Live Report : Noel Gallagher au Zénith de Paris 12 Mars 2015 !


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CIMG0153Noel Gallagher
est un homme heureux. « Chasing Yesterday » son second LP solo avec ses High Flying Birds est entré directement à la première place des charts anglais avec près de 89 000 exemplaires écoulés une semaine seulement après sa sortie. Libéré des tensions avec son terrible frère, l’ingérable Liam Gallagher, celui qui a toujours été la tête pensante du groupe Oasis et disons le tout de go, l’orfèvre ciseleurs de mélodies racées qui sont sa marque de fabrique, est à présent seul a mener sa barque. Une liberté qui lui permet d’évoluer artistiquement sans pour autant renier son écriture et sa lecture de facture classique du rock et de la pop anglaise. Très bien accueilli par la presse musicale en général, il restait pour ma part à découvrir sur scène Noel Gallagher et ses High Flying Birds. Alors Verdict ? Après six concerts sold out au Royaume Uni dans toutes les plus grandes salles de la perfide Albion, Noel Gallagher débarquait hier soir sur la scène d’un Zénith de Paris plein comme un oeuf et conquis d’avance. 21h tapante, The Chief démarrait son set avec la rageuse et pertinente « Do The Damage », face B présente dans les bonus de l’édition deluxe de l’album « Chasing Yesterday ». Le son est saturé, la batterie tape dure et Noel d’enchaîner sans temps mort avec « Stranded On The Wrong Beach » et la sublime « Everybody’s on the Run », deux titres de son premier LP solo qui sonne déjà comme des classiques. « Fade Away », petite pépite d’Oasis sorti uniquement en Face B fait son effet avant l’enchaînement de trois titres extraits de « Chasing Yesterday » : le single « In the Heat of the Moment », la délurée «Lock All the Doors » et surtout « Riverman », son solo de guitare Pink Floydien accompagné d’une subtile touche de saxophone. Du grand art. « The Death of You and Me » et « You Know We Can’t Go Back » s’ensuivent, mais le grand moment de ce live arrive avec la sublime réinterprétation acoustique de mon titre préféré d’Oasis « Champagne Supernova » qui a procuré des frissons à toute la salle du Zénith, avec un public chauffé à blanc reprenant en cœur les paroles du refrain de cet hymne Oasisien qui n’est pourtant, curieusement, jamais sorti en single. L’histoire d’Oasis est ainsi faite. L’émotion est là mais la nostalgie s’efface bientôt avec le second single de « Chasing Yesterday », l’irrésistible et dansante « Ballad of the Mighty I ». Ce qui impressionne ce soir (et c’est le cas depuis le début de la tournée mondiale) c’est la maîtrise et l’assurance nouvelle que l’on sent dans l’utilisation de sa voix, qui n’était pourtant pas son point fort, mais qui prend ici une ampleur réelle. Noel Gallagher est sûr de son fait et il sait pertinemment que ces deux efforts solos sont bien meilleurs que tout ce que Oasis a pu sortir dans les années 2000 ! « Dream On », la lumineuse « The Dying of the Light », la plus dispensable « The Mexican » dédié, avec son accent mancunien a couper au couteau, à un fucking amateur de sombrero dans la salle, « AKA… Broken Arrow », la très wonderwall « If I Had A Gun » et son refrain ravageur précédée par une autre chanson du premier album d’Oasis, la primesautière « Digsy’s Dinner ». Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, tandis que survient l’heure du rappel et que résonnent les premières notes d’une version acoustique et dépouillée de l’hymne « Don’t Look Back In Anger » reprise en cœur par un Zénith s’époumonant comme aux plus beaux jours de la Brit pop il y a 20 déjà ! « AKA… What a Life! » et enfin pour clôturer le concert, une autre pépite et face B d’Oasis « The Masterplan » qui fait chavirer les 7000 personnes présentes en ce soir de mars 2015. Au final, loin d’être un cauchemar, la dissolution d’Oasis aura permis de mettre en lumière ou plutôt de confirmer ce que tout le monde savait déjà, à savoir tout le bien que l’on peut penser de Noel Gallagher et de son aventure solo. En live la machine est parfaitement huilée et la set-list suffisamment intelligente pour nous procurer, sans temps mort, des moments forts. La quintessence de la pop anglaise portée à son sommet !

Ma note:5/5.

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20150312_221013Set-List

Do the Damage
Stranded On The Wrong Beach
Everybody’s on the Run
Fade Away (Oasis cover)
In the Heat of the Moment
Lock All the Doors                                                                                                                                Riverman
The Death of You and Me
You Know We Can’t Go Back
Champagne Supernova (Oasis cover)
Ballad of the Mighty I
Dream On
The Dying of the Light
The Mexican
AKA… Broken Arrow
Digsy’s Dinner (Oasis cover)
If I Had a Gun…

Rappel:
Don’t Look Back in Anger (Oasis cover)
AKA… What a Life!
The Masterplan (Oasis cover)

20150312_142027ps : Clin d’œil pour Élodie, jolie surprise que celle de te rencontrer enfin, pour mes parents, pour ma tata, pour ma marraine, pour toi Sophie et pour mon frère Yoann ainsi que mes deux petites nièces Chloé et Léane, et pour finir pour mes deux ami(e)s si précieux Anne Claire et Jean Christophe. A tous un grand merci pour ce très beau moment ! Je vous aime:) Frédéric.

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