Cinéma : « Black Swan » – « Never Let Me Go » – Littérature

L’histoire : Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily…

Le nouveau film de Darren Aronofsky s’appelle « Black Swan » et c’est à mon humble avis Le film de ce début d’année. Terriblement angoissant, frôlant bien souvent avec le fantastique, emporté par la prestation exceptionnelle (je pèse mes mots) d’une Nathalie Portman diaphane à souhait, « Black Swan » n’est pas prêt de vous quitter une fois que vous l’aurez vu. Alors qu’elle vient d’obtenir le Golden Globes pour sa performance, je prends le pari qu’elle aura l’oscar pour son rôle  dans ce très grand film qui va en secouer plus d’un tant l’atmosphère propre à ce dernier est pesante. La musique du Lac des cygnes est bien entendu magique, tous comme les moments où l’on voit Natalie Portman et le ballet de New York danser. Si vous devez ne voir qu’un film en Février, je vous conseille vraiment celui-ci. C’est mon coup de cœur. Ma note:♥♥♥♥♥/5.


L’histoire : Trois amis, élevés dans un pensionnat à l’écart du monde, vont découvrir qu’ils sont en réalité des clones dont l’existence a pour unique objectif le don de leurs organes…

Tiré d’un roman de Kazuo Ishiguro, « Never Let me Go » se veut un drame aux allures de film d’anticipation. L’histoire ne manque pas d’intérêt mais son traitement pose question. De facture classique, ne chercher aucun effet spectaculaire ici. Du même coup, le film manque de suspens, les dés étant jetés dès les premières minutes de ce dernier. Nulle révolte chez les différents protagonistes, juste les faits abruptes, ils sont nés pour donner et mourir dans un même élan. C’est cette impuissance à changer quoique ce soit dans leur destinée qui provoque un certain malaise. Les acteurs sont bons,  les images sont belles et pourtant « Never Let me go » ne suscite en nous qu’un ennui poli. La faute à ce parti pris de départ et aussi à cette façon de rester en surface des choses sans vraiment creuser ce qui aurait pu constituer un grand film d’anticipation. Ma note:♥♥♥  /5.

Sicile, XVIIIe siècle. La jeune Marianna Ucria, devenue sourde et muette à l’âge de cinq ans, brisée par un douloureux secret, vit murée dans son silence. Pour communiquer avec le monde, à défaut de parler et d’entendre, Marianna choisit la lecture et la connaissance. Elle se réfugie dans la bibliothèque où, influencée par les idées des Lumières, elle découvre la vie. C’est dans ce savoir qu’elle trouvera le courage d’affronter la vérité sur son infirmité. Après des années de silence et de solitude, sur cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la tendresse et la violence, Marianna Ucria se révélera et apprendra à conquérir sa liberté.

Un roman âpre tant par sa forme que par son histoire. L’écriture de Dacia Maraini y est d’une telle richesse. On pénètre peu à peu dans cet univers où tout est non-dit, dans cette vie quotidienne de l’aristocratie Sicilienne du XVIIIème siècle. Le soucis du détail de l’auteur nous immerge instantanément, j’en veux pour preuve la magistrale scène d’ouverture nous contant la mise à mort d’un brigand qui n’est encore qu’un enfant.. Violence, misère, maladie, mort, mensonge mais aussi amour, repas et fête sans fin et puis ces livres si chers à Marianna Ucria. Un très grand roman, certes exigeant, mais la vérité de ce temps n’est-elle pas à ce prix ? Ma note:♥♥♥♥♥/5.


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