Ma chronique : « Anatomie d’une chute » de Justine Triet est le film de tous les superlatifs : Onze Césars, Sept Bafta, Cinq Oscars et Deux Golden Globes. Difficile de faire mieux et cela créé une attente énorme du spectateur que je suis. Un homme meurt en chutant, depuis le dernier étage en travaux, du chalet qu’il partage avec son épouse et son fils. L’enquête doit percer le mystère de cette mort : suicide, accident, assassinat ? Mais très vite ce procès est l’occasion d’une réflexion sur le couple toxique entre cet homme et cette femme. Mais surtout, il y a cet enfant magnifiquement interprété par Milo Machado Graner. Victime d’un accident il est malvoyant. Sandra Huller est elle aussi formidable en femme écrivaine, intellectuelle cherchant à sauver son enfant du naufrage causé par ce drame. J’ai néanmoins trouvé la mise en scène trop limité, ascétique. C’est sans doute le parti pris de Justine Triet. Le procès est filmé de la même manière. Le scénario tourne vite en rond et surtout le film est extrêmement bavard. Certains dialogues sonnent faux, comme cette dispute homérique entre les deux époux, surchargée d’effets. J’aime le cinéma d’auteur mais j’ai le sentiment, ici, que Justine Triet en a conservé les artefacts sans insuffler une âme à son récit. J’ai, malgré tout, beaucoup aimé la description du lien entre cette mère et son fils. C’est, à mon sens, le cœur du film. Il procure les rares moments d’émotion. J’ai néanmoins trouvé le long métrage de Justine Triet, trop froid, trop bavard, sans inspiration au niveau de la mise en scène. Je peux comprendre que d’autres apprécient, pour ma part je reste sur cet avis mitigé.

Mon avis :

Note : 3.5 sur 5.