
Ma chronique :
C’est du côté de la « dark Fantasy » que nous retrouvons la BD signée Ismaël Legrand, « DeathBringer ». N’étant pas un expert de ce genre, c’est vraiment la couverture qui a attiré mon regard de lecteur. Je l’ai trouvée sombre et énigmatique. Qui est ce chevalier au regard vide et néanmoins pénétrant ? Qui sont ces êtres squelettiques et morts-vivants ? C’est le tout premier album d’Ismaël Legrand et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est sacrément ambitieux, tant le scénario est dense, et même trop souvent ésotérique et confus. Nous sommes dans un âge des ténèbres où la mort a triomphé. Ne subsistent plus que des êtres décharnés, coincés entre vie et mort. L’entité maléfique s’est échappée d’une prison magique pour semer la mort partout où elle peut s’immiscer. Deux personnages principaux au destin lié. Une jeune inquisitrice au passé mystérieux décide de renouer avec le paganisme pour découvrir sa véritable identité. De l’autre, un guerrier solitaire, pourfendant les suppôts du démon et les morts-vivants, avance dans des contrées ravagées par la guerre. L’auteur pourfend les autoritarismes religieux et l’aveuglement de l’Inquisition car, bien que totalement imaginaire, ce scénario s’inscrit dans une critique bien de notre époque. J’ai aimé les illustrations, qui sont originales, avec un noir et blanc renforçant l’aspect fantomatique et mortifère. Malheureusement, j’ai peiné à m’attacher aux deux personnages principaux, à leur psychologie. J’ai également trouvé l’histoire trop complexe. On s’y perd et c’est dommage, car il y a de vrais bons moments. J’ai terminé cette lecture avec un sentiment mitigé. J’ai vu que BDgest’, un site de référence en matière de critiques BD, émettait lui aussi des réserves sur la complexité du récit et son caractère inutilement alambiqué. À vous de voir si vous souhaitez tenter l’expérience. Je précise, vous vous en doutez, que le contenu du récit est très violent et extrêmement sombre. Il faut aimer ces ambiances « dark Fantasy ». Reste cette puissance d’évocation des illustrations qui est impressionnante.
Date de publication : 13 novembre 2025 ; Éditeur : Delcourt ; Nombre de pages : 200 p.
Mon avis :





Je crois n’avoir jamais lu de BD Dark Fantasy, ça serait l’occasion d’essayer, même si, effectivement, pour ça a l’air très dark.
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Pas trop fan de la Dark Fantasy mais ton article me donnerait presqu’envie…
Merci Frédéric…
🌞🌞🌞🌞🌞
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En fait je ne lis que très rarement de la Dark Fantasy. Là, je me suis laissé tenter par la couverture. Merci Barbara c’est gentil ☀️☀️ Bel après-midi à toi 😊
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J’en lis très peu mais celle là m’a attiré par sa couverture. Je trouve dommage que le scénario soit si complexe. Oui totalement Caroline, un univers bien flippant et bien dark. J’aimerais bien creuser du côté de la Dark Fantasy avec d’autres références.
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Bonjour Frédéric, ça a l’air assez prenant comme ambiance. Tu dis cependant que l’intrigue est trop alambiquée, dommage… Très bonne fin de journée à toi 🙂
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