LES FILMS DE L’ANNEE 2016 ! + Tag « Le Cinéma et moi.. »

Tag « Le Cinéma et moi..  » ! Je participe avec plaisir au Tag de Kathel2 sur notre sentiment quant à cette année cinéma qui s’achève. Kathel2 a choisi dix questions auxquelles je vais répondre à présent. Je l’associe à ma note sur les 5 meilleurs films de l’année 2016, un classement que j’ai pris l’habitude de faire depuis les débuts du blog il y a de cela 9 ans ! oui déjà..
Un grand merci à Kathel2 https://lettresexpres.wordpress.com/ !
-1) Quel est le genre de film qui te fait te précipiter au cinéma ?
Je suis ouvert en matière de cinéma. Un film de science fiction, un drame, un film de guerre, une belle histoire d’amour.. tout peut m’attirer à partir du moment où j’aime bien les acteurs/actrices, réalisateur du long métrage. A l’inverse, je regarde très peu de comédie au cinéma.
-2) Quel film, même qualifié de chef-d’œuvre, détestes-tu au point d’être sûr de ne jamais le revoir ?
J’aurais beaucoup de mal à détester un « chef d’œuvre ». C’est difficile de citer un film en particulier. J’ai du mal avec Godard, Lelouch.. et disons un certain cinéma français nombriliste.
-3) Quel acteur ou actrice te ferait aller voir un film, même si les critiques sont mauvaises ?
Le seul, l’unique Joaquin Phoenix ou bien encore Daniel Day Lewis.
-4) De quel pays as-tu envie de découvrir davantage le cinéma ?
Le Mexique, l’Amérique centrale et latine en général, il y a tellement de bons films hispaniques !
-5) À quel festival de cinéma irais-tu volontiers ?
Sans hésiter le festival Mostra de Venise.. je ne sais pas pourquoi, le nom, la ville, pour moi c’est le plus beau festival du monde !
-6) Quel film t’a enthousiasmé cette année ?
« Juste la fin du monde » de Xavier Dolan. Sublime !
-7) Quel film t’a fait regretter d’être allé au cinéma ?
« Le Chasseur et la reine des glaces » tellement mauvais qu’il ne peut même pas prétendre au rang de nanar ! Le « Warcraft, Le commencement » est affreux aussi.
-8) Quel réalisateur ou réalisatrice as-tu découvert ?
Kenneth Lonergan pour « Manchester by the sea« .
-9) Quel acteur ou actrice as-tu découvert ?
Pas une découverte au sens propre mais disons une confirmation de son talent, celui d’Alicia Vikander que j’apprécie beaucoup.
-10) Quel film regrettes-tu d’avoir raté ? .
Malheureusement j’ai raté « Premier Contact » de Denis Villeneuve. Impardonnable! loll
LES FILMS DE L’ANNEE 2016 ! (Parmi 26 films vus au cinéma cette année)
1- « Juste la Fin du Monde »de Xavier Dolan.
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L’Histoire : Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancœurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.
Xavier Dolan, depuis le prix reçu au Festival de Cannes 2014  de « Mommy » son précédent long métrage, ce nom est sur toutes les lèvres que l’on soit cinéphile ou non. Pourquoi ? parce que ce jeune homme de 27 ans, qui écrit et réalise lui-même ses films, est depuis quelque temps déjà l’un des tout meilleurs. Il est beau, il est intelligent, il filme ses acteurs(trices) avec une passion, un amour débordant. Dolan ne peut pas laisser indifférent. Son cinéma peut-être qualifié de maniériste et poseur, prétentieux pour ses détracteurs, pour d’autres, dont je fais partie je ne vous le cache pas, le talent n’a ici pas attendu le poids des années pour faire de lui un des réalisateurs les plus intéressant aujourd’hui. Le renouveau du cinéma passe par l’action de cette nouvelle génération d’auteurs. Dolan convoque pour son nouveau film ( qui est l’adaptation d’une pièce théâtrale éponyme de Jean Luc Lagarce, disparu en 1995 à 38 ans seulement)  « Juste la fin du monde » un casting irréprochable. Ce dernier me laissait pourtant perplexe avant la séance. Le cinéma de Dolan n’allait-il pas perdre de sa vigueur, de sa force en abandonnant les oripeaux québécois et les acteurs très peu connus (En France et ailleurs) qui ont caractérisé si fortement son cinéma ? La réponse est toute trouvée et elle est négative. Les acteurs sont tous irréprochables, magnifique de justesse, de subtilité. Chacun(e) apporte sa puissance émotionnelle sublimée par la réalisation très théâtrale (trop ?) de Dolan. Les gros plans sur les visages, le poids des mots et des dialogues ciselés qui rappelle le théâtre filmé, sa mise en scène. Le parti pris de Dolan a emporté mon adhésion. Je craignais le pire au cinéma c’est à dire l’ennui, mais c’est la grâce qui est advenue. La qualité des acteurs(trices) est un point fondamental dans la réussite de ce long métrage. Les choix de Dolan nécessitent en retour une implication de tous les instants des interprètes qui doivent être au diapason du drame qui se joue devant nos yeux. Marion Cotillard, Vincent Cassel, Nathalie Baye (un rôle de mère très important je trouve), Léa Seydoux et bien sûr Gaspard Ulliel (tragique et troublant dans ses longs silences et les quelques bribes de mots qu’il prononce). Le choix était audacieux, du « théâtre filmé » cela peut vite devenir pour le moins ennuyeux.. Mais l’ensemble emporte mes suffrages grâce au talent des interprètes, à la justesse des choix artistiques de Dolan (qui assume son cinéma au risque de faire fuir ses détracteurs), à la qualité de la Bo qui est toujours un élément central et moteur dans le cinéma de Dolan. J’ai profondément aimé ce moment de cinéma, cette émotion qui m’a saisi tout au long de « Juste la fin du monde« . Dolan creuse son sillon  immanquablement en nous proposant la quintessence de son cinéma. A 27 ans l’avenir lui sourit, les portes d’Hollywood pour son prochain film lui sont ouvertes.. je lui souhaite de ne pas y perdre son âme et de continuer à nous toucher, à nous émouvoir.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.
2- « Manchester By The sea » de Kenneth Lonergan. 
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L’Histoire : MANCHESTER BY THE SEA nous raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi.

« Manchester By The Sea », retenez ce titre car quelque chose me fait dire que vous allez entendre parler de ce long métrage signé Kenneth Lonergan pour les prochains Oscars. En attendant, les cinq nominations au Gloden Globes de 2017 ne sont pas usurpés tant les acteurs sont ici au diapason d’un film envoûtant, sublime dans sa façon d’aborder le thème du remord, de la culpabilité. Lonergan est un esthète qui voit son art confiner à l’ascèse sur le plan visuel, sur celui de son histoire et du dénouement. C’est beau, c’est profond mais sans abuser des ficelles un peu trop caricaturales des derniers Malick. Casey Affleck est profondément touchant dans le rôle de ce père ployant sous le poids de son remord. Sa croix il la supporte station après station buvant le calice jusqu’à la lie. Il obtient ici son plus beau rôle, qui pourrait le conduire à l’obtention de prestigieuses récompenses. Il a cette fêlure dans la voix, le regard habité de celui qui a vu la mort de près et qui sait que l’on ne pardonne pas, malgré tout les enseignements chrétiens affirmant le contraire. Michelle Williams que je ne présente plus est comme à chaque fois parfaite dans ce rôle de mère détruite par le chagrin et qui tente de refaire surface alors qu’elle vient de connaître l’indicible. Le film est bouleversant mais pas plombant. Les acteurs et la réalisation pleine de tact de Lonergan permettent d’échapper à cet écueil. Un film humble, à hauteur d’homme qui clôt cette année de cinéma en beauté !
Ma note:♥♥♥♥♥/5. 

3-« Midnight Special » de  Jeff Nichols.
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L’Histoire : Fuyant d’abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d’une chasse à l’homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d’accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.Cette semaine, impossible de manquer la sortie d’un blockbuster en mode cape noir et cape rouge, bourré d’effets spéciaux, comme à chaque fois, auxquels s’ajoutent une histoire tenant sur un timbre poste. Loin de moi cette idée de vouloir opposer un cinéma pop corn à un cinéma dit « d’auteur ». Il y a du bon et du moins bon dans chacun de ces films. On peut même apprécier les deux et j’en suis à ce titre la preuve vivante. Mais aujourd’hui, alors que tous convergent vers le Zack Snyder et son « Batman VS Superman« , j’ai de mon côté privilégié un réalisateur et des acteurs que j’adore et qui me procure un véritable plaisir de cinéma. Loin de la boulimie de super héros, de la surenchère actuelle dans les effets spéciaux, Jeff Nichols nous revient avec « Midnight Special« , un thriller fantastique ou un rêve éveillé de Science fiction à l’ancienne, donnant des sensations que je n’avais pas ressenties depuis Steven Spielberg et ses « Rencontres du Troisième type » et autres bijoux SF du maître. Car oui et mille fois oui, Jeff Nichols est fait de cette essence là. Visuellement l’ensemble a un charme fou et l’histoire, elle, est magnifiée par des acteurs au diapason d’un « Midnight Special » qui a une puissance d’évocation, de suggestion décuplée par des effets spéciaux utilisés avec parcimonie. Michael Shannon son acteur fétiche est toujours de la partie, Kirsten Dunst est comme à chaque fois sublime et tout en émotion retenue, tandis que le jeune garçon joué par Jaeden Lieberher est tout simplement à la hauteur de ce « Midnight Special » qui réconcilie les cinéphiles et les amateurs de grands films de Science Fiction. Il réussit là, à mon sens, son film le plus abouti. Je ne vous dévoile bien entendu rien sur la fin de ce long métrage. Le choix est libre mais quant à moi je ne peux que vous conseiller d’aller découvrir en salle un grand film de Science fiction, un futur classique du genre : « Midnight Special » !

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

4- « Une vie entre deux océans » de Derek Cianfrance.
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L’Histoire : Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?
Il y a une forme d’élégance surannée, de respect et d’hommage à un certain cinéma qui n’est plus guère exprimé aujourd’hui à l’heure des blockbusters sans âme dotés de budgets astronomiques. Derek Cianfrance, auteur du remarqué « Blue Valentine » signe ici un drame dans la plus pure tradition du mélo, ce qui n’est pas selon moi une injure faite au cinéma classieux d’un réalisateur sincère et doté d’une réelle vision, d’une sensibilité qui ici fait mouche. Pour « Une vie entre deux Océans » (adaptation cinématographique du remarquable ouvrage de l’auteure M.L. Stedman), Derek Cianfrance respecte scrupuleusement la trame du récit livresque. La reconstitution des décors, les images de cette île avec ce phare seul face aux éléments marins, donnent des images absolument sublimes. Le réalisateur s’attache à être au plus près du livre. C’est une chose que j’apprécie toujours. La musique, les paysages, les mots et puis je ne pourrais pas passer sur la performance des acteurs, actrices de ce film qui constituent le point fort de cette adaptation. Le couple à l’écran (comme à la ville)  formé par Michael Fassbender, impressionnant de retenu et Alicia Vikander qui irradie chaque séquence où elle est présente. Sa beauté naturelle, l’émotion qu’elle arrive à exprimer, son charisme, font d’elle la meilleure actrice du moment ! (n’en déplaise à Télérama et aux Inrocks) N’oublions pas non plus Rachel Weisz, touchante en mère meurtrie par la disparition de sa fille. Ce trio d’acteurs est au diapason d’un film au clacissisme revendiqué. Alors si vous aimez les histoires avec des grands sentiments, les décors de phare perdu sur une île et battue par les vents, ce film est fait pour vous. Injustement boudé en salles (moins de 40 000 spectateurs..), ce film mérite que vous lui laissiez sa chance. Les décors, la musique, les acteurs, tout concoure à faire d’ »Une vie entre deux Océans » une franche réussite. J’ai adoré.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.
5- « Les Animaux Fantastiques » de David Yates.
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L’Histoire : 1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d’un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d’événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour.
Inutile de vous présenter l’univers d’Harry Potter. A moins d’avoir été ermite dans une grotte d’Afghanistan, la probabilité pour que vous n’ayez pas lu les livres et vu les films issus de l’œuvre de J.K. Rowling est pour ainsi dire inexistante. J.K. Rowling, l’auteure d’Harry Potter revient aux affaires avec l’écriture de son tout premier scénario pour le cinéma. Aux manettes du film, David Yates (déjà réalisateur de nombreux films Harry Potter), un habitué qui a su démontrer par le passé son talent en la matière. « Les Animaux Fantastiques » reprennent peu ou prou l’ingéniosité, le talent, la magie d’une J.K. Rowling une nouvelle fois très inspirée. Les créatures fantastiques formant ce bestiaire Harry Potterien sont le point fort de cet univers qui nous plongent dans une aventure féérique qui va vous en mettre pleins les yeux. Les effets spéciaux sont impressionnants et ils sont au service de l’histoire et non pas l’inverse comme dans trop de longs métrages Hollywoodiens. Il se dégage de l’ensemble une véritable âme que l’on doit aussi pour beaucoup aux acteurs dont Eddie Redmayne comme à chaque fois très inspiré. L’idée de transposer ce monde « Les Animaux Fantastiques » aux Etats Unis est riche. La reconstitution est bluffante. On est ému, on ri et surtout on prend un plaisir fou, régressif à voir le premier volet de ce qui sera au minimum une trilogie. Loin d’être une simple redite, un ersatz d’Harry Potter, « Les Animaux Fantastiques » proposent une ouverture sur des pans nouveaux d’une histoire qui ne fait que commencer. Quand cinéma populaire rime avec cinéma de qualité ou comment ne pas prendre le spectateur pour une lanterne.
Ma note:♥♥♥♥♥/5.  
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