
Je remercie chaleureusement les éditions Stock roman ainsi que Babelio pour cette lecture enrichissante.
Ma chronique :
Dans « La Méthode », l’auteur David Djaïz, qui signe ici son tout premier roman faisant suite à des essais, nous plonge dans la Constantinople du début du XX siècle. C’est sur les bancs du laboratoire de médecine dirigé par Louis Pasteur que le médecin français Paul Remlinger est formé. La médecine française est alors à la pointe de la recherche. Lorsque l’on propose à Paul de diriger l’institut antirabique de la ville de Constantinople en 1910, il lui est difficile de refuser. La cité de Constantinople est envahie par les chiens errants, estimés entre cent et cent cinquante mille. Paul veut participer à la « décanisation », qui vise à éliminer, à exterminer tous ces chiens. Pour Paul, c’est une chance de mettre en pratique ce sur quoi il travaille depuis tant d’années. Mais, très vite, des questions d’éthique le submergent, notamment sur les méthodes employées : les gaz paraissent être la solution la plus simple pour éliminer ces pauvres bêtes. Une horreur qui fait froid dans le dos quand l’on sait qu’un peu plus de trente ans plus tard, ces mêmes gaz seront des outils de mise à mort pour des femmes, des enfants, des vieillards, des hommes… Dans des camps d’extermination. L’auteur s’interroge sur les limites morales de la science. Dans « Oppenheimer », on découvre un scientifique père de la bombe atomique mais surtout partisan de ne pas l’utiliser au risque de créer un monde apocalyptique. Pour Paul, cette expérience d’éradication des chiens à Constantinople, si elle est tolérable sur le papier, ne les plus dans les faits. Le style d’écriture est d’une grande clarté et les questionnements soulevés le sont tout autant. Néanmoins, j’ai trouvé parfois trop académique cette histoire qui ne m’a pas passionné. Au final, on obtient un premier roman un peu bancal. C’est très subjectif, bien sûr, car d’autres ont aimé. À vous de vous forger votre propre opinion. « La méthode » est un bon roman, mais ce n’est pas un coup de cœur non plus.
Date de publication : 19 août 2026 ; Éditeur : Stock ; Nombre de pages : 264 p.
Mon avis :

