Ma chronique :

Après « Homéostasie » qui m’avait fait l’effet d’un coup de boomerang, j’ai tout de suite enchaîné avec « Acide D. » de l’excellente autrice de polar Céline Picard. Cette dernière réitère ce petit miracle qui nous fait tourner les pages avidement, sans que l’on puisse lâcher l’ouvrage avant d’en connaître la fin. Ne vous fiez pas au fait que Céline soit auto-éditée. Elle écrit bien mieux qu’un nombre incalculable d’auteur(e)s de grandes maisons d’édition. Ici, cet ouvrage aurait sa place dans bien des maisons d’édition. J’avoue ne pas comprendre la logique de ces dernières. Sans doute préfère-t-on les errances nombrilistes sur la mère ou le père d’un auteur. C’est très subjectif bien sûr et d’autres lecteurs/lectrices apprécient cela. Nulle volonté de jugement de valeur. Mais, j’arrête là ma digression pour aborder le fond. Nous sommes dans un hôpital psychiatrique. Chloé Duval souffre de dépression et, dans cette clinique, elle fait la rencontre d’Alice, une jeune schizophrène souffrant d’hallucinations. Lorsque cette dernière s’ouvre à Chloé sur les agissements bizarres d’un infirmier, la nuit, dans une partie reculée de l’hôpital psychiatrique, il n’en faut pas davantage pour que Chloé enquête au côté d’une Alice loin d’être folle. Que se passe-t-il dans cette partie de l’hôpital ? Que cache-t-on dans ces couloirs désertés ? Nous retrouvons ensuite Charlie, capitaine de gendarmerie, au caractère de feu. Charlie enquête de son côté, tandis que Chloé et Alice poursuivent leur enquête de l’autre. Avant une fin qui vaut le détour, mais je n’en parle pas davantage pour ne pas trop dévoiler de l’intrigue. Charlie était l’héroïne du « Châtiment du sang », ici elle est un peu plus en retrait pour laisser la place à de nouveaux personnages. Céline est une scientifique et cela se ressent dans les descriptions passionnantes sur la science et joue forcément sur l’intrigue. On apprend et on dévore ces pages qui offrent un suspense implacable. J’ai aimé le style, le fait que l’autrice sache manier le suspense avec autant de brio dans une histoire machiavélique. Cela se lit très bien, on peine à décrocher. Qu’est-ce que le biohacking qui est au cœur de cette intrigue ? J’ai appris beaucoup de choses, moi qui n’ai pas une formation scientifique mais littéraire, je ne me suis pourtant jamais ennuyé. Vous l’aurez compris, j’ai adoré et je ne peux que vous encourager à découvrir ce polar haletant qui s’appelle « Acide D. » et qui est signé Céline Picard. A présent, « Le châtiment de sang » m’attend.

Date de publication : septembre 2025 ; Éditeur :  Auto-édition

Mon avis :

Note : 5 sur 5.