« Laboratoire de catastrophe générale » Maurice G Dantec

-Quelques citations extraites du tome 2 du théâtre des opérations « Laboratoire de catastrophe générale » qui, même si je ne suis pas d’accord avec toutes les positions politiques de Dantec, ont au moins ce mérite de faire réfléchir les esprits libres. Bien entendu, ces citations sont à prendre pour ce qu’elles sont, pour plus de détails je renvoie à la lecture du présent ouvrage.

Politique : DANTEC (M.G.) »le goulag reste étranger au devoir de mémoire » (p.89) -« Les bourreaux nazis que le sacro-saint « devoir de mémoire » nous oblige sans cesse à clouer au pilori, tandis que croupissent encore dans les charniers et les fosses communes de l’histoire, les victimes du socialisme bolchevique qui comirent l’erreur funeste de mourir pour le compte d’une utopie et non d’un vulgaire racisme. » (p.75) -« L’homme schizophrène du XXIème siècle, ce phraséologue martelant sans fin ses diatribes contre la pensée unique, dont à chaque mot prononcé il enfonce un peu plus le clou. » (p.104) -« Dans ces considérations pour la France, Joseph de Maistre établit le plus violent portrait qu’il m’ait donné de lire au sujet de la Révolution française, de ce suicide politique général que l’acte régicide avait initié et qui plongea la nation (…) dans le cloaque de la démocratie bourgeoise. » (p.162) -« Derrière tout anarchiste se cache un autocrate. » (p.47) -« La peine de mort devrait être une limite absolue, un sacrifice qui sanctionne un crime hors du (droit) commun. Son abolition fut une lâcheté, sa banalisation est une folie. » (p.37) –

Science fiction, littérature :  ORWELL (G.) « le visage du futur ? une bouche écrasée par une botte » – DANTEC (M.G.) « le livre est une arme à silencieux » (p.124) -« La médiocrité d’une époque est proportionnelle au volume des poètes qu’elle voue au néant. » (p.47) -« Nous ne pouvons toujours pas, nous autre, invoquer l’exercice illégal de la littérature. Un livre ne tue pas me direz-vous ? (…) Comment pourriez-vous assurer qu’un tel succès obscène n’est pas en train de tuer un ou deux écrivains géniaux qui croupissent quelque part dans la misère et la solitude, et dont on refuse systématiquement les manuscrits, quand ils prennent la peine de les envoyer aux maisons d’éditions ? » (p.46)- « Un vrai écrivain, c’est un homme qui connaît les choses et qui les connaît trop pour pouvoir en parler alors il écrit. » -« Nos bibliothèques personnelles se constituent dans l’ombre (…), dans l’attente du jour où elles devendront les arsenaux de l’Armageddon. » (p.348) -« La science fiction s’avère aujourd’hui la seule littérature susceptible de devenir la littérature générale de demain, au cas où elle ne le serait pas déjà devenue aujourd’hui (…) Assumer son rôle d’auteur de science fiction c »est se condamner à la reconnaissance posthume. Notre art, notre alchimie consiste aussi à produire ce futur (…) bref nous nous institutons en Laboratoire de catastrophe générale » (p.620) -DICK (P.K.) « Je suis vivant et vous êtes mort » (Ubik) – DRIEU LA ROCHELLE « Un livre est un objet qui devrait être goûté ou jugé dans un isolement du monde, comme un témoignage perdu, une bouteille à la mer, un fragment d’humanité sans nom; en dehors du temps, du lieu, de la personne. » (p.326) –

Autres :  DANTEC (M.G.) « Nous sommes entrés dans la nuit, la nuit et son horizon d’étoiles, voici le coeur de notre prochain royaume. » (p.52) -« Je suis sûr au moins de cela : au XXIème siècle, les esprits libres devront se terrer dans des souterrains » (p.247) -« La fraternité est faite pour nous imposer tous ces frères que nous n’avons pas choisis. Elle consiste à vouloir fondre dans la gargouille collective toute individualité. » (p.170) « L’amour c’est quand l’autre vous suit même quand vous vous perdez » (p.665) -« Lorsque l’on est vraiment différent, on fait tout pour camoufler aux yeux des autres ce troublant mystère. C’est lorsque l’on est un petit clone reproductible à la chaîne que l’on clame bien fort sa « différence » (p.527) -« Ne jamais ouvrir les abysses de la vérité à qui n’est pas en mesure de s’y perdre et d’en revenir » (p.524) -MURRAY (P.) « le dernier homme : l’Homo festivus » -HUXLEY (A.) « penser c’est agir autant qu’on peut. » –

Laboratoire de catastrophe générale : Journal métaphysique et polémique 2000-2001


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