Ma chronique :

Lorsque j’ai aperçu cette couverture absolument sublime, mon esprit curieux s’est immédiatement penché sur ce roman de Fantasy, « Le Voleur de la Reine, tome 1 : Le Voleur », paru aux Éditions « Monsieur Toussaint Louverture ». C’est une maison d’édition dont je salue le travail en nous offrant à chaque fois, ou presque, des ouvrages de grande qualité. « Le Voleur de la Reine » se compose de six tomes dont les deux premiers viennent de paraître en octobre. C’est un livre qui prend son temps pour établir une atmosphère afin de nous immerger dans son univers. Le rythme est très lent et les cent premières pages ne racontent pas grand-chose. Gen est un jeune voleur qui a réussi l’exploit de dérober le Sceau royal dans les appartements du roi. Arrêté, il croupit dans une prison dans l’attente de connaitre le sort qui lui est réservé. Mais c’est sans compter sur le puissant mage de Sounis qui décide de le libérer afin qu’il effectue une mission secrète de la plus haute importance. Bientôt, Gen et cette petite troupe, emmenée par le mage, s’embarquent dans un long voyage. Gen est un personnage haut en couleur, décalé et plutôt drôle. Il a une haute idée de lui-même, lui qui se considère comme le plus grand voleur du royaume. Cela fait de lui un personnage attachant. C’est un univers qui rappelle le sud de la Méditerranée, la Grèce, Byzance. Pris en tenaille au sud, entre l’immense empire mède et au nord de puissants pays continentaux, nous retrouvons trois royaumes : Eddis, Sounis et l’Attolie. Le roi de Sounis rêve de conquérir le cœur de la reine d’Attolie en vue d’étendre son royaume. Celle-ci est également menacée par les Mèdes, mais également par une révolte de ses propres barons. C’est dans ce contexte que notre narrateur se voit chargé de retrouver une antique relique, de la voler en échange de sa liberté. Megan Whalen Turner construit une mythologie pour expliquer la création de ces royaumes et je dois vous dire que ce sont les plus belles pages de ce livre. C’est une œuvre plutôt bien écrite, l’histoire commence à se lancer dans la seconde partie. Je trouve, malgré ces qualités indéniables, qu’il y a un problème de rythme. La première partie parait trop longue et répétitive. Heureusement, par la suite, l’autrice se rattrape. J’imagine que pour la suite l’action et les complots en tout genre seront davantage de la partie. C’est curieux, car on sent tout le potentiel de ce récit que j’ai bien l’intention de continuer avec le tome 2 « La Reine d’Attolie ». J’attends la suite pour juger plus pleinement cette saga de Fantasy. Une histoire qui ne manque pas d’humour, peu violente dans ses péripéties, cela peut plaire à nos ados, car c’est une lecture très accessible. À tel point que je me suis demandé si j’étais vraiment le cœur de cible. J’ai songé au « Nettle and Bone » de T. Kingfisher ou bien encore à Naomi Novik, mais en moins bien. À vous de voir si vous êtes tenté.

Date de publication : 3 octobre 2025 ; Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture ; Nombre de pages : 256 p.

Mon avis :

Note : 3.5 sur 5.