Cinéma : « The Expendables 2 » – Littérature – Musique : Cat Power « Sun »

L’Histoire : Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près… Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes..

Sylvester Stallone nous revient avec sa bande d’Expendables pour un second round tonitruant. Ils sont tous là, de Statham à Lundgren, réunis afin de massacrer, déchiqueter, découper une bande de dangereux criminels emmenée par un Van Damme surréaliste en méchant de service. Bruce Willis, Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger et leurs énormes armes dans une même séquence d’action, rien que pour voir cela le film vaut le coup. L’humour sur l’âge des vieux briscards est omniprésent, le second degré un leitmotiv tout au long de ce « The Expendables 2 »  mené tambour battant. Passons sur les jeux d’acteurs dont certains font frémir la plus petite fibre cinéphilique tant leurs jeux semble sortis d’un autre âge, à ce titre l’apparition fantomatique de Chuck Norris déclenche la palme du plus gros fou rire dans la salle bondée où votre serviteur voyait débités à coup de couteaux, canons, mitrailleuses, pistolets des régiments entiers de figurants.. tout un programme. Divertissement bodybuildé, film d’action réussit jusque dans ces rares moments de dialogues.. oui nos héros parlent aussi mais pas trop quand même. Dans son genre, the Expendables 2 ne fait pas dans la dentelle mais c’est aussi pour cela qu’on l’aime, et puis voir toutes ces stars du film d’action des 80’s, 90’s réunis sous une seule franchise quelle formidable idée. Bien plus dynamique et enlevé que le premier, ce second volet ne nous laissent pas le temps de nous ennuyer une seule seconde, en cela il est particulièrement jouissif et régressif de voir ce film. Bravo à Sly pour cette idée et soyons en sûr, si le second volet entrevoit le succès du premier, un troisième bébé pourrait bien voir le jour. They will go back !! Ma note :♥♥♥♥  /5.

L’Histoire : Le 11 novembre 1920, le corps du Soldat inconnu est mis en terre à l’abbaye de Westminster à Londres. Parmi ceux qui assistent à la cérémonie – qualifiée par le Times de  » plus grande effusion de larmes que l’Angleterre ait jamais connue  » – figure Alex Dyer. S’il a tout fait pour appartenir à la commission chargée de sélectionner celui qui va incarner les millions d’hommes morts sur le front pour leur patrie, c’est qu’il a une dette à payer. La Rafale des tambours retrace l’histoire de trois personnes emprisonnées dans le cauchemar de la Grande Guerre : le journaliste Alex Dyer, son ami d’enfance Ted Eden et Clare, l’infirmière que Ted a épousée lors d’une permission. Alex aime Ted comme son frère, mais Clare lui inspire une passion à laquelle ni lui ni elle ne sauront résister..

Premier roman et coup de maître pour « La rafale des tambours » de Carol Ann Lee qui tisse ici une histoire d’amour et de trahison au cœur de la grande histoire, la guerre de 1914-1918 magnifiquement dépeinte jusque dans son absurde atrocité. Il y est question également de rachat, jusqu’où l’amour peut-il nous pousser ? face à lui les liens de l’amitié semble soudain si ténus, si dénués de sens. Loin de tout sentimentalisme béat, l’auteure choisit de confronter dans une sorte de billard à trois bandes, les destins d’individus entraînés dans des événements intimes et universels qui vont les amener jusqu’aux plus extrêmes limites de leur être. La puissance d’évocation de ce premier roman sur la grande guerre n’est pas sans rappeler celle des récits homériques où l’amour, les passions humaines, étaient au cœur des plus grands conflits que la civilisation sur terre eût portée. Il y a dans ce parallèle entre le grand conflit mondial, ces dizaines de millions de morts et cette histoire d’un impossible amour quelque chose de fondamentalement intéressant. L’amour broie les cœurs comme la guerre s’abreuve des vies humaines. Le destin se joue de nous. Il faudrait un démiurge pour bouleverser cette donne. Et puis, il y a ce soldat britannique « inconnu » rapatrié de France pour être inhumé et représenter ceux dont mêmes les noms ont été effacés de la surface de la terre. Roman foisonnant sans jamais être assommant, impossible de décrocher de cette histoire à hauteur d’homme.

Ma note :♥♥♥♥♥/5.

L’Histoire : La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.  Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité..

Blandine Le Callet signe avec « La ballade de Lila K » une œuvre touchante et glaçante tant le monde qu’elle nous dépeint dans ce roman d’anticipation nous semble plausible dans un avenir proche. Le style d’écriture est classieux sans jamais être pédant et il nous entraîne avec délice dans cette histoire au climat faussement ingénu, où tout un monde est bâti pour assurer la sécurité et où le droit de précaution est érigé en loi ultime. Le ministère contrôle tout et les caméras surveillent les moindres faits et gestes de Lila K, en cela on pense à Orwell et aux grands classiques de la SF paranoïaque. La force de ce livre c’est de nous conter ce monde omniscient ou presque sur un ton faussement badin. Pas foncièrement original mais suffisamment divertissant pour passer un bon moment. Comme moi, je ne peux que vous inviter à plonger dans l’univers de cette petite fille devenue jeune femme, la touchante et mystérieuse Lila K. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

Dire que j’adore cet artiste est un doux euphémisme, j’aime cette fêlure dans sa voix, cette fragilité et disons le tout net, ce côté franchement barré de l’artiste. Après pas moins de six années d’absence ponctuées de nombreuses désillusions sentimentales, de problèmes de santé psychique, Cat Power alias Chan Marshall revient avec un neuvième album « Sun » qui ne pouvait pas mieux porter son nom tant son contenu semble à l’exact opposé de la vie chaotique menée par l’artiste durant les années de composition de ce disque. « Ruin » par exemple symbolise ce semblant d’allégresse avec son rythme enlevé et sa mélodie entêtante posée sur des paroles pourtant sombres. Cat Power s’amuse et cela s’entend avec ce nouveau son dû en partie au producteur français Philippe Zdar. Les nostalgiques de « The Greatest » ou encore surtout de « You are Free » regretteront quelque peu les tourments des chansons d’alors. Mais comment ne pas se réjouir de cette évolution vers un mieux être de l’artiste. Le titre « Manhattan » est l’exact symbole de cela. Je pourrais citer aussi la très belle « Nothin But Time » . Chan Marshall va mieux tant pis pour les rabats joie comme moi.

Ma note :♥♥♥♥  /5.

 

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