cinéma en beauté !
Ma note:♥♥♥♥♥/5. 

3-« Midnight Special » de  Jeff Nichols.
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L’Histoire : Fuyant d’abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d’une chasse à l’homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d’accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.Cette semaine, impossible de manquer la sortie d’un blockbuster en mode cape noir et cape rouge, bourré d’effets spéciaux, comme à chaque fois, auxquels s’ajoutent une histoire tenant sur un timbre poste. Loin de moi cette idée de vouloir opposer un cinéma pop corn à un cinéma dit « d’auteur ». Il y a du bon et du moins bon dans chacun de ces films. On peut même apprécier les deux et j’en suis à ce titre la preuve vivante. Mais aujourd’hui, alors que tous convergent vers le Zack Snyder et son « Batman VS Superman« , j’ai de mon côté privilégié un réalisateur et des acteurs que j’adore et qui me procure un véritable plaisir de cinéma. Loin de la boulimie de super héros, de la surenchère actuelle dans les effets spéciaux, Jeff Nichols nous revient avec « Midnight Special« , un thriller fantastique ou un rêve éveillé de Science fiction à l’ancienne, donnant des sensations que je n’avais pas ressenties depuis Steven Spielberg et ses « Rencontres du Troisième type » et autres bijoux SF du maître. Car oui et mille fois oui, Jeff Nichols est fait de cette essence là. Visuellement l’ensemble a un charme fou et l’histoire, elle, est magnifiée par des acteurs au diapason d’un « Midnight Special » qui a une puissance d’évocation, de suggestion décuplée par des effets spéciaux utilisés avec parcimonie. Michael Shannon son acteur fétiche est toujours de la partie, Kirsten Dunst est comme à chaque fois sublime et tout en émotion retenue, tandis que le jeune garçon joué par Jaeden Lieberher est tout simplement à la hauteur de ce « Midnight Special » qui réconcilie les cinéphiles et les amateurs de grands films de Science Fiction. Il réussit là, à mon sens, son film le plus abouti. Je ne vous dévoile bien entendu rien sur la fin de ce long métrage. Le choix est libre mais quant à moi je ne peux que vous conseiller d’aller découvrir en salle un grand film de Science fiction, un futur classique du genre : « Midnight Special » !

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

4- « Une vie entre deux océans » de Derek Cianfrance.
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L’Histoire : Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?
Il y a une forme d’élégance surannée, de respect et d’hommage à un certain cinéma qui n’est plus guère exprimé aujourd’hui à l’heure des blockbusters sans âme dotés de budgets astronomiques. Derek Cianfrance, auteur du remarqué « Blue Valentine » signe ici un drame dans la plus pure tradition du mélo, ce qui n’est pas selon moi une injure faite au cinéma classieux d’un réalisateur sincère et doté d’une réelle vision, d’une sensibilité qui ici fait mouche. Pour « Une vie entre deux Océans » (adaptation cinématographique du remarquable ouvrage de l’auteure M.L. Stedman), Derek Cianfrance respecte scrupuleusement la trame du récit livresque. La reconstitution des décors, les images de cette île avec ce phare seul face aux éléments marins, donnent des images absolument sublimes. Le réalisateur s’attache à être au plus près du livre. C’est une chose que j’apprécie toujours. La musique, les paysages, les mots et puis je ne pourrais pas passer sur la performance des acteurs, actrices de ce film qui constituent le point fort de cette adaptation. Le couple à l’écran (comme à la ville)  formé par Michael Fassbender, impressionnant de retenu et Alicia Vikander qui irradie chaque séquence où elle est présente. Sa beauté naturelle, l’émotion qu’elle arrive à exprimer, son charisme, font d’elle la meilleure actrice du moment ! (n’en déplaise à Télérama et aux Inrocks) N’oublions pas non plus Rachel Weisz, touchante en mère meurtrie par la disparition de sa fille. Ce trio d’acteurs est au diapason d’un film au clacissisme revendiqué. Alors si vous aimez les histoires avec des grands sentiments, les décors de phare perdu sur une île et battue par les vents, ce film est fait pour vous. Injustement boudé en salles (moins de 40 000 spectateurs..), ce film mérite que vous lui laissiez sa chance. Les décors, la musique, les acteurs, tout concoure à faire d’ »Une vie entre deux Océans » une franche réussite. J’ai adoré.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.
5- « Les Animaux Fantastiques » de David Yates.
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L’Histoire : 1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d’un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d’événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour.
Inutile de vous présenter l’univers d’Harry Potter. A moins d’avoir été ermite dans une grotte d’Afghanistan, la probabilité pour que vous n’ayez pas lu les livres et vu les films issus de l’œuvre de J.K. Rowling est pour ainsi dire inexistante. J.K. Rowling, l’auteure d’Harry Potter revient aux affaires avec l’écriture de son tout premier scénario pour le cinéma. Aux manettes du film, David Yates (déjà réalisateur de nombreux films Harry Potter), un habitué qui a su démontrer par le passé son talent en la matière. « Les Animaux Fantastiques » reprennent peu ou prou l’ingéniosité, le talent, la magie d’une J.K. Rowling une nouvelle fois très inspirée. Les créatures fantastiques formant ce bestiaire Harry Potterien sont le point fort de cet univers qui nous plongent dans une aventure féérique qui va vous en mettre pleins les yeux. Les effets spéciaux sont impressionnants et ils sont au service de l’histoire et non pas l’inverse comme dans trop de longs métrages Hollywoodiens. Il se dégage de l’ensemble une véritable âme que l’on doit aussi pour beaucoup aux acteurs dont Eddie Redmayne comme à chaque fois très inspiré. L’idée de transposer ce monde « Les Animaux Fantastiques » aux Etats Unis est riche. La reconstitution est bluffante. On est ému, on ri et surtout on prend un plaisir fou, régressif à voir le premier volet de ce qui sera au minimum une trilogie. Loin d’être une simple redite, un ersatz d’Harry Potter, « Les Animaux Fantastiques » proposent une ouverture sur des pans nouveaux d’une histoire qui ne fait que commencer. Quand cinéma populaire rime avec cinéma de qualité ou comment ne pas prendre le spectateur pour une lanterne.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.  

47 réflexions sur “LES FILMS DE L’ANNEE 2016 ! + Tag « Le Cinéma et moi.. »

  1. Coucou Frédéric, j’ai pu enfin visionné « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan et je dois t’avouer que j’ai été déçue. Je ne pourrais pas te dire ce qui n’a pas fonctionné. Je te rejoins les acteurs sont très bons et j’ai aimé le jeu de Nathalie Baye et l’intensité de Gaspard Ulliel mais ça n’a pas marché… Je n’ai pas accroché ! Comme j’ai pour habitude de dire l’appréciation d’un film ou d’un livre, est propre à chacun et c’est toujours un lien avec l’état d’esprit du moment. Tu me donneras ton avis sur la question, à bientôt, bises à toi !

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    1. c’est très juste. On apprécie ou pas un film selon notre état d’esprit du moment. J’ai vu le Xavier Dolan en Octobre au cinéma et il m’a bouleversé. Je comprends tout à fait que ce film puisse ennuyer ou ne pas toucher car c’est assez théâtral comme mise en scène. C’est un huis clos qui essore le spectateur. Je pense que le dernier Dolan a ce bon côté qu’il suscite le débat et en cela c’est toujours intéressant. Je me suis vu par exemple ne pas trop apprécier the revenant avec Di Caprio au ciné à sa sortie et puis récemment je l’ai revu en blu ray et j’ai davantage apprécié 😉 Passe une belle après midi, @bientôt, Bises pour toi de Bretagne 🙂 🙂

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  2. Re-Coucou Frédéric!
    J’ai vu 42 films en salle en 2016 et eu le plaisir d’assister au Festival du Film Romantique à Cabourg, toujours dans une atmosphère de simplicité.
    De ta sélection, il me reste à voir « Manchester by the sea » et « Une vie entre 2 océans » qui me tentent fort…
    Voici ma sélection 2016:

    1 – « Moi Daniel Blake » – Drame Britannique, Français, Belge
    De Ken Loach
    Avec Dave Johns, Hayley Squires, Dylan McKiernan…
    Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

    A 80 ans, Ken Loach n’a pas baissé les armes. Il a gardé intacts sa colère, son empathie, son humanisme.
    Interprète de Daniel Blake, l’humoriste Dave Johns nous fait vivre toute son existence grâce à sa simple présence, modeste, pudique, teintée d’un humour sans plainte.
    On frôle la comédie, par moments, (il est pourtant question de vie ou de mort. de la faim et de la vraie misère, d’exclusions et d’humiliations), tant le héros de ce calvaire ordinaire met d’énergie, de chaleur et d’humour désespéré dans la bataille. Sa bonté, ses boutades, ses gestes quotidiens le rendent proche, profondément attachant, un peu dépassé aussi, presque désuet. C’est une histoire de fraternité humaine face à une administration à demi privatisée, rendue folle et perverse par sa chasse aux prétendus « assistés »… Combat inégal…
    Ce film évoque autant l’Angleterre victorienne que celle d’aujourd’hui. Manière, pour Ken Loach, de nous dire que dans le monde moderne, ce n’est pas Daniel Blake qui est anachronique. C’est la violence sociale…
    Tout sonne juste, c’est bouleversant…
    Palme d’or bien méritée !

    2 – « Elle » – Thriller Français, Allemand
    De Paul Verhoeven ( d’après le roman de Philippe Djian )
    Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny …
    Femme d’affaires redoutable et chef d’entreprise respecté d’une entreprise de jeux vidéo, Michèle voit sa vie basculer quand un homme masqué s’introduit chez elle et la viole. Alors qu’elle croyait tout contrôler, elle va sombrer dans une sorte de paranoïa. Elle dort avec une arme sous l’oreiller, entend des bruits et surtout se met à soupçonner son entourage et son personnel qu’elle fait espionner. Croyant pouvoir tout régler, elle préfère ne pas porter plainte et ce n’est que des semaines plus tard qu’elle révèlera ce qui lui est arrivé…

    Rien ne se passe banalement dans ce thriller grinçant, l’héroïne ne réagit jamais à ce qui lui arrive de façon attendue.
    Isabelle Huppert est tout en ambiguïté, amoralisme, solitude et solidité. Il fallait tout son talent sulfureux pour dessiner ce portrait sublimement malsain d’une femme qui dissimule ses failles…
    Chaque plan, superbement construit, baigne dans cette ambiguïté perverse qui nous entraîne dans une palette inouïe de sensations diverses, de la violence frontale à la farce burlesque.
    Là aussi, récompenses bien méritées !

    3 – « Juste la fin du monde » – Drame Canadien, Français
    De Xavier Dolan
    Avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Léa Seydoux …

    Tout à fait d’accord avec ton article. Excellent !
    Je t’ai déjà écrit dans ton post sur ce film, combien j’avais été touchée par ce huis-clos magnifique et poignant, merveilleusement réalisé et interprété…
    Là encore, nominations et récompenses pas usurpées du tout !
    J’aurais aussi bien pu le mettre en 1 ère ou 2 ème place dans mon classement

    4 – « Le client » – Drame Iranien, Français
    D’Asghar Farhadi
    Avec Shahab Hosseini, Taraneh Alidoosti, Babak Karimi
    Ranaa et Emad, un couple de la bourgeoisie de Téhéran, partagent leur temps entre leurs métier et leur passion pour le théâtre, où ils sont en train de répéter «Mort d’un commis voyageur» d’Arthur Miller. Une nuit, alors que l’immeuble dans lequel ils vivent s’effondre, ils sont obligé de quitter précipitemment le bâtiment. En attendant d’être relogés, ils sont hébergés dans l’appartement d’un de leurs amis de la troupe de théâtre. Mais un soir, alors qu’elle est seule, Ranaa est agressée par un homme, qui prend rapidement la fuite. Emad, traumatisé par l’événement, décide d’enquêter sur l’affaire. Il a bientôt un suspect en vue…

    A mi-chemin entre le thriller et la chronique sociale, ce drame nous embarque et nous interpelle jusqu’à un final poignant.
    Un scénario qui enchaîne les événements comme un engrenage. Farhadi sème discrètement les indices et entretient savamment l’ambiguïté pour créer le trouble. Encore une fois, il dénonce la pression morale et religieuse qui pervertit les relations aussi bien sociales que familiales.

    5 – « Les innocentes » – Drame historique Français, Polonais
    D’Anne Fontaine
    Avec Lou de Laâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek
    Voir ton post sur ce film que j’ai trouvé bouleversant, profond et intense, traité avec délicatesse, sobriété et pudeur, tout en sensibilité… il ne verse jamais dans le mélo… Des résonances encore actuelles malheureusement… Quelques moments légers qui s’intercalent et un final d’espérances malgré ces drames humains…Un casting et une bande son remarquables, images et cadrages des plus expressifs !
    ***
    Je t’ajoute également 3 autres coups de cœur :

    6 – « Café Société » – De Woody Allen
    Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell

    – Voir un de tes articles précédent… on en a déjà discuté…

    7 – « Julieta » – De Pedro Almodóvar
    Avec Emma Suárez, Adriana Ugarte, Daniel Grao…

    Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.
    Julieta parle du destin, de la culpabilité, de la lutte d’une mère pour survivre à l’incertitude, et de ce mystère insondable qui nous pousse à abandonner les êtres que nous aimons en les effaçant de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé.

    Comment vivre sans ceux que l’on aime? C’est tout l’enjeu de ce film subtil, rare, intelligent et intense. La mise en scène d’Almodóvar, dépouillée de tout effet baroque, nous emporte dès le début pour ne plus nous lâcher.
    Un beau film, grave, pudique, émouvant…
    Almodovar, sensible aux femmes et à leurs mystères, aux liens qui unissent les êtres, aux amours passionnées, aux émotions, aux couleurs du mélodrame, déploie tous les sortilèges romanesques pour dresser un riche et dense portrait de femme à travers une des situations passionnelles et violentes, celle des rapports mère-fille…
    Ça aurait pu être une palme d’or !

    8 – « Frantz » – De François Ozon
    Avec Pierre Niney, Paula Beer, Ernst Stötzner

    Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

    L’interprétation est précise, la mise en scène élégante, les cadres rigoureux et le montage incisif… une délicatesse empreinte de nostalgie qui nous mène de sentiment en sentiment, d’émotion en émotion… Le noir et blanc donne une gravité élégante au récit romanesque et renforce l’esthétisme très pictural de la mise en scène… L’amour, le mensonge et le secret en toile de fond,
    ***
    Et deux films documentaires, dans le domaine des Arts, pas du tout barbants, ni style audiophone dans les musées, mais plutôt envoutants…

    9 – « Florence et le Musée des Offices » (en 3D) – Documentaire italien
    La découverte passionnante d’un des lieux les plus prestigieux au monde qui vous donnera accès aux plus belles œuvres d’art de la Renaissance. FLORENCE ET LA GALERIE DES OFFICES 3D permet pour la première fois d’introduire des caméras ultras HD 4K/3D dans plus de 10 lieux uniques de la ville de Florence. Une technique qui offre une plongée au cœur même des œuvres!
    C’est la promesse d’une expérience visuelle hors du commun : une autre manière de découvrir les œuvres d’art les plus marquantes.
    10 – « Le mystère Jérôme Bosch » – Documentaire Espagnol, Français
    De José Luis Lopez-Linares
    Avec Miquel Barceló, Guo-Qiang Cai, William Christie
    500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, l’un des plus grands peintres flamands, continue à intriguer avec une œuvre aussi fascinante qu’énigmatique, aux interprétations multiples. À travers « Le Jardin des Délices », historiens de l’art, philosophes, psychanalystes en cherchent le sens et rendent un hommage vibrant à un artiste qui défie le temps.
    Le réalisateur José Luis López-Linares étudie dans ce documentaire une des œuvres les plus célèbres du peintre, «Le Jardin des délices». Pour mieux comprendre ce tableau, José Luis López-Linares a organisé des visites nocturnes du musée du Prado, où il est exposé. Ainsi, devant sa caméra, se succèdent notamment William Christie, Michel Onfray, Orhan Pamuk ou encore Salman Rushdie, qui évoquent leur rapport à ce chef-d’oeuvre qui a traversé les époques…

    Pour la première fois, une caméra scrute les mille et un détails du Jardin des délices. Une immersion passionnante dans ce triptyque. Un documentaire contemplatif qui ne prétend pas résoudre le mystère Jérôme Bosch, mais qui invite à s’y perdre avec volupté, à en partager les ténèbres et la lumière. La rigueur analytique et la rêverie la plus débridée sont parfaitement associées…
    Subtil… Passionnant… Fascinant !

    J’ai mis l’ensemble sur mon blog avec les affiches…
    Bises de Picardie

    Aimé par 1 personne

    1. merci pour ce très chouette classement, un top 10 très riche ! J’ai beaucoup d’admiration pour Ken Loach qui n’a jamais abdiqué ses idées. Il faut des personnes comme lui dans le cinéma pour que empêcher de tourner en rond. « Elle » avec Isabelle Huppert c’est un film qui me tente beaucoup. Quelle actrice époustouflante ! elle non plus ne change pas. François Ozon est un grand lui aussi. Ces trois films là m’attirent beaucoup tout comme le film iranien d’Asghar Farhadi. Je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux horizons en matière de cinéma. Tu parles magnifiquement bien de tes coups de cœur et donnes furieusement envie de les voir. J’irais lire ta note avec plaisir. Bises bretonnes ma chère Marithé ! 🙂 🙂

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  3. Pour compléter, j’aimerais te parler de 4 films qui, à mon sens, auraient mérité de bénéficier d’un circuit de distribution plus large… Ils sont passés rapidement et discrètement dans les salles, alors que « les grosses machines qui font l’objet d’un matraquage envahissant » y restent plus de 3 mois! Dommage pour ces films qui ouvrent d’autres horizons…

    1- « Mr Ove » – Comédie dramatique Suédoise
    De Hannes Holm
    Avec Rolf Lassgård, Bahar Pars, Ida Engvoll
    Depuis le décès de sa femme et son licenciement, Ove se sent vieux et terriblement inutile. À longueur de journée, il erre dans sa maison comme une âme en peine. Pour s’occuper, il multiplie les rondes de sécurité dans sa copropriété et harcèle ses voisins pour le moindre manquement au règlement intérieur… À 59 ans, grincheux et dépressif, Ove n’attend plus qu’une seule chose de la vie : la mort !
    Il décide donc d’en finir… mais ses tentatives de suicide échouent lamentablement. La situation se corse lorsque de nouveaux voisins emménagent, affreusement sympathiques : Parvaneh, une jeune Iranienne, son mari et leurs charmants enfants. Sans cesse importuné, Ove n’a plus un instant à lui pour se pendre tranquillement. Pire : à force de nouvelles rencontres et d’amitiés improbables, il se pourrait bien qu’Ove reprenne goût à la vie…

    Un ton toujours juste juste entre humour grinçant, tendresse délicate et émotion subtile.
    Tiré du livre « la Vie selon Ove » de Fredrik Backman, le film a été couvert de prix dans son pays natal, notamment pour la performance de Rolf Lassgard.
    Récompensé par le prix du public au Festival de Cabourg en juin dernier.
    Ove (c’est son prénom) est un anti-héros très touchant.
    Ce film a été beaucoup mieux reçu par le public que par la critique restée très timorée. Je pense que le public a raison !

    2- « La danseuse » – Drame, « Biopic » Français
    De Stéphanie Di Giusto
    Avec Soko, Gaspard Ulliel, Mélanie Thierry…
    Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle.

    Stéphanie Di Giusto réussit à nous faire comprendre, dans des scènes saisissantes, ce que fut, il y a un siècle, le génie chorégraphique et visionnaire de Loïe Fuller.
    Elle nous révèle l’importance du processus créatif : chaque étape, chaque croquis, chaque métrage de tissu, chaque directive autoritaire de son héroïne donne naissance à un spectacle magique. Elle réussit à nous faire partager le choc esthétique ressenti, à l’époque, par le public. C’est Soko elle-même qui tournoie. Soko et sa beauté farouche, sa sensualité athlétique. Mélanie Thierry est une merveilleuse Gabrielle, la fumeuse de cigarillos, qui ouvre à Loïe les portes des Folies-Bergère et ne la quittera plus jamais. Dès qu’apparaît Isadora Duncan sous les traits si gracieux de Lily-Rose Depp vraiment radieuse, on sait que les jours de gloire de Loïe sont comptés. Loïe qui vénère le Beau au point de s’y consumer… A travers ces deux danseuses, une cruelle réalité : le travail et la volonté face à un être touché par la grâce. Des passages envoutants…

    3- « Dans les forêts de Sibérie » – Aventure ; Français
    De Safy Nebbou
    Avec Raphaël Personnaz, Evgueni Sidikhine
    Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
    Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années.
    Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

    Une aventure polaire intense et solitaire adaptée (librement) du récit éponyme de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson.
    Raphaël Personnaz, quasiment seul à l’image les trois quarts du film, livre une performance remarquable de justesse, tout en ajoutant des touches d’humour bienvenues. C’est certainement l’une de ses plus belles compositions.
    Sur une musique sublime d’Ibrahim Maalouf et des images de toute beauté, Safy Nebbou a réussi à capter l’indicible, le poids de la solitude, le temps qui passe, la beauté d’un paysage brut ou l’ivresse de la liberté retrouvée.
    Une expérience sensorielle de la solitude et du silence aussi dépaysante que bienfaisante qui invite le spectateur à réfléchir sur sa propre existence.

    4- « Tanna » – Drame, Romance ; Ni-vanuatu, Australien
    De Bentley Dean, Martin Butler
    Avec Marie Wawa, Marceline Rofit, Mungau Dain
    Dans l’une des dernières tribus traditionnelles du monde, une jeune fille rompt son mariage arrangé pour s’enfuir avec l’homme qu’elle aime. Les amoureux déclenchent ainsi une guerre qui menace leur clan.
    Tanna est l’histoire vraie qui bouleversa la vie des habitants d’une petite île du Pacifique et fit réviser la constitution d’un pays.

    La puissance du récit, une variante sur un thème universel, la beauté des images, la force des personnages et de leurs interprètes, (uniquement des non-professionnels très convaincants), font de « Tanna » un film à part. Le fruit d’une fusion alchimique… il suffit de s’abandonner aux images, de se laisser bercer par la musique visuelle. C’est une affaire de rythme et de tempo, un chant funèbre et lumineux. Un film envoûtant, romantique sans pathos, réaliste sans lourdeur ethnographique. On est au bout du monde, quelque part dans le Pacifique, et, dans cet inconnu, un point fixe : l’amour. C’est poignant…

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      1. il a dû y avoir un « bug » car je n’ai pas ta sélection principale de films. Je pense qu’en la scindant en deux cela devrait fonctionner. @très vite Marithé ! Prends soin de toi, Bises bretonnes 🙂

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    1. Coucou Marithé ! Tu me gâtes avec cette très belle sélection de films sortant des sentiers battus. Je le déplore depuis longtemps, cette façon de nous « imposer » des films avec un matraquage publicitaire incessant me fatigue pour ne pas dire plus. Il y a de très bons films qui n’ont pas la chance de rester à l’affiche plus d’une semaine. C’est un cercle infernal. On propose des produits calibrés aux grands complexe cinéma. Heureusement, j’ai un plus petit cinéma ici qui diffuse des films « d’auteurs » ou films « indépendants » en vost. Par contre, il y a très peu de séances et les films ne restent pas longtemps à l’affiche. C’est un plaisir d’échanger nos coups de cœur ciné. La sortie en dvd offre une seconde chance à ces films. En parler entre nous c’est aussi les faire vivre et connaître à d’autres curieux, cinéphiles comme nous. Tu parles magnifiquement de ces films. Alors un grand merci pour ce beau partage ! Passe un bel après-midi 🙂 Bises de Bretagne pour toi Marithé ! 🙂

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  4. Bah dis donc j’ai du retard chez toi ! Rhooo, je ne sais même plus si je t’ai souhaité la bonne année (shame 😦 ) ! Ce que j’aime dans cette récap c’est que tu remets la BA, il y en avait 2 que je n’avais pas vues et moi qui ne vais plus au cinéma, ça me permet de me faire une idée pour la sortie DVD ! 😉 ! D’ailleurs tu devrais faire une rubrique « Sortis en DVD » !!! 😆 J’aime aussi ton éclectisme, tes avis sont guidés par tes émotions et non par les autres critiques (ça se fait beaucoup en lectures aussi). Et puis 9 ans de blog, ça commence à compter !!! Félicitations et surtout ne t’arrête pas ! 😀 Bises de nuit et venteuses ! 😉

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    1. Coucou Asphodèle ! c’est très gentil, merci ça me touche. Je continue l’aventure blog parce que je prends un plaisir fou à échanger avec des personnes telles que toi ! Oui je crois que c’est important de ne pas se laisser guider par les critiques. Etre à l’écoute de son cœur, de ses émotions, se laisser cueillir et garder une certaine capacité d’émerveillement c’est à mon sens aussi essentiel. Un grand merci encore pour ce commentaire qui me va droit au cœur. Passe une bonne soirée, Bises Bretonnes pour toi 😉 🙂

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      1. Oui Frédéric, le plaisir d’échanger est réciproque et si je continue (malgré mes gros pointillés) c’est pour ça, je n’ai pas envie de perdre ça dans ma vie ! Parce que les gens ne le savent pas (les autres, les non-blogueurs), mais o se construit une vie ici, et une vie qui compte ! 😉 Bonne soirée à toi aussi, bisous 🙂

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        1. c’est tout à fait juste ! on tisse de beaux liens sur cette petite planète WordPress. C’est riche de partager, d’échanger sur nos passions respectives, de découvrir l’univers propre à chacun(e). Je ne suis pas près de quitter WordPress. Bisous de ma Bretagne pour toi 🙂

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          1. C’est tout à fait juste ! Il y a une facilité pour communiquer sur WP (une simultanéité) qui n’existe pas sur les autres plates-formes et j’ai remarqué que je suivais de moins en moins certains blogs à cause de la difficulté parfois à commenter, aux News qui s’égarent…bref, restons sur WP ! 😀

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            1. oh que oui ! moi j’ai un côté bernique sur son rocher lol 9 ans.. et je ne suis pas prêt d’arrêter car on y rencontre des belles âmes, des personnes qui veulent partager, échanger. Je pense qu’on est sur WordPress comme on est dans la vie, surtout avec les années qui défilent. Contrairement à ce que beaucoup de non initiés blog pensent, on ne peut pas tricher sur le web ou alors pas pendant très longtemps loll Au plaisir d’échanger pendant longtemps encore avec toi ! 🙂 😉

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  5. Très beau top Frédéric ! Comme tu le sais déjà, je n’ai pas du tout aimé le Dolan, mais c’est purement subjectif. Je n’ai malheureusement pas été emportée par Manchester by the sea, il y a de très belles scènes, mais la musique est trop omniprésente pour faire surgir de l’émotion chez moi… Je n’ai pas encore vu Une vie entre deux océans, mais je vais remédier à cela très bientôt ! Je te rejoins sur Les Animaux Fantastiques, qui n’est pas décevant du tout, et surtout sur Minight Special, qui est à la tête de mon top de l’année (qui sera publié d’ici la fin de la semaine) !
    Merci pour tous ces beaux partages Frédéric, nous ferons en sorte que cela continue en 2017 ! Au plaisir de te lire ! 🙂

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    1. Merci beaucoup Emilie ! C’est très gentil à toi 🙂 oui le Dolan a partagé le public et les critiques. C’est très subjectif. Manchester by the sea est un film qui m’a marqué. C’est le dernier film vu en 2016 et c’est vrai que j’ai adhéré. L’utilisation de la musique lors de certaines séquences n’étaient pas utile c’est vrai. Je pense surtout à la séquence où le drame se déroule quand la maison brûle.. On est ou non cueillis par un film. Une vie entre deux océans est de facture très classique. Un mélo très bien interprété, j’avais déjà adoré le livre et le film lui rend un bel hommage. J’ai rêvé devant les animaux fantastique qui ont réanimé mon cœur « d’enfant », les effets spéciaux étaient chouettes sans forcer le trait no plus. On était pas dans la surenchère. Midnight special j’ai adoré, interprétation sobre et parfaite par un très grand réalisateur. Take shelter visait haut mais celui-ci est encore un cran au dessus. J’ai adoré et puis Kirsten Dunst que j’apprécie également et Michael Shannon. Ce sera avec plaisir que nous poursuivrons nos échanges, nos partages sur la culture. L’année 2017 s’annonce dantesque côté cinéma ! bon après midi et encore merci Emilie 🙂 🙂

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  6. Super sélection, je continue mon marathon films de 2016 cette semaine, ça va m’aider. Je finis à l’instant Captain Fantastic, magnifique BO, j’ai cherché une chronique sur ton blog pour avoir ton avis puis je me suis dit que je te demanderais directement. 9 ans de blog waw quelle fidélité, j’espère ne pas me lasser du mien et toujours avoir cette petite flamme d’écrire 😊

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    1. Oui le cinéma est aujourd’hui un « luxe » mais j’aime tellement y aller. Ce que je fais le plus souvent c’est que je profite du cinéday Orange le mardi. une place achetée une place offerte. C’est dommage car en mettant des tarifs aussi prohibitifs les cinéma ne vont pas dans le bon sens. Une sortie en famille au cinéma c’est hors de prix. C’est aussi pour cela que j’essaie de « bien sélectionner » mes films parce que payer cher pour un film nul.. Les animaux fantastiques c’étaient magique. Tu sais que je suis en pleine lecture des Harry Potter que je n’avais pas encore lu. C’est génial ! Le Xavier Dolan est très touchant. Il a divisé la critique. Moi j’ai aimé. Bon après midi à toi 🙂

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  7. Je ne vais pas me faire des amis mais je n’aime pas du tout les films de Lelouch ! Et ce depuis toujours… Je ne sais pas mais je n’y adhère point du tout. Je suis très sélective en matière de films. J’adore les films en tout genre mais pas n’importe quoi… J’aime l’humour mais pas à outrance et dans l’exagération… Par exemple : je déteste au plus haut point toute la saga du film (que la grande majorité des gens adorent) « Bad trip ». Par contre j’aime beaucoup « Le dîner de con » ; Les visiteurs 1″ ou encore « Le mariage de mon meilleur ami »….la liste n’est pas exhaustive ! Merci encore pour tes appréciations de films Frédéric ! C’est toujours agréable de lire tes critiques. Gros bisous à toi ! ☃☃💋

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    1. merci c’est gentil ! c’est tout à fait juste, les bad trip sont des films grossiers qui ne me font pas rire. Le diner de con et les visiteurs 1 c’est culte j’adore ! Les « Leloucheries » ce n’est pas pour nous je préfère Xavier Dolan et d’autres encore. Je te souhaite un très bon réveillon Cécile ! @2017, Gros bisous 🙂 🙂

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