
Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Stock pour cette lecture !
Ma chronique :
Impossible en 2013, d’être passé à côté du phénomène littéraire signé M. L. Stedman, « Une vie entre deux océans », un roman vendu à près de cinq millions d’exemplaires dans le monde et traduit en 25 langues. Mais au fond qu’importe les chiffres, même s’ils donnent le vertige, l’essentiel était ailleurs, c’était un magnifique roman, une histoire d’amour inoubliable sans tomber dans le piège du feel good. M. L. Stedman nous revient avec son second roman. L’attente fut longue, mais ça en valait la peine. « Une vie si lointaine » voit l’autrice australienne reprendre les éléments qui ont fait son succès, sa notoriété. Australienne, même si elle vit aujourd’hui à Londres, elle nous plonge dans une fresque familiale sur près de cinquante années, qui se déroule justement en Australie, plus précisément à Meredith Downs, en Australie-Occidentale, au cœur de ce que l’on appelle l’outback. Une immense propriété de près de cinq mille hectares où l’on exploite la laine sur les moutons. Des troupeaux à perte de vue pour un climat extrêmement rude, sec et désertique. Cette famille, ce sont les MacBride, une véritable institution, respectée de tous dans cette région perdue d’Australie. Mais un jour, un accident de voiture va chambouler tout l’héritage des MacBride, entraînant une succession d’épreuves. Le père, qui était le patriarche des lieux, ainsi qu’un des fils meurent sur le coup dans un terrible accident de voiture en 1958, le troisième passager est très gravement blessé et conservera des séquelles toute sa vie. C’est un cataclysme qui s’abat sur cette famille. M. L. Stedman n’a pas son pareil pour construire une psychologie des personnages des plus pertinentes et passionnantes. Sur cinquante années, vont se succéder les drames mais aussi les moments où l’espoir, la résilience semblent à portée de main, grâce à l’amour. J’ai retrouvé dans ce roman, ce que j’avais apprécié dans son précédent roman. L’attente en aura valu la peine. L’Australie et son climat rude qui forge les caractères des hommes et des femmes. Une violence latente, des secrets de famille conservés pendant des décennies. Avec M. L. Stedman, on est au cœur de la question des liens qui nous relient les uns aux autres dans une famille. Certains sont plus pesants que d’autres. Mais malgré les difficultés, les drames, c’est l’amour et la tendresse qui triomphent. J’ai aimé le style d’écriture qui est élégant, tout en nuance. On est jamais dans le sordide, le glauque, alors que certains faits auraient vu d’autres auteurs/autrices y tomber allègrement. Pas de cela ici. De la bienveillance et l’on a un plaisir fou à suivre l’évolution de la famille MacBride. Là où certains auteurs se répètent en écrivant des romans chaque année, voire même deux fois par an, M. L. Stedman a pris son temps et son retour est une très bonne nouvelle. « Une vie si lointaine » a un pouvoir dévastateur, celui de faire chavirer les cœurs des lecteurs et lectrices. Il sort le 11 mars, toujours aux éditions Stock, et je vous le recommande chaleureusement.
Date de publication : 11 mars 2026 ; Éditeur : Stock ; Nombre de pages : 594 p.
Mon avis :


Alors je te fais confiance et le lirai!
Merci Frédéric!
🌞🌞🌞🌞🌞
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Comme toi j’ai été durablement bouleversée par son premier roman dont je ressens encore, 13 ans plus tard, toute l’émotion.
Prendre 13 ans pour travailler un roman n’est plus courant dans nos sociétés pressées,, mais si c’est pour retrouver la même délicatesse de sentiments, la même puissance de l’amour et la même beauté de l’écriture, cela valait la peine d’attendre.
D’ailleurs si je ne peux m’ acheter qu’un livre par an ce sera celui-là.
Merci Frédéric pour ta magnifique chronique.
🥰 🙏
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